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COURANTS ALTERNATIFS

192. Expériences qualitatives. — Un courant alternatif ne produit pas de déviation permanente dans un ampèremètre à cadre mobile ni dans un ampèremètre à aimant lixe et à ailette de fer doux. On voit seulement l'aiguille indicatrice vibrer autour du zéro('). — Un courant al lernattf traversant un voitamètre ne produit pas d'électrolyse visible si son intensité est faible; mais, si l'on force l'intensiié, on obtient du gaz tonnant aux deux électrodes -^ Si l'on monte une sonnerie électrique en appel à un coup (VII, 146), et si l'on y envoie un courant alternatif, la sonnerie fonctionne continuellement. — Un courant alternalif agit sur un électrod^namomèlre (VU, 162) comme un courant continu. — Le courant alternatif échautfe les conducteurs comme le fait le

(') Si le courant alternatif est trvs intense l'organe mobile peut subir une d£viatioQ permaoeale par suite Jes courants qui i'y développent par induction et qui sont repoussés par le courant qui passe dans les parties fixes de l'appareit.

' ËLECTBICITÉ ET MAGNÉTISME.

courant continu. On peut s'en servir pour alimenter une lampe à incandescence ou une lampe à arc.

193. Mesure de la période d'un courant alternatif. — Prendre un éleclro-aimant de sonnerie et l'attacher vers le milieu d'une règle de bois (5o"; 5'"; i^^jS).

Visser des anneaux aux bouts de cette règle. Fixer un fil de fer fin {i=6o'"; d c= o"',oa5) dans l'un des anneaux, le faire passer dans Vautre anneau et le tendre par un poids de aoo*'.

L'appareil sera rëglë de façon qu'en le tenant un peu incline, le fil de fer s'appuie sur les deux anneaux et passe à environ i'^" de l'éleclro- ai niant.

Ënvo;yerle courant allemalif dans l'électro-aimant, en même temps que dans une lampe à incandescence, ou dans toute autre résistance suffisante pour réduire l'intensité à une fraction d'ampère.

Le fil de fer est ailiré deux fois par période. Ces attractions n'étant pas nécessairemenl synchrones des vibrations propres du fil. l'amplilude du mouvement obtenu est en général assez faible. Passer alors le doigt le long du fil pour diminuer la longueur de la partie qui vibre, et chercher ta longueur pour laquelle la résonance a heu. L'amplitude devient alors considérable. Mesurer ù ce momcnl )a longueur utile Ida fil.

Si l'on u déterminé d'autre pari la masse m de l'unité de longueur du fil et si l'on représente par F la valeur du poids tenseur (F ^ Mg), la période des oscillations propres du fil est

La période du courant alternatif est te double de cette quan~

tité(')

Procédé stroboscopique. — Quand le courant alternatif alimente même une lampe à incandescence à fd fin, on peut

(') Les dimension* indiqut qitarantième de seconde..

neat ponr des périodes de l'ordre du

couhamts alternatifs. 38i

compter les périodes eo comptant les variations d'éclat de la source.

On pourrait se faire une idée de la fréquence en déplaçant siiiiptement une baguette brillante dans le champ lumineux. Mais on obtient une véritable mesure en observant la source à travers un disque noir percé d'une vingtaine de trous équidistants qu'on fait tourner à la main (V, 36).

Si la période du passage des trous est égale à la période du courant, la source lumineuse apparaît avec un aspect invariable. Sî l'on n'est pas au synchronisme, sans cependant en être trop loin, on observe, au contraire, des variations d'éclat. On cherchera donc ù établir le synchronisme en immobilisant de préférence l'apparence que présente la source quand elle vient de s'éteindre et qu'elle commence à se rallumer.

Pendant que l'on tourne ainsi le disque à vitesse constante, ua aide détermine le nombre de tours que le disque fait dans une minute. Il est ensuite facile de déduire de ce nombre la valeur de la période du courant.

— Pour projeter l'expérience, on place le disque interrupteur immédiatement devant l'arc. L'expérience est particulièrement nette si l'on se sert d'un moteur synchrone entraîné par le courant alternatif et portant un disque à une seule fente.

194- Production des courants alternatifs. — On peut produire des courants alternatifs avec une machine dynamo à courants continus.

On monte sur l'arbre deux anneaux métalliques continus, isolés de la masse, et on les relie par des fils de cuivre à deux poinLi diamétralement opposés de l'enroulement induit. Des balais frottent sur ces anneaux et recueillent les courants alternatifs.

— La période des courants alternatifs que l'on obtient ainsi est nécessairement égale à la période de rotation de l'induit. On peut faire tourner cet induit à une vitesse plus grande que sa vitesse normale si l'on a eu soin de VéquiUbrer,

Dans ce but, ayant démonté la machine, on fait reposer les bouts de l'axe sur deux règles de fer parallèles et bien horizon-

-i8a CHÀPiTHE vrt. — électbicité et hagnétisme.

taies. Tant que t'iaduit n'esl pas équilibré, i) oscille comme ii pendule. On ramène le centre de gravité sur l'axe au moyen d'ur petite masse de plomb qu'on fixe à l'intérieur de l'anneau. Courants triphasés. — On produit des courants triphaséi t

montant sur l'axe li^is bagues isolées reliées à trois points égikmenl espacés sur la circonférence de l'anneau.

195. Traxisformation mutuelle des courants continns «t des courants alternatifs monophasés. — Pour une in.stalla-

lion importante, le mieux est d'employer un moteur électriqa<> attelé à une générnlrice.

Dans un laboratoire on peut se servir, comme transj^ormatrice, <rune machine dynamo munie de bagues supplémentaires comm<nous l'avons fail pour la production des courants alternatjï-

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