‹ Recueil d'expériences élémentaires de physiqueChapitre 323 sur 340 · VII · texte numérisé non relu

VII

Si l'on fait lourner la niacbine au moyen du courant continu (VII, 178), cetic niacbine transforme le courant, et les Iwlai' supplémentaires fouinissent du courant alternatif.

— La transformation inverse se fait en entraînant la machiof par le courant alternatif de façon à la faire fonctionner comni^ moteur synchrone. On recueille alors du conrani continu sur le collecteur.

Pour mettre en route, on fail démarrer sur courants continu^ par le dispositif onlinaire (VII, 178) et l'on cherche à atteindre la vitesse qui correspond à la période des courants alternatifs. On agit pour cela, connue nous le .savons, sur le rhéostat de d«5niarrage et sur le rbéoslal d'excitation {fig. y. 38-1).

Pour pouvoir reconnaître l'instant du synchronisme, on laisse constamment le circuit aliernaiif fermé sur la machine par l'intermédiaire de deux lampes à incandescence montées en dérivation sur l'interrupteur bipolaire.

Quand on s'approche du synchronisme, les variations d'éclat de ces lampes deviennent de plus en plus lentes, puisqu'elles s'allument lorsque les forces électromotrices s'ajoutent et qu'elles

COURANTS ALTF.nsATIF

'éleignent quand les forces cleclromotriccs soni en opposition. Au moment où, les tarialions élant devenues très lentes, les

lampes se trouvent à leur minimum d'éclat, on fait brusquement Vaccrochage du moteur en coupant le courant continu et en mettant, en même temps, les deux lampes à incandescence en court-circuit. Le moteur continue alors à tourner en se fournissant lui-mi>me son courant d'excitation.

Démarrage en moteur série. — L'effort moteur exercé sur l'induit d'une machine série ne dépend pas du sens du courant, i'our faire démarrer de très petits moteurs, on peut donc monter les inducteurs et l'induit en série et les alimenter directement avec le courant alternatif,

196. Forces exercées sur un conducteur placé dans un champ magnétique alternatif. — Quel que soit le conducteur

étudié, la self-induclion fait que les variations du courant induit sont en retard sur les variations du flu\ magnétique. Il en résulte que ce conducteur tend à se déplacer vers le côté où les variations de flux sont moindres.

^ Une plaque de cuivre rouge (.i™; 3''"'; o'""',4) est suspendue verticalement par un Hl de soie très fin (soie à dentelle). On l'approche d'un électro-aimant (VII, 143) actionné par du courant alternatif. La plaque de cuivre s'oriente alors dans la direction des lignes de force.

L'expérience réussit avec un simple électro-aimant de sonnerie en foi-çant un peu le courant. On peut même créer le champ magnétique alternatif avec une bobine plate sans fer {D ^ lo''"'^ formée par une centaine de tours de fil {d^o'"',OT>) dans laquelle on envoie un courant alternatif de l'oi-dre de l'ampère.

— Découper une plaque de cuivre rouge (8'"; 8°"; o"°,4). Faire porter cette plaque par une balance, la placer sous l'un des pôles d'un fort électro-aimant (VII, 143) et établir l'équilibre (yï„-. p. 38.i).

Quand on envoie un courant alternatif dans l'électro-aiuiant, la

384 CH*PITflE vu. ÉLECTItlCITË ET MAGNÉTISME.

plaque de cuivre est repoussée avec une force qui peul alteindnune cenlaine de grammes.

^ Dans toutes ces expériences, il faut éviter de laisser pas^ier le courant trop longtemps dans l'électro-aimant, parce que la rép«-lilton des cycles d'aimantation et les courants induits Jans la masse échauffent rapidement le fer.

197. Principe des moteurs à champ tournant. — Préparer deuï bobines plates ( D := i o"'") d'une centaine de tours de fil {rf^o*.'',o5). Faire entrer l'une de ces bobines à angle droit dans l'intérieur de l'autre, en les déformant un peu, et suspendre au milieu de l'appareil une plaque de cuivre (3™; 3™; o™,4) attachée à un (il très fin (soie à dentelle).

Envoyer alors un courant alter-

natif dans l'une des bobines,

puis

dans l'autre, et, enfin, dans les deux à la fois. On verra la plaque de cuivre se placer d'abord perpendiculairement aux bobines, puis à 43" de leur direction.

Disposer ensuite les deux bobines plates dans deux circuits montés en dérivation et alimentés par le courant alternatif.

Le premier circuit contient l'une des bobines et un rhéostat, le second circuit contient l'autre bobine et une forte self-induction, un éleclro-aimant, par exemple (VII, 143).

Régler les choses de façon que l'intensité du courant soit à peu

COUSANTS jLLTEBNATIFS. 385

près la même dans les deux circuils et envoyer un couranl de I ou a ampères dans Tappareil. La plaque de cuivre suspendue dans le cliamp magnétique se met alors à tourner de plus en plus vite pour suivre la rotation du champ.

La rotation change de sens si l'on inverse le couranl dans l'une ou l'autre des deux bobines.

^- Si l'on place une boussole dans le champ tournant, l'aiguille aimantée, comme-la plaque de cuivre, est d'abord entraînée par les courants induits qui s'y développent, puis elle s^accroche dans Je champ magnétique et tourne ensuite synchroniquement avec le champ.

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