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GOUEGOUSOVATZ, BANJA et JAGODINA.
x our gagner la frontière serbe à TE. de Nîsch, on traverse la Nischaya sur le pont, qui conduit à la citadelle et longeant le pied de cette dernière, on traverse en biais une belle plaine cultivée, en se dirigeant d'abord au S,, puis au S.E. et à TE. A V/\ d'h. de.Niach nous vîmes au S.E. le village de Posetsch et à TE. S.E. celui d'Oraovitsch ; tous les deux sont situés sur la pente de petites montagnes calcaires et au pied d'escarpemens peu considérables.
Si nous n'avions pas aperçu jusques là d'avoir monté, une première pente sensible précède Posetsch et elle est suivie d'une seconde, après laquelle nous vîmes que nous étions sur des collines tertiaires adossées aux crêtes calcaires. Après une petite descente, pour franchir la partie supérieure d'un vallon, on n'a plus qu'une très petite montée, pour atteindre le col bas et calcaire, où est situé le poste serbe de Groumada ou Gramada. Nous étions donc arrivés au partage des eaux par des pentes très peu considérables et fort douces. Ce col a tout au plus S à 600 p. sur la Nischava à Nisch ou une hauteur absolue entre 900 à 1000 p. Les champs de maïs montent tout près de ce point sur son côté occidental, tandis que de l'autre il 7 a des petites bocages et à 74 d'h. sous ce col de formation secondaire il 7 a de nouveau des rochers tertiaires*
Les hotnmea du poêfë ayant demandi? notre passe-port, cmnmp il et lit enfermé dans notre malle, notre domestique, un Serbe, les contenta bien vîte, en leur apprenant les rapporta que noue aviomi eu avee le prince Miloscb, D*iiil leurs notre passe-port devait être vise à Gourgousovatz* En descendant du col à k vallée du petit Tîmok (Mali-Tîmok), on a une vue assez belle sur cette cavîtë, ornée de forêts et de cultures, mais eans Iiabîtatione visibles. Les montagnes élevées sont des rochers calcaires, tandis que les collines sont des hauteurs de molasse, Dnns le fond de la vallée, à y^ h. du col, se trouve près d'un pont le Han isolé de Malî-Tî* mok-Han *). Un village du nom de Posetscha se trouve cependant dans la vallée plus au N,
La vallée du petit Tîmok court du S. au N. et surtout du S.K au N.O, Elle a un petit quart d'heure de largeur et est environnée dans ce lieu de pentes pelées* Noua gravîmes sur celle à TE, par une nouvelle route de voiture. Arrivés au haut, nous eûmes à parcourir pendant plusieurs heures des plate- formes calcaires, où il y avait ça et là des enfoncemena ou des gorges sans eau et qui nous rappelaient ces plateaux pelés fréqnens en Lorraine et Bourgogne. Nous n'y aperçûmes qu'une seule habitarîoa, quoiqu'il j eût bien ça et là quelques pâtres, mais les villages paraissaient pour le moment n'exister que dans les vallées des Timoks,
A 2Vj ou 3 l. de l'auber^îe du petit Timok la route, allant de rO. à TE,, tourne au N. et N> E. Dans ce lieu le plateau jusqueS'-là déboisé, se couvre de petits chênes clair- semés et on npproche du plus liaut point de ces terrasses. Arrivés dans ce lieu de 1800 à 2100 p- d'élévation, nous j trouvâmes une caravane de charriots valaquea chargés de cubes de sel de roche. Les charretiers avaient dételé leurs bœufs sur une petite pelouse et étaient
i) Kona poussâmes ao» cheTtux dans la cli ambre commuac cîo cotte hÔteU lerie, ponr les fuire passer duna rëcarie , qui tU-J dem^fe et nous j prîmes un petit rcg-il composé d'ocwfs stir le pi tu t\ iVtu\ peu de jambon, que nuua n^ariqQs plus peur de montrer coïrttne en Turquie. D faut avoîr Toyagé dans ce dernier empire, pour comprendre, combien i*Européen ne trouve âéjl. plai cher. lui, une fma pessé U frontière Rcrbc. Une vieiMe moustûebe *:erbe étant venu ti'établir devant le Han, pour Be reposer nn instant et B'abrJter du soleil^ noug luj offrîmes de prendre part à notre dîner, ce qui ]'enc))aQta et Tumeua à noua raconter les événttoBn»^ dont il aT&ït été téinnln el acteur aotia Ticemi-Geor|fe.
