Mesure d'une capacité. Condensateur étalon. — On
prendra comme étalon un condensateur cylindrique constitué par deux tubes de laiton (e := o''", o5 ) dont les dimensions seront mesurées avec le calibre à coulisse {II, 13).
L'armature extérieure (/=5o'°, diamètre intérieur ^ a"", ô) est fixée avec de la cire sur deux petits piliers de paraffine {S'", 3'^'", a"") mastiqués eux-mêmes sur une planche (Go'^"; lo'"; i""). L'arma-
( ' ) L'aiigmcntalion de la capacité est l'galc au tiuolieni du Iravail mécanique dépensé conire la pesanieur pour augmenter l'éli!vation de la feuille d'or, divisé par la moitié du carré du potentiel auquel se trouve cbargé l'électroacope.
|S8 CHAPITRE vil. — Él-ECTIIICITÈ ET MiliNlïTlSMK.
Uire inlérieiire (/i=5r»''°', «Jianièlrc oxiérieiir =; i™,r> ), (|ui seru
on cnniiiitinicalion avec le sol, est [mrlée [»ar deux autres piliers de
iiiénie grandeur, qui peuvent être en liois et vissés sur la planche.
L'annature intérieure est inoliile. Quand on la met en place, on
la lise sur ses supports avec un peu de cire molle dont on règle la position de manière que les deux cylindres aient même aie, ce qui se fait avec une précision très suffisante sans aucun appareil de réglage.
— On peut encore construire une bonne capacité étalon avec deux lames de glace platinée.
Capacité de l'élcciroscnpc. — Mettre la cage dp i'élcclroscope en communication avec l'arnialurc intérieure du condensateur étalon. Relier en outre une l>ouie d'épreuve isolée (</= 3"") avec la tige de l'électroscopc au moyeu d'un lil de cuivre {/^ loo'''"' rfi=o"",o3).
Charger l'électroscopc et mesurer sa déviation; puis toucher l'armature extérieure du condensateur étalon avec la houle d'épreuve reliée à l'électroscope. La déviation diminue et le rapport des potentiels, déduits de la graduation de l'appareil, permet de calculer le rapport de la capacité du condensateur étalon et de la capacité totale de l'électroscope de la boule métallique et du fil de communication.
On pourrait déterminer ensuite, de la même manière, le rapport des capacités de l'ëleclroscope et des conducteurs accessoires qui lui sont reliés.
Capacité extérieure dti condensateur étalon. — Dans l'expérience qui précède, les deux surfaces de l'armature estcrieure du condensateur étalon se sont chargées. Elles forment condensateurs, l'une avec l'arnialure intérieure et l'autre avec le socle de l'appareil et leurs deux capacités s'ajoutent.
D,g,t7cdb/GOOgIC
CAPACITÉ d'l.N CO>UESSATEtH, 1 Si)
La preiiiipri! dn ces capaciu'-s PsI seule connue en valeur absolue; on devra donc déterminer expërimenlaleiuenl ta capacité di' la surface cxlérieure de rarinaliire extérieure.
A cet effet, on met la cage de l'éieclroscope en coininunicalioit avec le socle du condensateur dont on a enlevé l'armature intérieure. On charge l'électroscope, comme dans l'expérience précédente, puis on touche le cylindre isolé avec la houle qui est reliée à la tige de l'éieclroscope. Le rapport des potentiels indiqués par cet ap))areil permet d'évaluer la capacité cherchée en fonction de celle de l'électroscope.
Capacités dh-erses. — La capacité de l'électroscope éiani connue, on pourra déterminer une capacité quelconque en fonction de celle-ri, en opérant comme nous venons de le faire pour la capacité externe du condensateur étalon.
On déterminera ainsi la capacité d'une houle isolée, faite d'un ballon de verre {V = i') recouvert de papier d'ctaia {VII, 23). Cette boule forme condensateur avec les parois de la salle. On s'assurera que sa capacité reste .sensiblement constante quand on déplace la boule d'une manière quelconque loin des parois, mais que la capacité augmente quand on rapproche beaucoup la boule de la table ou du mur. — On constatera aussi que la capacité dune boule isolée augmente avec son ravon.
— En les comparant toujours à la capacité de l'électroscope on mesurera encore la capacité d'un fil isolé ou de deux fils parallèles(/ = loo'™) ou la capacité d'un carreau de verre un peu épais (ao"""'; ao*°j o"",3) recouvert de papier d'é tain (5™; 5"";o™,ooi).
Batteries de condensateurs en surface et en cascade. ■ — Au moyen de deux carreaux de verre seiidilables, on vérifiera que la capacité de deux condensateurs groupes en sur/ace est la somme des capacités des condensateurs séparés.' — On vérifiera, au contraire, que ce sont les inverses des capacités qui s'ajoutent si l'on groupe les condensateurs en cascade.
— Une expérience de ce genre consiste à étudier le partage d'une charge électrique entre deux boules isolées d'égal diamètre ( ballons étamés, V^ i').
On charge l'une de ces boules avec l'électrophore (VII, 34)- Pour mesurer la quantité d'électricité qu'elle porte, on se sert d'un électroscope relié à un seau métallique (A ^ D ^ 23"") isolé .sur paraffine. On entre la boule dans le seau sans le toucher et
190 CHAPITRE VII. — ÉLECTBICITÉ ET MAGSÉTISME.
l'on noie la déviation de la feuille d'or. Touchant ensuite la boule chargée avec une seconde houle semblahle, on inesiire sépart'r-
menl les charges des deux boules en les portant l'une après l'autro à l'intérieur du seau relié à l'éleciroscope. Ces charges sont-elles égales? Y a-l-il eu conservation de l'éleclriciié (100, 175)?
— Si l'on doit étudier des capacitc.s beaucoup plus grandes t|ue celle de l'éleclroscope, il convient de prendre comme terme de comparaison une capacité du même ordre de grandeur. Il suflit pour cela d'augmenter la capacité de l'électroscope en reliant m permanence la tige et la cage de l'instrument de mesure aux deux armatures d'un condensateur à lame d'air isolé à la paraffine.