ÉLECTROLYSE
supérieure de l'eau acidulée el envoyer à travers le tube en U un courant de quelques dixicmes d'ampère, ce qui peut nécessiter une cinquantaine de volts.
En quelques minutes, on voit se produire un déplacement des surfaces de séparation de l'eau acidulée el du permanganate. Les l'o/ïi colorés, MnO' reculent vers le pôle positif el c'est dans ce sens que se déplace la surface de séparation des deux liquides ( 15 bis, m bis).
GALVANOPLASTIE.
86. Honlage. — Le plus simple est de couler sur la surface huilée de l'objet une pâle fluide faite de plâtre à modeler et d'eau. Lorsque le plâtre a fait prise, on rend sa surface imperméable en le trempant un moment dans de la cire ou de la stéarine fondue.
— On prend aussi de très bons moules avec de la gutla-percha ramollie dans de l'eau presque bouillante et pressée sous l'eau chaude contre la surface de l'objet, — On peut encore prendre des empreintes avec un alliage facilement fusible (I, 51).
MélaUisation, — On rend conductrice la surface d'un moule en plâtre ou en guUa en y appliquant de la plombagine en poudre (mine de plomb) au moyen d'un bon pinceau (poils de chameau,
— On peut métalliser la surface des objets les plus fragiles en y déposant d'abord, avec un pulvérisateur, une couche légère d'une solution d'azotate d'argent. On réduit ensuite cette solution saline par un courant d'hydrogène phosphore gazeux pur ou, du moins, exempt de vapeurs de phospbure liquide (126, 207).
87. Décapage des objets métalliques. — Nous ajouterons quelques détails aux indications générales qui ont déjà été données (1,76).
Décapage électrofytique. — Les métaux peuvent êfre décapés par électrolyse en les plongeant dans une solution de sulfate de sodium à 20 pour loo. On se sert d'une électrode auxiliaire en charbon. On prend d'abord l'objet comme pôle négatif pour le dégraissage; puis on le prend comme pôle positif pour le décapage proprement dit. Il suffit pour ces décapages d'une force électromotrice de 4 voUs.
Décapage pour dorure ou nickelage. — Les objets en arg«nt
OU en laiton sont polis au trîpoli ou au blanc d'Espagne et frottés avec une peau de chamois ('). On peut encore améliorer le poli au iDOj'en de brunissoirs ou de brosses métailiques très douces.
On dégraisse ensuite par ëbullition dans une solution de soude, puis dans une solution de cyanure de potassium; on lave abondamment et l'on porte immédiatement dans le bain galvanoplas- Uque (177,207).
88. Dépôts galvaniques. — On prend comme électrode positive une plaque du métal que Ton veut déposer, — Pour avoir un dépôt compact et adhérent, la densité de courant ne doit guère dépasser i ampère par décimètre carré de surface d'électrode. — Il y a grand avantage à agiter constamment le bain : si l'objet est de révolution, on le fera tourner sur lui-même sans interruption. — On améliore les dépôts en les brossant de temps en temps sous l'eau avec une brosse métallique.
L'électrolyse se fait en général vers i5" ou ao'.
Argenture. — Prendre un bain contenant ;
Eau 1000
Cyanure double d'argent et de potassium ^nr los
Cyanure de potassium pur au
— Cette même solution peut donner sans électrolyse d'assez bons dépôts d'argent sur le cuivre et le laiton, surtout si l'on ajoute un plus grand excès de cyanure de potassium et si l'on opère à rébullition.
— On obtient aussi de bons dépôts électroly tiques avec une solution à lu pour loo d'azotate d'argent pur et exactement neutre (207).
Cuivrage en bain acide. — Ce procédé de cuivrage sert pour obtenir un dépôt galvanique sur cuivre ou sur plombagine. On se sert du bain suivant :
Eau looo
Sulfate de cuivre cristallisé 4oo
Acide sulfui'ique v>
Dès que le dépôt métallique est obtenu, on le lave avec de l'eau contenant une trace d'acide sulfurique, puis on rince avec de l'eau distillée que l'on éponge avec du papier buvard, et l'on achève le
(') On trouve dans le commerce des étolTes de saie imprégnées de roug« d'Angleterre, avec lesquelles on polit facilemcot lis objets mélallique*.
ÉLECTHOLVSE. zSj
■séchage par l'action d'une chaleur douce. Ces précautions ont pour oLjet d'éviter l'oxydation du métal.
Cuivrage en bain alcalin, — Ce bain sert à obtenir des dépôts de cuivre sur le fer, le zinc, le plomb et les objets en laiton soudés à l'étain. On s'en sert souvent pour cuivrer ces objets avant de les -dorer, de les argenter ou de les nickeler.
On prépare d'abord la solution :
Eau l'iooï
Cyanure de potassium commercial So'
Bisulfite de sodium io'
On dissout, d'autre part, 35' d'acétate cuprique dans looo' d'eau, on y ajoute 20™' d'ammoniaque, puis on y verse toute la solution précédente.
L'électrolyse se fait vers So'C. (207).
Dorure. — Seuls, l'argent et le cuivre supportent bien la dorure -directe. En général, on commence par cui^^e^ les objets que l'on veut dorer.
Le bain de dorure se prépare à partir de l'or métallique. On fait une dissolution à 1 5 pour 1 00 de cyanure de potassium pur. On y plonge deux plaques électrodes d'or pur, la cathode quatre fois plus petite que l'anode et l'on ëlectroljse avec un courant intense atteignant 10 anqières par décimètre carré de cathode. On a soîn d'envelopper l'anode avec du papier filtre pour éviter de perdre l'or peu adhérent qui s'y dépose.
De l'or se dissout progressivement pendant celte électrolyse. On reconnaît que la concentration est suffisante â ce qu'une lame de jilaline prise pour cathode se recouvre d'un bon dépôt d'or,
— La dorure galvanique est un mode de protection des métaux bien supérieur à l'application d'un vernis à la gomme laque ■et ne coûte pas plus cher. Le seul inconvénient est la petite mise de fonds nécessaire pour établir le bain et l'électrode négative (207).
Nickelage. — Préparer deux solutions contenant :
Eau 2000 Eau aooo
Tartrate d'ammoDium . . ôo Sulfate de nickel pur.... ^oo Tanin l |
Neutraliser exactement la seconde solution avec de l'ammoniaque ; mêler ensuite les deux solutions et filtrer vers la température de 40" C.
A., II
: ÉLECTRICITÉ ET M*C.\ÉTISME.
En général, les objets à nickeler devront être préalablement cuivrés (177,207).