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COURANTS DÉRIVÉS

66. Conservation de l'intensité. — Mettre deux ampèremètres en série dans le circuit d'une source d'électricité et placer un troisième ampèremètre en dérivation sur l'un des deux premiers. Le circuit principal doit comprendre, en outre, un rhéostat pour que l'on puisse amener les intensités des courants à se trouver dans les limites d'emploi des ampèremètres.

L'intensité du courant total est égale à la somme des intensités des courants dérivés.

D,g,t7cdb/GOOgIC

La concordance des nnmlires obtenus ne dépend que de l'esacti-

tude avec laquelle Ifts ampèremètres ont été gradués et cette expérience fournil, iiit'me, un excellent conlndo de la graduation.

67. Mesures électrolytiques. — Moniase. — La vérification ))cut se faire avec un dispositif moins dispendieux, en faisant appel ans phénomènes d'électrolysc (126).

On construit trois voltamètres à snlfate de cuivre, dans lesquels fin met une solution contenant lo pour loo de sulfate de cuivre el

.» iiour loo d'acide sulfuriquc. On prend comme électrodes des lames de cui\re (la""; ;i'"; o'^iOj). On les ploie légèrement pour leur faire épouser à peu près la forme du vase de verre gui les «■oniient {A = i y" ; d =^ H™), el Ton courl>e les angles supérieurs de façon que ces lames s'accrochent sur le hord des vases.

Le courant est amené aux électrodes par des serre-lames à vis que l'on peut obtenir en pratiquant, avec la scie à métaux, une fente longitudinale à mi-épaisseur d'un nombre égal de serre-fils.

Les connexions entre les trois voltamètres sont établies comme celles que l'on avait établies entre les ampèremètres pour l'expérience précédente.

L'intensité du courant ne devra pas dépasser i ampère par déci-

ÇOVIMNTS DÉRIVÉS. 233

mètre carré de surface d'électrode. Il est donc iilile de placer un ainpèremèlre dans le circuit principal, l^e réglage de l'iniensilé esl assuré soit par l'emploi d'un rhéostat, soit plus simplement en prenant une source .d'électricité a^'ant environ 4 volts de force ('•lectromotrice (2 accumulateurs) et en faisant la jonction de ces élémenlsetdes voltamètres avec du fil de ma/i^a/w'ned'unelongueur lelle que l'intensité ait la valeur voulue {d ^ o'", oaS ; / ;= 35'''").

Expériences. — Nettoyer les électrodes avec du papier émeri, les laver à l'eau de savon, puis à l'eau pure, rincer et sécher ces lames avec du papier filtre. Peser ensuite cliacune d'elles sur une balance donnant au moins le demi-centigramme.

Etablir les connexions et laisser passer le courant pendant environ une demi-heure, pour déposer une masse suffisante de cuivre. Aussitût le courant arriîté, laver abondamment les électrodes, les sécber avec du papier filtre et les peser.

Le poids du cuivre déposé sur l'électrode négative du circuit principal est-il égal à la somme des poids de cuivre déposés dans les deux circuits dérivés? La perle depoids des électrodes positives est-elle égale au gain des électrodes négatives correspondantes?

— La masse de métal obtenue est presque quatre fois plus forte <]uand on peut utiliser un voltamètre à azotate d'argent. On emploie alors une solution de nitrate d'argent à 10 pour 100 exactement neutre.

68. Graduation d'un galvanomètre. Montage. — Supposons qu'il s'agisse d'un galvanomètre à cadre mobile sensible au dixième de micro-ampère. Mettons dans le circuit de ce galvanomètre une résistance fixe, R, de 2000 ohms et une résistance variable ;■ de quelques ohms. Cette résistance variable fera aussi partie du circuit d'une pile Daniell ; et nous mettrons encore dans ce dernier circuit une résistance fixe P d'un millier d'ohms.

Toutes ces résistances peuvent être prises sur une même boîie de résistances, si celle '

boite est, par exemple, une botte à pont où les connexions seraient relies que représente la figure de la page 334, "^ec le conducteur intérieur BE.

La résistance variable sera CD, et les résistances fixes du galva-

D,g,t7„lb,.GOOgIC

nomèlre et de la pile seront respectivement AB et EF. On relier;* les points B et D par un fil de cui\re court et l'on attachera les fils de jonction du galvanomètre en A et C et ceux de la pile en ('. ei F, en laissant subsister la coupure entre D et F, de manière à réaliser les connexions indiquées sur le diagramme précédent.

On facilite les mesures en interrompant te circuit du galvanomètre par un commutateur à godels de mercure (VII, 62) qui

permet soit d'établir ou de supprimer le coni-aut dans le galvanomètre, soit de mettre ce galvanomètre en court-circuit pour amortir ses oscillations.

Expériences. — Réduire à zéro la résistance r sur laquelle le galvanomètre est en dérivation et noter la position d'équilibre. Faire croître ensuite la résistance /■ en notant les déviations correspondantes, jusqu'à ce que ces déviations atteignent la limite de

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