‹ Recueil d'expériences et d'observations faites sur différens travaux exécutés pour la construction du pont de Nemours, pour celle de l'arsenal et du port militaire d'Anvers, et pour la reconstruction du port de Flessingue; dans lequel on a traité la théorie de l'équilibre des voutes;Chapitre 25 sur 37 · X' EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

X' EXPÉRIENCE

(Fig. IO.)

La voûte portait sur le joint des naissances, et le cintre a été baissé de 5 lignes. Les seize voussoirs supérieurs reposaient sur le cintre, les dix inférieurs de chaque côté s’en sont détachés ; Ig partie inférieure, qu’on peut considérer comme une portion de voûte rampante, s’est fendue à l’extrados entre les quatrième « cinquième voussoirs, dont le joint s’est ouvert de 4 lignes. Entre les dixième et onzième , c’està-dire, vers lé sommet de la voûte rampante, l’ouverture a été dè 1 ligne et { à l’intiados,de même qu’aux naissances.

Celte expérience , qui est analogue à la première et à la cinquième , confirme qu’une voûte ovale extradosséc , surbaissée au quart , dont L’épaisseur est le vingt-quatrième de l’ouverture, ne peut se soutenir

par elle-même; elle fait voir aussi qu’au point où la partie supérieure tend à se briser, le joint s’ouvre à l'intrados. Lorsque la voûte se soutient, les ruptures qui ont lieu ici entre les dixième et onzième vous* soirs se portent an joint vertical ou aux deux joints de la clef. Les effets sont les mêmes, puisque les^scize voussoirs supérieurs descendant sans rupture sur le cintre, peuvent être considérés comme une clef d’un seul morceau s’appuyant contre le dixième voussoir.

XI e EXPÉRIENCE.

(Fig. I *.)

On a monte la voûte sur deux piédroits de i3 pouces de hauteur, composés de quatre assises. Le cintre ayant été descendu de 4 lignes, les sept voussoirs inférieurs seulement se sont délaçhéa; le joint entre le septième et le huitième s’est ouvert de i ligne et j à l’intrados, entre le deuxième et le troisième, de 3 lignes à l’extrados, et de i ligne seulement entre le troisième et le quatrième. Le joint inférieur des piédroits s'est ouvert de i ligne et j en dedans, et les naissances de là voûte ont été repoussées de 6 lignes hors de leur position primitive.

Cette expérience, qui se rapporte à la précédente, fait voir la différence qu’il y a entre la position des joints de rupture d’une voûte qui porte immédiatement sur les joints des naissances , ou qui a un piédroit de même épaisseur qu'elle.

XII e EXPÉRIENCE.

(Fig. ta.)

On a fait porter la voûte sur le joint des naissances, et on a embrassé chaque arc inférieur par une corde chargée d'un poids de a5o livres. La voûte s’est scyjlenue après avoir baissé de 6 lignes au sommet, dont le joint s'est ouvert à l’intrados de i ligne, les deux voisins de £ ligne seulement. A l'extrados, entre les quatrième et cinquième voussoirs, le joint s’est ouvert de i ligne et et de

i ligne entre les cinquième et sixième; à l'intrados des naissances il s est ouvert d'une demi-ligne ; après douze heures le tassement avait augmenté de 5 lignes.

Cette ex néricnce est la même que la deuxième et la sixième; elle fait voir que la rupture d’une voj'ite ovale extradossée, dont l’épaisseur est le vingt-quatrième de l’ouverture, doit se faire à-peu-près vers l’angle de /j5 degrés; en tendant les cordes davantage , le sommet de la voûte se relève , les joints se resserrent et tendent à s’ouvrir en sens contraire, ce qui se rapporte entièrement à la troisième expérience.

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