‹ Recueil d'expériences et d'observations faites sur différens travaux exécutés pour la construction du pont de Nemours, pour celle de l'arsenal et du port militaire d'Anvers, et pour la reconstruction du port de Flessingue; dans lequel on a traité la théorie de l'équilibre des voutes;Chapitre 14 sur 37 · CHEVAUX · texte numérisé non relu

CHEVAUX

employés

an tf.m.'pi'rf

des Ixii»

h 11 «li.intier.

Enlèvement des cales et couchis. . .

Enlèvement des fermes des cintres .

Totaux.....*.

Le cube des bois ci-dessus désignés était de 3g3 mètres 3gy millim.; 5 charpentiers , aidés de 7 manœuvres, ont démoli a3 mètres 1 4 1 inillim. cubes par jour. Ils ont employé 17 jours à enlever les boulons des cintres , et à démolir les cales , coucliis , guettes ou contrefiches, moises pendantes et horizontales, ainsi que les arbalétriers dont les cintres étaient composés.

Ces ouvriers mettaient les bois en dépôt sur le pont de service et aux abords du pont, de i5 à ao mètres de distance.

Le transport de ces bois a été fait à 5oo mètres de distance. Les grosses pièces ont été transportées par des chevaux attelés à un cbarliot , et les pièces de petit échantillon par des manœuvres attelés à un diable.

La journée de manœuvre était payée i franc 5 o centimes ci la journée de cheval 5 francs; le mètre cube est revenu à o francs 97 centimes.

Couronnement des têtes du pont de 91 5 millimètres de queue et 634 millimètres de hauteur.

Le cube de la maçonnerie en pierre de taille, du couronnement des têtes du pont , est de 84 mètres 646 millitn. , et le mortier de ciment peur le fichage de a mètres 46a millim.

11 a été employé à la pose trente-une journées et demie de poseur et soixante-trois de contre-poseur, neuf et demie de maçon et neuf et demie de manœuvre.

On voit que le mortier entre dans cette maçonnerie pour un quarante-deuxième du cube de la pierre de'taillc.

Qu’un poseur et deux contre-poseurs ont posé dans leur journée a mètres 687 millim. cubes.

Qu’un fiebeur , aidé de son manoeuvre , a fiché et garni dans sa journée 8 mètres 91 cent, cubes.

On observe que les joints monlans de la saillie du couronnement , formant moulures, ont été passés au couteau par le poseur , de manière que tous les joints sont insensibles, et que le couronnement ne présente qu’une seule assise.

On a eu soin de démaigrir les joints sur le derrière , dans toute la partie de la pierre, sur l’extrados des voûtes, afin de les ficher et de les garnir.

Assise courante çdes trottoirs de 64 centimètres de hauteur et 48 centimètres de queue.

Le cube de cette maçonnerie est de 54 mètres 937 millimètres ; celui du mortier de ciment pour le fichage est de 4 mètres / t i 5 millimètres. ,

11 a été employé à la ptose vingt-trois journées de poseur, vingt-trois de contre-poseur , vingt de maçon , et autant de manœuvre.

On vmt que le morlier entre dans celte maçonnerie pour un huitième du cube de la pierre de taille.

Qu’un poseur et un contre- poseur ont posé i mètre 5 a t millimètres cubes par jour ; qu'un maçon et un manœuvre ont fiché et garni dans le même temps x mètre 75 centimètres cubes de cette maçonnerie.

Cette assise a a 4 centimètres de largeur au niveau du pavé ; tout le reste de sa queue est refouillé sur 1S9 millimètres de hauteur, pour recevoir le pavé.

Toute la partie vue , et qui forme assise courante le long du pavé , est posée pierre à pierre , de manière que les joints montans ne sont point apparens ; ils ont été passés au couteau par le poseur.

Pavage des trottoirs.

