POTENTIEL
Une fuis nionlO, l'appareil est beaucoup moins fragile, ninis il sera mieux encore à Tabrî des courants (l'air et des accidents si l'on garnit les joints des verres et de la lanterne avec du mastic de vitrier pour les rendre à peu près étanches.
Sensibilité. — Les indications de Télectroscope sont fonction de ta différence de potentiel entre la feiiille d'or el la cage de l'iastrument. Construit comme nous venons de le dire, l'électroscope à feuille d'or permet d'apprécier des différences de potentiel variant entre une centaine el un millier de volts.
— On a une sensibilité beaucoup plus considérable si l'on examine la feuille d'or avec un microscope. On arrive, dans ce cas, à déceler des différences de potenliel de quelques volts (121).
Mesure du déplacement de la feuille mobile. — Un moyen 1res simple de mesurer ce déplacement est de mettre une gradualion sur fond blanc bien éclairée en avant de Téleclroscope, dans une position telle qu'en la regardant par rédeiion sur le verre qui ferme la cage, on voie son image se former dans le plan où se déplace la feuille mobile. — Les observations seront plus faciles si l'on met un fond noir en arrière de l'éiectroscope{129).
— On peut aussi appliquer coâtre le fond de la cage une feuille
de papier sur laquelle on a tracé un quart de circonférence (R = 4™) divisé au compas en parties égales (Z= o™, 5). On se place à une dislance déterminée (ôo™) en avant de l'électroscope, de manière que l'image de l'œil dans le verre protecteur semble se projeter sur le point d'attache de la feuille mobile. On ajuste alors l'arc de circonférence gradué de façon que son centre se projette en ce même point el que la feuille mobile apparaisse au zéro de la graduation.
— Pour des expériences de cours, on supprime toute graduation, et l'on projette sur un écran l'image ou même Yombre de la feuille mobile. On se servira directement, pour cette projection, de la
l(>8 CHAPITRE VII. — ÉLKCTRICITÉ ET MAGNÉTISME.
source lumineuse quasi -ponrluellc placée dans la lanterne de projeclion donl on aura retiré le condenseur(6î,131).
Êleclroscopc condensateur. — Se procurer deux plaques de laiton plané (io""x io""x o""",»). Arrondir à la lime les arêtes et les angles des deux plaques et souder au centre de chacune d'elles un petit luhe de laiton {^^3""), L'un de ces tubes aura un diamètre intérieur juste suffisant pour pouvoir se monter sur la tige de l'électroscope. L'autre tube sera nu peu plus large (d^: o'",9)el l'on y mastiquera une baguette de verre{rf=o"",8, /^aà"^"). Les deux plateaux sont ensuite vernis sur leur face libre.
Dans tout ce travail, et surtout an
moment de fyirc les soudures, il faut éviter de ti-op chauffer les
plaques de métal plané pour ne pas les déformer.
l'OTENTIEL. EMPLOI DE L'ÉLECTROSCOPE A FEUILLE DOR COMME ÉLECTUOMÉTIŒ.
Dans toutes les ej-périenccs où la charge d'un conducteur i^iolé doit être invariable, il faut èiiter d'opérer au voisinage d'une machine électrique d'où s'év/iappent des aigrettes. Les charges libres que produisent ces aigrettes viendraient, en effet, charger ou décharger irrégulièrement le conducteur /We(VII, 53).