AIMANTS
116. Aimants artificiels. — Les aimants en fer à cllc^'al un peu gros, que l'on Irouve couramment dans le commerce, peuvent servir à aimanter des tiges d'acier telles que des aiguilles à roudre
ou des aiguilles à tricoter. Il suffit de passer plusieurs fois dans ie même sens l'une des extrémilés de l'aimant le long de la tige d'acier.
— On peut aussi employer le courant électrique. Si l'on peut avoir 2 ampères sous 4 volts, on prépare le solénoïde magnéti-
sant avec du fil de cuivre isolé (rf = o"",o4) enroulé sur un tube de verre (rf= o'^",-; /== 3o"") en une bélice à spires contiguës. Les dernières spires sont fortement liées sur le tube de verre avec de la llcelle fine.
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aSrt CHAPITRE VII. — ÉLECTRICITÉ ET MACSÉTISME.
Mettre une aiguille à tricoter dans ce solënoïde et faire passer le courant. L'aiguille s'aimante, le pôle nord se produisant à la gauche du bonhomme d' Ampère qui figure le courant.
117. Pôles. — En attirant des clous ou de la limaille de fer avec une tige d'acier aimanlée, on reconnaît que la puissance d'attraction parait résider en certaines régions polaires assez nettement défîmes {fig- p. 287).
118. Pâle nord et pôle sud. — L'aiguille aimantée d'une boussole s'oriente spontanément. Les deux pôles ne sont donc point identiques.
On peut se procurer à très bon compte des boussoles sur lesquelles on détermine l'orientation de l'aiguille à un demi-degré
— Si l'on veut faire l'expérience avec une aiguille à tricoter ou
une aiguille à coudre que l'on vient d'aimanter, le meilleur moyen est de suspendre cette aiguille à un fil de soie 1res fin {fil de cocon, ou soie à dentelle dédoublée). — On peut aussi la soutenir dans l'eau au moj'en d'un petit bouchon de liège. Dans etcas, on fera bien de ne laisser qu'une pointe de liège affleurer la surface de l'eau; les mouvements de l'aiguille seront plutv libres (77).
— On peut encore faire porter l'aimant mobile sur la pointe
d'une aiguille au moyen d'un lube de verre (rf= ( fixé dans un morceau de liège (a"", 2"", i'"')(87).
Attractions et répulsions. — Au mo^en de ces aiguilles mobiles, on démontre que deux pôles nord ou deux pôles sud se repoussent, tandis que deux pôles de noms contraires s'attirent.
On notera, en particulier, que ces actions se transmettent a travers des corps non magnétiques.