MOTEUR A COURANT CONTINU
celte charge moyenne et de la charge moyenne mesurée à vide étant ensuite multipliée par la longueur du bras de levier donne la valeur du moment du couple à mesurer.
Influence du courant ^armature. — En opérant à excitation constante, on trouvera un couple moteur à peu près proportionnel à rintensitë du courant d'armature.
Influence de l'excitation. — En opérant avec un courantinvariabie dans l'armature, te couple est proportionnel au champ magnétique. Ses variations en fonction de l'excitation doivent donc être représentées par la courte (f«i'm«nf(z/ion (VII, 179 et 184), si nous supposons que la réaction de l'induit sur le champ est faible.
Influence du calage des balais. — Dans ce qui précède, nous avons supposé les balais sur la ligne neutre.
On étudiera les variations du couple moteur pour toutes les positions que peuvent prendre les balais en tournant autour de l'aie et l'on construira la courbe représentative.
Cette courbe présente un maximum pour le calage dans la ligne neutre, et elle est à peu prés rectiligne vers le calage à angle droit de celui-ci, là oii le couple s'annule et change de sens.
190. Étude du moteur eu charge. — Pour charger le moteur, on l'emploie à entraîner une machiae dynamo génératrice (VII, 178). On peut alors faire varier la charge à volonté en modifiant la valeur de la résistance dans laquelle on absorbe le courant fourni par la génératrice (VII, 177).
Influence de la charge sur le régime d'un moteur excité en dérivation. — Metire le moleur en marche sous une charge très faible et supprimer alors la résistance de démarrage du moteur, afin que l'armature soit alimentée directement par la source d'électricité.
Nous supposerons que cette source soit à potentiel constant.
Charger ensuite progressivement le moleur sans changer son excitation. Ce moteur se ralentit et, en même temps, l'intensité du courant qui passe dans l'armature augmente (').
(■) Aui taiblM cliarges la Titesse est presque rigoureusement la même qu'a vide qnand, comme ici, on opère d excitation et à tentioa comtantes. Aussi le moteur éJectrique est-il eicelleot pour faire tourner à une vitesse déterminée des appareils qui ne demandent que peu de puissance, tels que des sirènes, des commutateurs, etc. — Mais it est bien entendu qu'il oe doit pas y avoir de rhiostat
, Cooglc
On voasLniira les courbes représenlanl les variatioDS sîmullanées de ces deux quantités et de la puissance électrique (El) fournie au moteur.
Réaclion cf induit. — Avant mesuré la diflTérence de potentiel aux balais pour les diiVéretites charges, on en retranche à chaque fois la perle de force éIecironiolrice{IR) due au passaf;e du courant dans l'armature. La force coiUre-électromotrice d'induction ainsi trouvée est plus petite que la force contre-éleclromotrîceque l'on obtenait, à \ide, pour la même \itesse et la même excitation. L'écart correspond à la réaction d'induit,
Bégularisation de la vitesse. — Etudier le moteur sous des charges croissantes et maintenir la \iles5e constante en agissant sur L'excitation.
Construire la courbe des intensités du courant d'excitation en fonction du courant d'armature. Cette courbe est-elle â peu près recti ligne?
Aurait-on pu maintenir la vitesse à peu près constante en laissant l'excitation invariable, mais en mettant sur les inducteurs un enroulement supplémentaire à gros fil dans lequel on aurait envoré. le courant d'armature (172 bis)'!
191. Étude d'un COmptetir. — Supposons qu'il s'agisse d'un compteur formé d'un moteur sans fer entraînant un disque qui tourne dans un champ magnétique permanent. Le moment du couple moteur est proportionnel au produit des intensités de courant dans les inducteurs (ampères) et dans l'anneau (volts). Le moment du couple résistant, qui lui est égal, est di\ aux courants induits dans le disque amortisseur; il est donc proportionnel à la vitesse.
On vérifiera qu'à tension constante le nombre de tours que le disque fait par minute est proportionnel à l'intensité du courant d'excitation, et qu'à intensité constante, cette vitesse est proportionnelle à la différence de potentiel.
— On peut étalonner cet appareil en lui faisant mesurer l'énergie que dépense un courant permanent sur une résistance connue. Il suffit alors de mesurer l'intensité du courant.
dans le circuit d'armature. On recuniialira que la viics^e deviendrait, luui à fait irrégulière si l'on augmentait la force (lectro motrice placée dans ce circuit el si l'on essayait de compenser celte augmentation de lorce électromolrice par l'introduction d'une résistance.
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COiritANTS ALTEIt .NATIFS. 3^9
- On remarquera que toutes ces expérience* peuvent se faire :ourants alternatifs comme en courants continus.