La superficie de ce pavé, de 16 à 18 centimètres d'échantillon, est de 168 mètres 116 millimètres carrés ; il est posé sur un lit de morlier de cimeDt , et bien garni dans ses joints avec le même mortier.

Deux paveurs , servis par chacun un manœuvre , ont fait cet ouvrage en douze journées et un quart; ils ont fait chacun 6 mètres 86 1 millirn. cariés par jour.

Le mortier employé est de 14 mètres 474 millirn. cubes; il en est entré par mètre carré 861 millimètres.

Le lit de mortier de chaux et ciment , sur lequel est posé ce pavé , porte immédiatement sur la maçonnerie en moellon , qui remplit l'intervalle entre l'assise courante des trcAoirs et les parapets; par ce moyen , le pavé et la maçonnerie forment un corps impénétrable à l’eau pluviale, qui d’ailleurs est portée, par une pente de 37 centimètres, des parapets vers le ruisseau de la chaussée du pont.

Parapets.

Le cube de cette maçonnerie est de 6a mètres 457 millimètres ; celui du mortier employé au fichage et coulage des joints, est de a mètres 937 millim.

11 a été employé à la pose trente-cinq journées et demie de poseur et autant de contre-poseur. a

On voit que le mortier entre dans cette maçonnerie pour un vingt-unième.

Qu’un poseur et un contre-poseur ont posé 1 mètre 7 5 g millimètres par jour, *

Les bahuts sont joints à leurs bouts par un tenon demi- circulaire de 81 centimètres de longueur. Ce tenon est (•) tiqué au-dessous d» l’assise, sur les deux tiers de sa hauteur, afin que le joint au-dessus soit fait carrément sur le tiers restant.

On a passé au couteau , avec du grès en poudre, tous les joints montans , tant des bahuts que de l’assise du dessous , de sorte qu’ils sont pierre à pierre et peu sensibles.

On a eu l’attention de démaigrir ces joints à 8t centimètres de chaque parement , afin de pouvoir les couler avec du mortier de ciment tamisé.

Quant à ceux des bahuts , on a pratiqué un trou de g à 1 1 millimètres dans le milieu du joint carré , au-dessus du tenon , afin de pouvoir aussi les couler, en faisant un godet autour de ce trou avec du mortier ferme.

Cliaquc morceau de bahut porte un tenon d'un bout et une mortaise de l’autre.

On n’a pas craint de serrer les joints motuans quand on a posé le couronnement des tètes du pont et les parapets ; la précaution qu’on a prise de charger les voûtes d'iln poids au-dessus de celui de celle maçonnerie et de la chaussée, sans qu'il en soit résulté une augmentation d» tassement, a dû rassurer l’ingénieur à cet égard ; mais il doit faire observer qu'il y aurait beaucoup d’imprudence à faire des joints pieare à

pierre , dans la pose des couronnemens et des parapets des ponts , et à charger les voûtes d’un poids aussi considérable avant que le tassement soit entièrement effectué.

On conçoit aisément qu’en prenant meme fa précaution de surhausser les couronnemens et les parapets, en raison du tassement qui devrait réaulter de leur poids, il y aurait toujours des épaufrures dans la partie supérieure des joints montans j il est donc essentiel de charger les voûtes d’un poids égal à celui des couronnemens, des parapets et de la chaussée , avant de faire ces ouvrages. .

Chappe de o“,io8a d épaisseur en mortier de chaux et ciment sur L’extrados des voûtes.

Le cube du ciment employé est de. ... - . 47,11-2

Celui de la chaui éteinte est de 23,556

Cube..': 70,668

Déchet, un cinquième i4,t33

Cube effectif. .T 7. ;. 56,535

Caillot», un vingtième de la chaux et du ciment. ..... 3,833

Cu»E employé. . .7.7777...';. . 60 , 568

On a employé vingt- cinq journées de maçon et aulant de journées de manœuvre à faire cette chappe.

Un maçon, servi par un manoeuvre, employait donc 2 mètres 4>4 millim. cubes de mortier par jour.

