‹ Recueil d'expériences élémentaires de physiqueChapitre 7 sur 340 · TRAVAIL DES MÉTAUX A L'ÉTAL · texte numérisé non relu

TRAVAIL DES MÉTAUX A L'ÉTAL

1 , Étaux. — Uétau à pied A doit être installé contre un établi solide, en chêoe ou ea hêtre, près d'une fenêtre. Les mordaches, en plomb, servent à recouvrir les mâchoires et à proléger les pièces délicates.

XJ'élau à agrafes B, moins robuste, se fixe sur le bord d'une table quelconque.

L'é/tï" à main C sert de pince.

(•) Ce Chapitre a été rédigé par M. Jules Lemoim;, profess* au lycée Louis-le-Grand.

2 CHiPlTlIG I. — TnAïAUX DATELIRB.

2- Travail à la lime. — Suivant le travail, on emploie los liiueâ plates A, demi-rondes B, rondes C, triangulaires D,

l'oiir chacune de ces formes, on doit posséder une s^r/e de limes à

grains de plus en plus fins. On les emploie, suivant les travaux à faire, dans l'ordre suivant :

1° Lime à gros grains (longueur utile : / ^^ 3o™), emplojëe pour dégrossir;

a" Lime bâtarde {l^= ao""};

3" Lime demi-douce {l := 2o"^) ;

4° Lime douce (1=: 2o"°).

On polit ensuite avec le papier d'émeri.

On s'exercera à dresser à la lime une surface plane un|)eu large

TRAVAIL DES MÉTAUX A l'ÉTAU. 3

sur une barre de a*" de diamètre, à obtenir une surface cylindrique, une surface conique, etc... II faut employer de préférence les ^ieilles limes pour le fer et l'acier.

3. Couper une lame ou une tige métallique. — l' A la scie. — On doit posséder deux scies à métaux réservées respectivement au laiton et au fer, La lame (/ = 1 8'"), doit être montée de fa<,-on que le cùté vertical de la dent soit en avant. La pièce à scier est marquée, puis liiée solidement dans l'étau. Le mancbe étant tenu dans la main droitequi pousse lascie, la main ^ucbe dirige l'avant et appuie.

a" A la lime triangulaire. — La lime triangulaire ou tiers-point permet de creuser, dans l'acier, une gouttière suivant un trait marqué. Lorsque la gouttière est assez profonde, on pose la lame sur le bord de Venchime, et, d'un coup de marteau, on sépare les

S" Au burin. — Le tranchant du burin étant posé sur le trait marqué, on frappe sur la tête avec un marteau lourd (i''^). On coupe ainsi les lames et les barres de fei- à froid, l'acier à cbaud. On adute le burin à la meule.

4° A la cisaille {i = 60"^). — La cisaille fixée dans l'étau permet de couper des tiges ou des barres jusqu'à une épaisseur de o"", 1 5.

5" Avec les ciseaux, tes pinces coupantes, la pince universelle. — Des ciseaux forts sont suffisants pour couper le carton, le cuir, l'amiante, le clinquant, etc.

Pourçouper des fil*(conducteurs pour l'électricité, pointes, etc.).

4 CHAPITRE I. — TBAVAIK I>'aTELIEK.

on peut employer de préférence les pinces coiipaates ou la pince universelle. — Pour couper un fil d'acier U-enipé, on doit d'abord recuire le (Il dans une flamme de veilleuse.

4. Affûtage de la scie à métaux- — On commence par donner de la voie en refoulant les dents. Pour cela, ou fait reposer la lame sur le tas à queue de façon que le plan de la lame soit ver-

tical et les dents en haut. En battant les dents au marteau, on les aplatit. On termine en afl'iitant au tiers-point de la même façon que pour les scies à bois (I, 24). — Ou trouve maintenant dans le commerce des scies qui n'ont jamais besoin d'être affûtées.

5. Percer un trou dans une lame métallique- — On com- ^^^^^^ menée par amorcer le trou avec le pointeau {diamètres : o'^jà; o'^jS; o"",ri). En donnant un coup de marteau sur la tête du pointeau, on produit un trou conique.

On termine le trou soit sur le tour (ï, 16), soit avec Varchel à' percer dont la corde (fil <Je fouet de 0=", 23^ fait un tour sur k

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AIL DES HÉTAtX A L ÉTAIT,

bobine. L'un des boiiU.de l'axe de la bobine repose dans ud trou conique de la conscience sur laquelle on pousse avec la poitrine. L'antre extrémité de l'axe est constituée par la mèche qui s'appuie sur la plaque à percer fixée verticalement dans l'étau. Le mouvement de rotation est commandé par le mouvement alternatif de l'archet; la mèche ne coupe que pendant l'aller. On remplace parfois l'archet par le drille ou le porte-foret à conscience. •

On peut encore percer des trous dans le cuir, le carton ordinaire, le carton d'amiante, le clinquant, etc. avec un emporte -pièce, (série de diamètres croissant, par millimètre, de 4"" à i8°"). La feuitle à trouer 'est posée à plat sur un billot de bois en bout. Un ou deux coups de marteau appliqués sur l' emporte-pièce suffisent pour enlever la rondelle circulaire.

6. Augmenter le diamètre des trous. — On augmente, d'une façon continue, les diamètres des trous avec les équarris-

soirs et les alésoirs. Les équarrissoirs s'emploient pour les trous de petit diamètre qu'ils rendent légèrement coniques en les agran-

dissant. On les manœuvre au moyen du manche (série de < mètres croissant, par millimètre, de o""", 5 à 7""}-

CHAPlinE I. — TRAVAUX 1

Les alésoirs, cylindres creusés suivant les génératrices (te cannelures tranchantes, s'emploient pour les trous de plus ^and diamètre qu'ils rendent parfaitement lisses et cylindriques. On les manœuvre avec le tourne à gauche (mellre de l'huile), (série de diamètres croissant, par millimètre, de à""" à 20"").

7. Tarauder on trou. — Le trou doit être percé par une * mèche de rayon égal à celui du taraud diminué de la profondeur du filet (série de larauds de diamètres croissant, par millimètre, de 1""° à 6"", puis croissant par 2"" jusqu'à i^""" avec les mèches et coussinets de filières correspondants). Le taraud, tenu dans l'élau à main ou dans ie tourne à gauche, est introduit, en vissanl, dans le trou (mettre de l'huile). Le filet se creuse et est terminé quand on a utilisé entièrement l'outil. La vis ou la tige filetée qui lui correspond doit entrer juste. L'atelier doit posséder les vis à métaux (fer et laiton) qui correspondent â chaque taraud jusqu'au diamètre de 6""", A chaque série (mèche,

taraud, vis) correspond en outre une seconde mèche pour le passage libre de la vis.

8. Filetage d'une tige. — Lajiiière à coussinets comprend un tourne à gauche dans l'échancrure duqu,el peuvent se placer

deux blocs d'acier creusés chacun d'une gouttière (écrou coupé en deux) portant en creux ie filet. La tige est placée verticalement dans l'élau. Son extréniilé supérieure est pincée entre les deui

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