‹ Recueil d'expériences et d'observations faites sur différens travaux exécutés pour la construction du pont de Nemours, pour celle de l'arsenal et du port militaire d'Anvers, et pour la reconstruction du port de Flessingue; dans lequel on a traité la théorie de l'équilibre des voutes;Chapitre 15 sur 37 · CONSTRUCTION D’UN AQUEDUC · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION D’UN AQUEDUC

Socle en pierre de taille, formant parpaing, de 65 centimètres • d’épaisseur , 48 centimètres de hauteur.

Un poseur et un contre-poseur ont posé 69 mètres cubes de cette maçonnerie en vingt-trois jouînées de douze heures de travail , ce qui fait 3 mètres cubes par jour.

Le cube du mortier de ciment employé dans celle maçonnerie est de 8 mètres 5ocentim. 11 est donc entré dans la proportion d’un but-: tième ( 1 ).

(1) Dans la maçonnerie de pierre de taille en élévation des piles , le mortier est entré pour un septième; mais il y avait le joint de derrière à licher.

Un maçon , aidé d’un manœuvre , a garni el fiché cette maçonnerie en vingt-huit jours, ce qui réduit leur travail à a mètres 35 cent, cubes par journée.

Piédroits. ,

Maçonnerie en moellon avec mortier de chaux et sable , •levee sur l'assise ci-dessus.

Un cube de 177 mètres g 3 i millim. de cette maçonnerie at|! fait en soixante-dix-neuf journées de maçon , et trente-neuf et donne de manœuvre; deux maçons, servis par un manœuvre, faisaient par jour 4 mètres 5 o cent, cubes.

Cette expérience se rapporte à celle du remplissage des reins des voûtes, fait «^maçonnerie ; mais elle a exigé plus de soin pour la pose du moellon.

Le cube du mortier employé est de y 5 mètres 8 o 5 millim. , ce qui donne la proportion des trois septièmes du cube total de la maçonnerie.

Même rapport pour le mortier , avec le remplissage des reins des voûtes, qui a été fait du moellon tiré delà même carrière.

Voûte en plein cintre , de 81 centimètres douter tare, construite en

moellon cssèmillé, de 4o centimètres de longueur , autant de hauteur, et de 16 à ao centimètres d’épaisseur.

Un cube de 1 1 1 mètres 16 cenf. de cette maçonnerie , a été fait en soixante- sept journées de maçons. Deux de ces ouvriers faisaient par jour 3 mètres 3a cent.; ils étaient servis par deux manœuvres, occupés l'un à donner du mortier, et l’autre du moellon.

Lorsque les maçons travaillent sur un échafaud , le transport des matériaux devient plus difficile et plus long; il faut dans ce cas augmenter le nombre de leurs manœuvres, qui ne peut guère être moins de deux pour trois maçons.

Le mortier etfcré dans celte maçonnerie est de 23 mètres ao cent, cubes, ce qui fait un cinquième de la maçonnerie.

Cintre en bois pour la construction de cette voûte:

Chaque ferme cuit composée d’un entrait et d’une courbe ; elle était portée par deux jambes de force ou poteaux.

On a «fait quinte Germes qui ont servi à la construction entière de l'aqueduc.

Elles étaient espacées de t mètre g 5 cent, de milieu en milieu , recouvertes de couchis jointifs et labletés, suivant la 'courbe du cintre.

Après avoir fait poser les quinze fermes et les couchis , on a construit la voûte sur la moitié de la longueur qu’ils occupaient.

On a aussitôt décintré celte partie, pour reposer les sept fermes à la suite des huit qui restaient en place ; de manière qu’avec ces quinze fermes cl leurs couchis , on a construit une voûte d’aqueduc de 78 mètres de longueur.

On a employé dix journées de charpentier pour construire les quinze fermes , les lever et les couvrir de couchis , qui ont été tabletés sur les tas , suivant la courbe du cintre.

Un charpentier a façonné et jîosé 658 millimètres cubes dans sa journée.

C happe en ciment, de o",i8a d’épaisseur.

Le cube dp mortier de chaut et ciment entré dans cette chappe

est de 1 i,o 36

fin douzième de cailloux 0,919

Cube total 7;...' 11 ,g 55

Il a été employé neuf journées de maçon à faire cette chappc. Un maçon, servi par un manœuvre , employait 1 mètre 33 cent, de mortier par jour. . •

Après avoir répandu le mortier sur l'épaisseur de 81 centimètres, U

l’arrasait bien de niveau avec la truelle, qu’il passait dessus , jusqu’à ce qu’il fût assez dur pour être battu avec de petites battes, comme on l'a expliqué pour la chappe des voûtes du pont.

On n’a cessé de battre que lorsqu'il n’a paru aucune gerçure, et que

le mortier a été bien sec. On a employé vingt-quatre journées de ma-

noeuvre a cet ouvrage.

On voit que )e battage de chaque mètre cJt revenu à deux journées de manœuvre ; la différence d’un cinquième de journée cpi’il y a entra le battage du mètre cube de la chappe du pont , et celui du mètre cub* de celle-ci , vient du plus d’épaisseur de cette dernière.

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