TR4VA1I. DES MÉTAUX A L ÉTAU
coussinets. En faisant tourner la filière autour de la tige, les filets se creusent peu à peu (A et B) (mettre de i'Ruile). Après chaque passe, on rapproche les coussinets au moyen d'une vis de pression latérale, jusqu'à ce que le filet soit terminé et rentre dans l'écrou que l'on a eu soin de tarauder d abord
Lajîlière à truelle lame d aner portant une série de trous
filetés, s'emploie comme la filière à coussinets, mais sans réglage, pour les liges de petit diamètre.
9. £tirer un fQ. — La Jilière à étirer (diamètres extrêmes, o"*,2 et 2'"",5}est fiiée dansl'éUu.
Après avoir aminci le fil à étirer à une extrémité, on le passe dans les trous de plus en plus petits en entrant la pointe du fdparla base évasée des trous. On saisit l'estrémilé du fU sur laquelle on tire avec une
pinc« plate. Recuire de temps en temps le (il et le frotter avec de la cire pour éviter qu'il ne grippe.
10. Réunir deux lames métalliques par un rivet. — On perce un trou qui traverse les deux lames et dans lequel on engage
le rivet (rivets de i""°, a""", 3°"", 4""" en fer ou cuivre rouge); il se trouve arrêté par sa tête. L'autre extrémité est écrasée avec le marteau à river dont on utihse d'abord le biseau, puis la base. On refoule le métal pour constituer une seconde tète au rivet. On écrase aussi la léte des rivets avec la boulerolle.
8 CHAPITBE I. — TRAVAUX D ATELIER.
11. Soudure à l'étfûn. — Les pièces à souder, parfai.tement ajustf^es et ncttovi^'es, sont humectées avec «ne dissolution de c A /olure de zinc. Le fer à souder, de poids convenable pour la soudure à faire (i** au maximum) est chauffé fortement, sans atteindre le rouge, sur un fort bec Bunsen (A=i8'-; rf=i™,6). On frotte sur un morceau de chlorure d'ammonium le biseau du fer pour le décaper. Si le fer est suffisamment chaud, il donne d'épaisses fumées blanches. Mis au contact de la soudure (poids égaux d'étain et de plomb), il en emporte une goutte.
En le passant ensuite sur les bords delà coupure, l'étain s'aitacheau métal et soude'les deux morceaux. On laisse refroidir la pièce avant de la déplacer.
Dans certains cas, on chauffe les pièces à souder au chalumeau ordinaire (air et gaz d'éclairage). La soudure, posée en grains sur le métal décapé et mouillé au chlorure de zinc, coule lorsque la température devient suffisante.
Pour souder un fil de galvanomètre ou d'électro mètre (fil d'argent de quelcpics centièmes de millimètre), on fait passer le fil dans le
crochet dp la suspension qu'il doit porter et l'on fixe son extrémité sur la table avec un peu de cire molle. Sur le crochet et le fil en contacl, on fait couler avec le fer chaud quelques grains de résine (le chlorure de'zinc ne peut être employé comme décapant parce ([u'il couperait le fil dans la suite). Ensuite on étame le fer (1res petit fer) et on le frotte, chaud, sur l'endroit à souder.
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12. Brasure au cuivre et à l'argent. — La brasure dite au cuivre comprend parties égales de cuivre et de zinc; la brasure à Yargent est formée de deus parties d'argent pour une de laiton.
Les pièces à souder, très propres, sontajustées l'une sur l'autre dans la position qu'elles doivent garder : on pe\it les attacher avec du fil de fer. Du barai en poudre, mouillé, et un volume égal de soudure en petits grains, recouvrent la fente. On entoure la pièce de quelques charbons de bois allumés. D'autre part, on dirige sur la soudure la flamme du chalumeau. Le borax fond d'abord, la soudure ensuite. Quand on voit la soudure couler, on laisse refroidir.
Quand on brase le cuivre ou )e laiton, il faut éviter d'atteindre la tempéralure de fusion du métal.