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dan# lenqnt s les ouvrages ont faits.
Du 20 juillet au 19 août
Du 39 août au s3 septembre in-
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Du 24 ««ptembre au octobre.
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Du 34 octobre au aî novembre.
Totaux
On voit que le cube de la pierre de taille entré dans les trois voûtes est de 814 mètres 643 mUliru. ; qu’il a été employé à la pose de cette pierre cent quatre-vingt-deux jours trois quarts de poseur , et trois cent soixante-quatre journées , cinq sixièmes de contre-poseur.
Un poseur et deux contre-poseurs ont donc posé par jour de douze heures de travail, 4 mètres 5 cent, cubes de celte maçonnerie.
Les voussoirs ont été conduits à pied d’oeuvre par des bardeurs.
Les trois voûtes sont composées de trente-neuf cours de voussoirs çb&cune ; les voussoirs des têtes , comme ceux de l'intérieur , sotjt d’un seul morceau: leur douelle a régulièrement 4° 5 millimètres, et leur coupe a millimètres pour 3a centimètres.
L’extrados des voûtes étant dérasé de niveau , la largeur de la face des voussoirs , à leur sommet, varie nécessairement, suivant leur longueur; la coupe des clefs , par exemple , est le soixante-douzième de leur longueur; on voit qu’avec une si légère différence entre l’intrados et l’extrados, il a fallu un grand soin dans la taille des voussoirs et dans leur pose. •
On sait par expérience que les voûtes tassent pendant et après leur déemtrement, que leur tassement dépend de leur courbure, de l'appareil et du nombre de rangs de voussoirs qui les composent, de l’épaisseur des joints de. lits, du soin qu’on apporte à la pose, de l’attention à caler et contre-caler , du fichage des joints et de la dessiccation du mortier.
Aucune de ces conditions ne peut être négligée dans la construction des voûtes, sans qu’il n’en puisse résulter les plus graves inconvéniens, auxquels il est bien rare qu on puisse remédier quand ils sont arrivés.
Il est indispensable de prévenir les effets du tassement , qui dénaturent toujours la courbe des voûtes. Le moyen employé jusqu'à présent est un surhaussement dans la construction des cintres. Mais ce surhaussement ne peut précisément être déterminé parle calcul, et le parti le plus sûr est de l’évaluer d’après l’expérience acquise à ce sujet dans la construction des grands ponts projetés et dirigés par M. Perronet.
Celui des arches du pont de Nemours a été évalué à sept pouces dans le devis rédigé par l’ângériieur chargé de la direction des travaux. On verra , à l’article du décinlrement , qu’il est impossible de rencontrer plus heureusement.
Les arches de ce pont sont construites , comme on l’a déjà dit , en arcs de cercle décrits avec un rayon de quatre-vingt-treize pieds, et dont la sous-tendante est de cinquante pieds.
L'épure des voûtes qui a servi pour la taille des voussoirs a été faite suivant cet arc , qui , ne pouvant cire tracé au simbleau , à cause de la longueur du rayon , a clé décrit sur une' aire bien de niveau , par le moyen d’ordonnées et d’abscisses exactement calculées.
L’arc des ciutres est décrit avec un rayon de quatre-vingts pieds un poucjf six lignes , pour avoir un surhaussement de sept pouces ; ft;ur élelon a été fait en employant la méthode qui a servi à tracer l'épure des voûtes.
On voit qu’en surhaussant le cintre, on a eu un arc dont le développement était plus grand que celui de l’arcde l’épure, sur lequel les vottssoirs ont été taillés; que cette différence a nécessairement porté sur JVpaisseur des joints de lits fixés à six lignes ; il a donc fallu augmenter les joints dans la pose ; mais l’expérience prouve que , pendant et après la construction des voûtes , il y a des joints qui s'ouvrent et d'autres qui se resserrent , par l’efTet du tassement ; H a donc fallu aussi , en serrant les joints qui devaient s’ouvrir, et en ouvrant ceux qui devaient se fermer , trouver le moyen de construire une courbe sans jarrets , suivant l’arc surhaussé, avec les voussoirs taillés suivant l'arc de l’épure : c’est à quoi l’on est parvenu.
