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RÉACTIONS SECONDAIRES DANS L'ÉLECTROLYSE

89. Décomposition d'un sulfate alcalin. — Préparer une décoction de fleurs de mauves ou de violettes, \'erser dans un tube en li une solution à lo pour loo de sulfate de sodium colorée aver cette décoction.

Ëlectrol^'ser la solution en prenant pour électrodes des lames ou des fds de platine. Ces fils pourront n'avoir »|ue quelques centimètres de longueur sur o'"'",o5 de diamètre. Ils pourront même être pris encore plus courts si on les soude à rexlrémité d'un tube de verro (rf^o"",3) pour les relier par quelques gouttes de mercure avec les fils de cuivre qui amènent le courant.

En employant une force électro motrice de plusieurs volts, on forme en quelques instants, aui deux j>ôles, des quantités d'a-

tide et de base suffi

poi

r donner les

jloralions rouge et verte caractéristiques.

Ces colorations disparaissent en mélangeant les liquides des deu\ pôles, puisque l'acide et la base se sont produits en quantités équivalentes,

90. Indicateurs de pôles. — Préparer un papier réactif humecté avec une solution de sulfate de sodium additionnée de phénotphtaléine . En touchant le papier humide avec les deux électrodes, l'électrode négative s'entoure immédiatement d'une auréole rouge violacé.

— On peut aussi se servir d'un papier réactif au tournesol neutre humecté avec de l'eau ordinaire; il rougit au pôle positif et bleuit au pôle négatif. — L'expérience est plus visible avec un papier au tournesol rouge, mais on n'y voit naturellement que la trace bleue du pùle négatif.

— Un papier au ferrocyanure de potassium touché avec des électrodes de fer donne une tache bleue au pôle positif. Avec un courant alternatif , si l'on déplace l'une des électrodes le long de ce

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ÉLECTROLïSE. aSg

papier réactif, les changements de sens de la difféi'ence de potenlicl se traduisent sur la trace de l'cleelrode mobile par des changements de couleurs ijui permettent de compter les alternances. 91. Production des amalgames alcalins. — Fermer l'ouvertitred'un tube à entonnoir au moyen d'une membrane de papier

parchemin mouillée. Mettre un ~

peu de mercure au fond du tube et ' y faire pénétrer un fd de fer qu'on reliera au pôle négatif du circuit.

Soutenir cette électrode à l'intérieur d'un vase de verre .(Vr= joo™') contenant une solution concentrée de chlorure de sodium. Me tire enfin dans cette solution UR crayon de charbon à lumière muni d'un fil de cuivre qu'on reliera au pôle positif du circuit.

l ne <tizaine de volts aux bornes de cet appareil suffisent pour obtenir en quelques minutes une quantité sensible d'amalgame.

Pour montrer la production de l'amalgame, il n'y a qu'à vider le mercure lians de l'eau distillée; on constatera un dégagement gazeuT et la liqueur prendi-a une réaction alcaline (95).

Amalgame d'ammonium. — Dans le cas de l'ammonium, il n'est pas nécessaire de proléger le uiercure par une membrane de pnrl'iiemin. On peut meltre un peu de mercure dans un verre à expériences et verser au-dessus une solution concentrée de chlorure d'ammonium. On emploie comme électrode positive une lige de charsuspendue dans la solution et reprend le courant dans le mercure, au moyen d'un (il de fer [ilongeant dans ce mercure et protégé du contact de la solution par un tube de verre.

Vprès quelques instants de passage d'un courant de i ampère,

2(3o CHAPITRE VII. ÉLECTItlCITÉ ET MA<..NÉTIS

le mercure s'esl fortemcnl boursouili-, il a pris um |iâteuse : ii s'est formé de l'amalgame d'»inmonium.

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