‹ Recueil d'expériences et d'observations faites sur différens travaux exécutés pour la construction du pont de Nemours, pour celle de l'arsenal et du port militaire d'Anvers, et pour la reconstruction du port de Flessingue; dans lequel on a traité la théorie de l'équilibre des voutes;Chapitre 24 sur 37 · T1II* EXPERIENCE · texte numérisé non relu

T1II* EXPERIENCE

(Fig. 8.)

La voûte a été élevée sur deux piédroits de i 3 pouces de hauteur, et on a élevé au derrière , sur la largeur d’une brique, la maçonnerie des reins jusqu’au sommet de la voûte , oit elle a été arasée de niveau.. Cette maçonnerie , composée de briques et de mortier de sable trèsmaigre , étant destinée à faire connaître si son poids change la position des joints de rupture, et comment elle se fait dans les reins, on n’a laissé celte maçonnerie qu’un jour sur cintre.

On a baissé le cintre de 18 lignes : 5 voussoirs supérieurs portaient à gauche et 8 à droite ; la voûte s’est brisée à gauche entre les quinziéme et seizième voussoirs , et le joint s’est ouvert de a lignes à l’intrados • à droite, elle s’est brisée entre le douzième et le treizième, et l’ouverture de l’intrados était un peu moindre que la précédente : voilà pour les parties supérieures. Dans les inférieures , elle s'est ouverte à l’extrados, entre les deuxième et troisième joints , de 2 lignes à gauche et d’un peu moins à droite. Les reins se sont fendus à droite , entre les troisième et • 1

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quatrième voussoirs , dont le joint s'ouvrait un peu à l'extrados; à gauche, ils se sont fendus entre les cinquième et sixième voussoirs j ils étaient détachés de la voûte depuis le troisième vous soir jusqu'au cinquième ; l’intervalle allait en augmentant du troisième au cinquième, où il était à-peu-près d‘un demi-pouce ; la partie inférieure s'est déversée , et les piédroits ont basculé autour de leur arcte extérieure.

Cette expérience prouve que les piédroits et la maçonnerie au derrière sont insnfiisans pour soutenir la voûte. Elle confirme les précédentes sur le changement qu’apporte le poids des reins dans la position du joint de rupture des reins, et sur la manière dont se brise meme une portion de voûte. On voit que les reins sç fendent dans la direction du rayon , et on reconnaît , comme précédemment , quatre parties bien distinctes , deux à droite et deux à gauche , une agissante et une autre résistante de chaque côté ; s’il y a quelque différence dans la position des ruptures de part et d’autre du milieu de la voûte , elle ne peut venir que de la manière dont la voûte a été déointréo , en ne baissant pas également le cintre de chaque côté, ou de la dessiccation du mortier des reins plus grande d'un côté que de l’autre.

IX e expèbie.nce.

On appliqué verticalement contre la maçonnerie des reins deux madriers soutenus pap un arc-boutant , et on a baissé le cintre de a8 lignes : la voûte a conservé sa figure primitive sans qu’il se soit manifesté aucune rupture. * #

On a placé sur la clef des poids qu’on a portés successivement jusqu'à i5o livres : le sommet baissait sensiblement; les arcs-boutans étaient bandés plus fortement par la pression de la maçonnerie, qui tendait à déverser; la voûte s’est fendue en quatre parties, savoir : au joint vertical, qui s’est ouvert de plus d’un demi-pouce à l’intrados, et entre les treizième et quatorzième voussoirs de chaque côté , dont le joint s’est ouvert de a lignes à l’extrados. Enfin les piédroits ont basculé un peu autour de leur arête extérieure , et le joint inférieur

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s’est ouvert de plus d’une ligne en dedans, malgré la résistance des arcsboutans appliqués contre le derrière de la maçonnerie. Les reins se sont fendus de chaque côté dans la direction du joint entre les treizième et quatorzième voussoirs.

Celte expérience se rappotlc à la quatrième sûr le plein cintre, où la maçonnerie au derrière étant insuffisante pour soutenir la voûte, les poids placés au sommet l’ont brisée de la manière que nous venons de le décrire.

foutes surbaissées au quart.

Les expériences précédentes ont été répétées sur des voûtes surbaissées au quart , décrites avec trois arcs de cercle , dont la courbure diffère le moins possible. Chaque expérience a été faite lorsque la voûte portait immédiatement sur le joint des naissances, et lorsqu’elle était élevée sur deux piédroits de i3 pouces de hauteur. On a tenu compte des moindres observations sur l’exactitude desquelles on peut compter. Les memes voussoirs ont encore servi ici, après avoir été placés dans deux moules , l’un pour l’arc extrême , l’autre pour l’arc moyen. Chaque arc extrême embrassait six voussoirs, chacun de to° 34’ 21 ". L’arc moyen en embrassait douze , chacun de 4° a5' Sg”.

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