Couleurs complémentaires. — On peut donner à
ces expériences une forme très frappante en dévianl ccrtainc^i couleurs du spectre au lieu de les supprimer.
Pour cela, dans le plan où se produit le spectre réel, on place
un prisme d'environ 4° (verre prismatique brut pour binocle), de manière à dévier une partie des radiations. On obtient alors sur l'écran deux images colorées du prisme, qui empiètent l'nne sur l'autre; chacune d'elles présente une couleur uniforme, mais ces couleurs sont complémentaires et donnent du blanc dans la partie commune des deux images.
HADIATION INFRA-HOUGE ET RADIATION TOTALE.
114. Spectre iuâra-rouge- — Recevoir la lumière solaire sur un prisme, placer au delà de ce prisme une lentille convergente orientée de manière à recevoir normalement la lumière, et mettre
120 CHAPITRE VI. — OPTKJUE.
dans le plan focal de la lentille nn morceau de |»a|iier recoin cii tViodure double de mercure et d'argent, (^t indure, <]iii esi jatinc el qui vire au rouge (juaml on le oliaulVe vers ^')% va chanj;er (le teinlc partout où l't^chaufTemenl sera suffisant ('}.
0« caostalcra <pie le virage dii papier s'esl produit depuis Ir milieu du s pedra jusqu'au rouge el niéine au (ie)à, montrant ainsi l'existence du spectre iafis-rou^e.
L'espérience est parliculi>reineut nelle cpiand ou emploie un
prisme el une lentille de sel ^eiiiiiu'. On peut mrme, dans ce (-;is. allumer un morceau de papier noir mat en le plai-ant dans l'infrarouge.
115. Réflexion. — IVeeevoii- la lumière solaire sur un niii-oir conca\e et pmjeler l'image ilu soleil sur un morceau de papier : te |iapiei' sera hnllé.
— Si l'on reeoil l'image du soleil sur un morceau <le pa])Ier d'étHiii, les radiations sont <lo nouveau réllécliies et Tétain ne s'ëchaull'e |»as beaucoup. J.'écliauirement est, au contraire, consid('rul>le. el le métal fond si on l'a recouvert de noir de fumée. Pour réussir celle cspérience quand le soleil n'est pas très ai-dciil, il eimvîent de se servir d'un miroir ar{renté sur ~a face antérieure, el l'on pourra
( ' ) Piiur pii'parcr l'iodurc si-nsililc, un traile un sd nii-rouriqui' en e-xcrs pai-
ilc l'idilure di- |«itas«iiim cl ili' l'aitiilalc' rl'Hrj;<'iil; on ulitîrnt uil prî-dpilô JHi
orangù i|iii est le corps (-tierrlié. — L'n i'Mùs irioiliirr' lir pul^issium JoniiiTàiit dil'uHlurr roupf; avec un rxci'* d'aïolato d'argciil, on aui-ail un ioduiv jaune paille, el l'un et l'aulre sont moins sensil)li-s à l'aclion de la i^lialeur. — Le précipîli' obtenu 9'CE.t rassemblé très vile, on dùcaiilc, ou lave avec de l'eau eonlenaul rnciire un peu de sel mi'rcuHquc, on tiiisse reposer, on dilianto encore l'I Ton ajoute enfin un peu de (jonimc pour (aire une |icinliii'C Ifgére ijue l'on applii|uc aa pinceau (G3, '3tN!, 3(tS).
,,GoogIc
nAUIATIONS C.tLOlllFIQl KH. I '.'--^
prendi-i- tniiiiiie miroir un fragment de ces boules ar(^onlé«^ i|iii scr\Piil d'ornemenl aux jardins (212),
— La réflexion de l'infra-rouge s'observe de faeon irès nelle dans. l'oxpérienre elassii|ue des miroirs conjugués, tjiii doit so fairr it\ee des iiiiruirs métalliques. On dispose les miroirs bien en face l'un de Taulre, à une dislance qui peut être de plusieurs mèlres. On met une bougie devant le milieu de l'un d'eux, on cberclie son image dans l'autre pour déterminer sommairement le foyer, el e'csi là (|ue l'on place soit une corbeille contenant des charbons ardenis. soit une pastille de magnésie portée à l'incandescence par un i-liulumeau oxyhjdrique, soit encore un arc électrique.
\ ers le foyer île l'autre miroir, on trouve une image du corps
incandescent et l'on y place par exemple du fiibni-colon. Si l'on iuiginentc alors Taelivité de la source de cbaleur, le fulmi-iolou s'eaflanune(77).
— Lne (■xpérience du même genre, mais à petite éclicHe, peul être nionléc de la manière suivante :
l'rendre comme source de chaleur une feuille de tôle (ifo'""' X i""Xo"",oj) repliée à angle droit d'un côté et à ^.V de l'aulre, de manière qu'on puisse la ebaiiffer fortement à celle cxtn.'milé au moyen d'un bec Bunsen. A 5o'"' ou i™ de celte .soun-e, placer un miroir métallique concave tel qu'un réflecteur
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lie lanlcrne et cheivhei
feu. Si l'on reçoit relie iina^e sur une feuille de jtapier recou\prt(-
tViodure double de mercure et d'argent (VI. 114). ce papiei-
1 se Irouve Tiinagc de la lùle roiifjic a<i
sensible vire ri mage.