Réfraction
ige à l'endroil mi se fnrme
d'amadou en concenlrant la clialeur solaire avec une lentille coiiicrgenle, ou même avec un ballon de verre rempli d'eau. — On réussit encore ces expériences en concenlrant avec une lentille la clialeiii' émise par un arc électrique. Mai>.
si l'on voulait montrer la concentration de la chaleur émise par une lame de tôle cliaufTée, en se servant, connue indicateur, du papier recouvert d'iodure sensible , on serait oblige d'employer une lentille faite de sel gemme, bien plus transparente que le verre pour les radiations infra-rouges. 117. Absorption et transparence. — Les expériences de réilesion et de réfraction de la chaleur rayonnée par le soleil ou par l'arc électrique réussissent presque aussi bien quand on fdtre la lumière à travers une solution d'iode dansle sulfure de carbone, qui arrête tout le spectre visible en laissant passer l'infra-rouge. C'est ainsi qu'on peut brûler un morceau de drap noir en le plaçant au fojer d'un ballon (V = ajo™') plein de la solution
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BADIATIUNS CALOHIFIQUES ' I 39
d'iode. — Ce toyer se trouve à one distance de la face de sortie un peu inférieure au j du diamètre du ballon (208).
— l)e même, si l'on envoie la lumière solaire sur un radioinètr<\ ce radioinètre continue à tourner si on le met à Tombre d'une cuve contenant la solution d'iode (loi).
— Inversement, dans l'expérience où l'on concentre avec un. miroir la chaleur d'une lame de tôle chaulTée au rouge (VI, 115), on constatera que l'efl'et observé disparaît à peu près totalement si l'on interpose une lame de verre de o'"', a ou o'''",3 d'épaisseur sur le trajet des radiations.
118. Actinomètra. — Montage. — Construire une caisse en sapin (5u""X i.V"'x lo""' x i"") que l'on aura peinte en noir mat à l'intérieur avant de clouer la dernière face. — Creuser au ciseau, dans les petites faces, deux fenles verticales {:\'"' X i"" el 6"° X 3''") placées en j^gard l'une de l'autre au tiers de la largeur de la boite. — Dans le dessus de la boite, à 20™ de la face antérieure, où se trouve la petite fente, percer un trou circulaire (d= i"",S) dans le plan des fenles, et percer lo'™ plus loin un second trou tout à fait en dehors de ce plan.
Coller enfin du papier d'étain sur la face antérieure, en évitant Lien entendu de masquer la fente, et fermer au conti-aire la fente opposée par une feuille de papier blanc.
Expériences. — Se procurer deui thermomètres et peindre le réservoir de l'un d'eux avec du vernis noJr chargé de noir de fumée. Installer ces deux lliermomè très dans la boite en les passant dans des bouchons Axés dans les trous. On aura soin de placer le thermomètre à réservoir noirci dans l'alignement des fentes.
Attendre quelques minutes pour que l'équilibre de températui-e soit atteint; et noter, s'il y a lieu, la dilTérence des indications des instruments, en faisant les lectures au ~ de degré.
Mettre alors cet actinomètre au soleil, en l'orientant de manièri' que les rayons entrent par la petite fente et tombent sur le thermomètre à réservoir noirci. On maintient facilement ce réglage en observant par transparence l'ombre portée par le thcruiomètre sur l'écran de papier que l'on a collé sur la grande fente.
Le thermomètre s'échauffe rapidement; on détermine la loi de A., II. s,
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i3o chapithe ïi. — optique.
l'échaiinTement en fonction du temps, en notant de minute en minute les températures indiquées par les deux thermomètres. Pendant cette partie de lexpérience, pour réduire l'échauifemenl général de l'appareil, il serait bon de le protéger par un écran recouvert de papier d'étain, qui ne laisserait passer que les rayons qui doivent pénétrer à l'intérieur de la caisse.
Quand la température statîonnaire est atteinte, ce qui peut demander 5 ou lo minutes, on porte rapidement l'actinomètre i l'ombre et l'on détermine la loi du refroidissement en notant encore, <le minute en minute, la dilTérence des températures indiquées parles deux thermomètres. (On pourra vérifier, en passant, que l'on trouve bien une vitesse de refroidissement proportionnelle à l'écart des températures.)
Au moyen des données de l'expérience, on calculera la vitesse d'échauffemenl pendant les premières minutes d'exposition au soleil, en la corrigeant des pertes de chaleur, déduites elles-mêmes de la mesure du début du refroidissement. On appréciera ensuite la masse de mercure échauffée en évaluant les dimensions du réservoir thermométrique, et l'on en déduira, en valeur absolue, la quantité de chaleur que le soleil envoie par seconde sur i'"' de surface normale aux rayons.
119. Héliographe.— Remplir un ballon de verre (V= i'> avec de IVau bouillie et filtrée, et le
boucher en y laissant de
pour
éviter la rupture par dilatation.
Déterminer expérimentalement la distance du foyer au centre du ballon ( en\ iron J R ) et découper une planche (e ^ 1 '■') présentant une entaille demicirculairedontlerayon sera égal àcetle distance multipbée par un facteur un peu plus petit que Tunité (sinus de la distance polaire du soleil). Celle planche sera munie de pieds, de manière à faire avec le sol un angle d'environ 45" (égal au complément de ta latitude du lieu) et l'on fixera avec quelques pointes une bande de carton de couleur sombre (/( = .')''■") le long du bord de l'entaille cireulaire. Disposer le ballon dans un support, le col dirigé à peu près sui-
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PHOSPHORKSCENCR ET FLUOnESCENCE. l3l
vant l'axe du monde, et placer la planche évidée dans la direction, perpendiculaire, en l'approchant du ballon de manière que l'image dn soleil soit sur la bande de carton.
L'appareil ainsi disposé enregistre les durées de l'éclairement solaire direct par les longueurs de carton qui se trouvent brâlées par l'image du soleil (139)-