On a commencé par faire l’épure en grand de la moitié d’une voûte, suivant l’arc décrit avec un rayon de quatre-vingt-treize pieds de longueur , et suivant lequel les voussoirs ont été taillés.
On a construit au-dessus une autre épure, suivant l’arc surhaussé, dont la flèche était de quatre pieds une ligne , au lieu de trois pieds cinq pouces une ligne , qui est celle de l’arc de l’épure , ce qui donne sept pouces de surhaussement.
Ce surhaussement a été distribue sur toute la longueur de la demivoûte, de manière à être zéro aux naissances.
On conçoit que cette distribution a présenté de grandes difficultés, à cause de la différence de coupe des deux arcs et des conditions qu’on s’était imposées, pour obtenir un parallélisme dans les joints après le tassement des voûtes.
C’est enfin en présentant sur l’arc surhaussé le panneau des voussoirs , et en construisant la demi-voûte telle qu'elle devait être exécutée sur le cintre, qu’on est parvenu, par de nombreux lâtonnemens, à avoir en même temps une courbe^sans jarrets et une loi régulière , pour l’épaisseur des joints , sans s’écarter des précautions à prendre pour ceux que le tassement devait ouvrir , et ceux qu’il devait resserrer (i).'
On a relevé sur l’épure toutes les abscisses et les ordonnées de cette courbe, ainsi que les ouvertures de joints à l’intrados et à l’extrados , et l’on a iorméja table , qui a servi de guide dans la pose.
Voyez , fig. t" , une demi-voûte sur cintre. .
Effets remarqués dans le cours de la construction des voûtes *
La pose du premier etdu deuxième rang de voussoirsn’a rien présenté de remarquable; mais en posant le troisième, on s’esi aperçu que l'ordonnée du second était diminuée ; celte diminution provenait du tassement des arbalétriers et de la compression des cale». Comme elle devait avoir lieu sur les ordonnées des rangs suivans, on ne s’est point attaché à former un arc continu ; on a posé suivant la table , en la corrigeant , néanmoyis , chaque fois qu’il était nécessaire , ce qui était très-aisé et très-promptcmenl fait. 11 est résulté qu’au lieu d’un arc continu , on avait un arc en crémaillère , mais qui se rétablissait peu à peu comme il devait être , à mesure qu’on approchait de la clef.
On a remarqué qu’il fallait faire, de.deux en deux rangs encore, les ressauts de crémaillère plus forts , parce que le tassement était complexe ; chaque rang , outre son tassement particulier , en avait un autre proportionné à telui qui le précédait immédiatement. Cette toi trèssensible dans les premiers cours de voussoirs, a été en diminuant jusqu’au neuf vingt-quatrièmes environ des voûtes, où elle a passé du positif au négatif.
Après la pose des septièmes rangs , on s’est aperçu que lés premier, deuxième et troisième joints de chaque côté des naissances commençaient à s’ouvrir à l’extrados ; l'ouverture de ces joints était tf une demi-
(0 LVjiaisseur des joints est généralement de sis lignes.
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ligne pour le premier , un tiers de ligne pour lu second , 'cl un sixième de ligne environ pour le troisième.
Cette ouverture a augmenté jusqu'à la pose des clefs ; a celte époque, l’ouverture du joint des naissances était décroîs lignes, et celle des joints suivans allait en décroissant jusqu'au cinquième cours de voussoirs, où elle était nulle.
Ces ouvertures de joints ont nécessairement apporté quelques petits cliangemens dans la table, qu’il était facile de corriger sur le tas, en comparant l'abscisse et l’ordonnée du dernier cours de vatissoirs pose, avec celles portées dans cette table pour Je même cours.