Celte chappe a été faite en deux couches , la première de o 1 *, 81 a d’épaisseur, et la deuxième de o", 27 1 ••

La première couche a été répandue et arrasée, sans être passée à la truelle ni être battue. La seconde , au contraire, a été posée et arrasée, en faisant traîner dessus une règle suivant la pente de 1 35 millimètres, par 1 mètre 948 millim-, ensuite elle a été passée à la truelle, jusqu’à ce

que le mortier fiât assez ressuyé pour pouvoir être battu avec de petites baltes faites exprès pour celle opération. A mesure qu’il se faisait des gerçures sur la chappe , les batteurs frappaient avec le revers de leur battes, à iGcentim. de disque côté de la gerçure, en venant vers les bords ; et lorsque ceux-ci étaient bien rapprochés, ils réunissaient les balèvres en les frappant du plat de leurs baltes.

On n’a cessé de battre que lorsqu’il n’a paru aucune gerçure, et que le mortier s'est |rouvé bien sec.

11 a été employé soixante-douze journées de batteurs, ce qui fait deux journées et un cinquième de journée de ces ouvriers, pour i métro cube de mortier.

SX*.

Rcjointoiement des voûtes:

Avant de refaire les joints , on enlevait soigneusement le mortier du fichage , sur environ 812 millimètres de profondeur, dans toute la longueur des joints. On mouillait ensuite l’ancien mortier , et on garnissait le vide qui avait été fait sur 1» profondeur ci-dessus, avec du mortier de ciment tamisé,

A mesure que le mortier se ressuyait , on le foulait dans les joints ,' en ajoutant ce qui était nécessaire pour les bien remplir. On ne cessait de les bien fouler et de les garnir que lorsqu’on s’était assuré qu’ils étaient bien pleins. Enfin , aussitôt qu’il commençait à se faire des gerçures à la superficie , on les frottait avec un instrument en forme de serpette , dont le dos avait leur épaisseur.

Cette opération était continuée jusqu’à ce qu’ils fussent noirs et luit sans. Pour cet effet , on passait dessus, à deux ou trois fois, un pinceau imbibé d'huile. .

Un maçon, servi par un manœuvre, a jointoyé , en dix jours et demi, 222 mètres 928 millim. de longueur, sur 81 2 millimètres deprofondeur, et i 35 millimètres d’épaisseur. Il jointoyait 21 mètres a 3 t millim. par jour.

Le cube du mortier entré dans les 222 mètres ga8 millim. de longueur, est de g 586 dix-millièmes de mètre cube, ce qui fait 45 centimètres cubes par mètre de longueur.

xxxn.

Pavage de la chaussée du -pont, enpatë de grès, de 216 à a 43 millimètres d échantillon.

Six paveurs , servis parsix manœuvres , pour leur approclier les matériaux , ont fait 58a mètres 72 a milliin. carrés en trente-neuf journées de travail; charpie paveur a fait par jour 14 mètres g4i millim.

carres.

Ce pavé a été posé sur une forme de grève de 2435 dix-millimètres ,' bombée de 189 millimètres dans son milieu; la grève était passée à la claie et bien purgée de cailloux , $pns aucun mélange de terre, et sèche.

Les pavés , après avoir été retaillés et essénlHlés , quand ils en ont eu besoin, ont été posés par rangées droites et d’équerre à l’axe du pont, en liaison de la moitié ou environ de leur parement , exactement joints en bout et en rive entr’eux , bien garnis de sable dessous et au pourtour, affermis à coups de marteau , et ensuite battus au refus d'une bie du poids de 24 kilogrammes 45o gram., frétée par le bout , pour être, lesdits pavés, assurés sur leur forme, et 1c bombement bien réglé. 11 a été étendu sur toute la longueur et la largeur de la chaussée une aire de sable de 1 55 millimètres d’épaisseur.

Page 1