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Proportionnalité des potentiels aux charges

Montage. — Construire deux condensateurs formés chacun d'un carreau de verre (35'"; 35""; o'"', i5) sur les deux faces duquel (m

l86 CHAPITIIE VII. — ÉLECTniCITË ET MAGMÉTISME.

a collé des feuilles de papier d'étain (20™; 20""; o*",ooi). Lr région du verre tjui n'est pas recouverte de papier d'étain est paraffinée à cliaud. On soude enfin sur chaque feuille d'élain une petite tige de cuivre {/^ 4""i <^ = o""*!') recourbée en forme de J^^L " latl"^!'*^ "n accrochera les fils de connexion.

Fixer d'autre part deux boules métalliques chacune à l'extrémité d'un bâton de cire à cacheler, leur attacher des fils de cuivre (l =^ 50"", d = o""", o3 ) et attacher les autres bouts de ces fils de cuivre, l'un à la tige de l'électroscope à feuille d'or et l'autre à la cage de cet instrunienl.

Expériences. — Placer les deux condensateurs sur des pieds de paraffine ou de diélectrine et isoler de la même manière la cage d'un électroscope à feuille d'or.

Relier l'armature inférieure du premier condensateur par un fil de cuivre {4=^ o'^"',o3) avec un objet métallique quelconque (conducteur n"!) que l'on aura posé sur une plaque de paraffine. Relier l'autre armature à l'armature inférieure du second condensateur (conducteur n' 2) et laisser la dernière armature isolée (conducteur n° 3). Les appareils soni alors groupés comme le montre la figure ci-dessous.

Charger le conducteur n" 3 avec une machine éIeclrique(VII, 48) ou un éicctrophore (VII, 34), jiendant que l'on touche le conilucleur n" 1 pour le mellre au potcnlicl des parois de la salle.

On a ainsi établi entre les conducteurs certaines dilTérences de potentiel, savoir: A entre 1 et2; B entre 2 et 3; et G entre 1 et 3. On a d'ailleurs (par définition)

Mellre alors la cage et la tige de l'électroscope respectivement en communication avec les conducteurs n" 1 et n° 2 et commencer

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CAPACITÉ d'u> COnnEKSATEUn. l8^

par s'assurer que l'éleclroscope n'a pris qu'une faible fraction de la charge du condensateur. l'our cela, il suffit d'isoler l'éleclroscope, de le décharger el de le charger à nouveau : on doit retrouver presque exactement la même déviation de la feuille d'or.

Ceci fait, on prend dans la table de graduation de l'ëlectroscope (VU, 15) le nombre a qui correspond à la déviation observée. D'après la manière dont celte graduation a été faite, ce nombre mesure ta charge de l'éleclroscope.

Déterminer ensuite de la même manière et, par conséquent, avec la même unilé, les mesures 6 et c des charges prises successivement par l'éleclroscope quand on en fait communiquer la cage el la tige, d'abord avec les conducleurs â et 3, puis avec les conducteurs 1 el 3.

Si la capacité de l'éleclroscope avait été constante au moment de la graduation, la propriété qu'il s'agit de démontrer devrait se traduire par la vérification de l'égalité

Mais le déplacement de la feuille d'or augmente un peu cette capacité { ' ), el la valeur de C que l'on observe peut présenter léger écart par rapport à la somme de a et de b.

S'il en était ainsi, on devrait corriger les expériences qui onl fourni la graduation de l'éleclroscope (VII, 15). On rcpéteraii donc ces expériences en augmentant beaucoup la partie invariable de la capaciié de l'éleclroscope. Il suflirait pour cola de mettre le: deux armatures de l'appareil en communication avec celles d'un condensateur tel que le condensateur cylindrique dont nous parlons ci-dessous — ou même avec deux fils de cuivre isolés un peu longs (l^ tno™, d^ o^'^oS).

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