On a été complètement récompensé de la peine qu’on a eue pendant tout le cours de la pose, par la précision avec laquelle on est arrivé aux clefs.
Elles ont toutes absolument la même coupe que les autres vonssoirs, et la place qui est restée pour leurs joints avec les contre-clefs, s’est trouvée exactement celle qu’on avait intention de donner avant la pose du premier cours de voussoirs.
C’est uniquement au tracé particulier de l’épüre qu’on doit les heureux résultats auxquels on est arrivé.
Pendant et après leur décinlrernent, les vo&tes n’ont pas éprouvé le plus petit accident.
Sur mille quatre cent quarante-neuf morceaux de pierres dont elles sont composées, pas un seul n’a eu la moindre cpaufrure , ce qui vient de ce que toutes les cales ont été posées exactement à six ponces des arêtes des voussoirs, et sondées avec grand soin avant le fichage, afin do s’assurer qu’elles portaient toutes. .
Le tassement a été en décroissant proportionnellément depuis les clefs jusqu’aux naissances. Le lendemain du décintrement des voûtes, il était de trois pouces six lignes à la clef de chaque arche; il a augmenté insensiblement jusqu’à sept pouces six lignes, et s’est arrêté.
On s’est assuré de son effet par une charge en pavé de grès de plus d’un million cinq cent mille livres , répartie sur les trois voûtes. Cette charge, d’tîn poids au-dessus de celui du couronnement, des têtes , des parapets, des trottoirs et de la chaussée, n’a produit aucune augmentation dans le tassement.
Pendant et après le décintrement , les joints des naissances se sont ouverts à l’extrados, et se sont fermés à l’intrados; l’ouverture et le resserrement ont eu lieu sur les trois premiers joints, d’une manière sensible. Le premier s’est ouvert de douze lignes , le deuxième de huit lignes , et le troisième de deux lignes. V oyez fig. 2*.
Le resserrement a été de cinq lignes pour le premier joint , de trois lignes pour le deuxième, et de deux lignes pour le troisième.
Les joints suivans se sont simplement un peu comprimés dans toute leur hauteur; ceux des clefs se sont fermés à l'extrados e* ouverts à l’intrados , mais d’une manière bien moins sensible «ftie ceux des naissances, parce qu’on avait eu la précaution de les contre-calcr avec des cales en bois de çhéae très-sec et très-dur.
La charge des reins en maçonnerie de moellon posé de champ dans le prolongement de la coupe des voussoirs , ne les a pas fuit lasser particulièrement; le tassement qu’ils ont éprouvé a été subordonné à celui des clefs de* voûtes , qifii a été de trois ligne^jfpcndant cette opération. • . *
On ne doit pas laisser passer une observation très-curieuse et trèsimportante ; c’est qu'après le décintremcnt des voûtes , par l’affaissement des cintres, comme il sera expliqué plus loin , les joints des naissances, auxquels ou avait donné deux lignes d’épaisseur à l'extrados, et douze à l’intrados, se sont ouverts, comme on l’a dit plus haut , de douze lignes à l’extrados , et fermés de cinq lignes à l'intrados. Cette ouverture avait lieu également dans toute la longueur du premier cours de voussoirs, d’unç tête à l’autre du pont , de sorte aju'on voyait que les premiers cours.de voussoirs ne portaient sur les coussinets que sur un pied de hauteur environ à l’intrados ; tout le reste du joint audessus était à jour (1).
Celte olwcrvation indique particulièrement la direction de la poussée des voûtes , qu’il est indispensable de connaître pour en calculer les effets. •
On a refiché les joints, après les avoir contre-calés avec des cales en
(1) Le mortier dont on avait fiché ce joint était adhérent aux coussinets des voilles.
Conforme Je coin,. de quatre pouces tic largeur, et d’un pied de longueur.