occupés à faire du feu et préparer leur souper. De tous les habitans de la Turquie ce sont les Valaques, qui ont le plus singulier aspect à cause de leurs grands bonnets de peau de mouton noir ou blanc et à la Robinson-Crusoô. Depuis cette sommité nous eûmes une vue très étendue au N., au S. et à TE* Du premier côté on voit se succéder jusques vers les défilés du Danube des cimes rabattues toujours plus élevées ; à l'Ë*, en deçà des derniers contreforts des montagnes, la plaine valaque était étalée devant nous à perte de vue, tandis qu'au S.E. se montraient une accumulation considérable de montagnes, qui étaient celles entre TËtropol- Balkan et Gorgousovatz.
Dès lors nous ne cessâmes plus de descendre, pour atteindre la vallée du grand Timok et cette descente d'au moins 2 h. nous montrait déjà, combien le bassin de Nisch et du petit Timok était plus élevé sur la mer que Gourgousovatz et Widdin. La gorge, qui conduit dans cette basse région, est fort pittoresque et assez large , car il 7 a de grands pâturages vers son milieu , des pâtres 7 faisaient entendre leurs fifres ou rassemblaient leurs troupeaux. A rO. et l'E. des bois de chênes couvraient les pentes des montagnes.
Le soleil commençait déjà à se coucher, quand nous parcourions encore ces bois et seul avec notre domestique, nous ne cessions de le presser, en criant Haidé^ mais le pauvre garçon avait beaucoup à faire, pour chasser devant lui notre cheval de bât et il perdait ainsi à tout instant son petit cheval. Il était presque nuit, quand nous atteignîmes le Timok coulant dans une vallée habitée et cultivée. Après Tavoir guéé, nous nous dirigeâmes à l'E., espérant d'arriver bientôt à Gourgousovatz qu'on nous avait dit n'être qu'à 9 h. de Nisch, tandis qu'il y a plus de 11 h. de route. Des feux allumés dans la campagne par des voyageurs nous paraissaient les lumières de ce bourg, mais vus à travers les vapeurs du soir, ces feux nous semblaient encore plus éloignés qu'ils n'étaient réellement.
Nous passâmes à nuit close à côté de quelques-uns de ces bivouacs, où il fallait prendre gcurde aux chiens. On nous assura que nous étions sortis de la route de voiture. Ensuite remis dans le bon chemin, nous traversâmes un terrain marécageux, où il parut plus prudent de descendre de cheval. Enfin vers les onze heures nous étions, sans le savoir, à la petite descente, qui conduit à
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(iourgousovatz et qui surprit &i Bubitemetit notre roontiire qa'olle ï ré bûcha et nous fit paaeer par-dessus lu tête du pauvre animal
haraifié.
L'aubergîate de Gourgoueovatz nllaît fermer ses contrevents h notre arrivée» Une grande salle commune reçut dans le fond nos chevaux, tandis que noua nous couchâmes sur le comptoir de ^hôtellerie et notre George ronfla à mes côtés étendu à terre sur un tapïs. Le lendemaîn nous fûmes éveillés par un bruit particulier, il faisait graiïd jour, l'aubergiste avait ouvert ses contreventa du comptoir et nous dormions à la vue des passans, Vîa-à-vîs de nous était une nouvelle maison couverte en tuiles, où se trouvait une école d'enseignement mutuel et à côté était ausaï une nouvelle église bien proprement blanchie. Nous nous hâtâmes d'aller Toîr le maître de l'école, pour qui noua avions une commission, puis nous parcourûmes la très large rue garnie de boutiques, qui forme Gourgousovatz (pron, aussi Gourgouschovatz). C'était en 1836 une bourgade toute nouvelle; toutes les habitations n'y sont la plupart que des rez-de-chaussée à toits en tuile rouge et devant les boutiques îl y a un passage couvert par la toiture. Une fontaine est rornement du Têçhartëchiou, A rextrémîté orientale du bourg est le Konak du capitaine du district, que nous trouvâmes en bel uniforme rouge à la tun|ue ei occupé à surveiller des bâtisses. Son secrétaire» on Hongrois slave, lut notre passe-port européen et le visa en ty ou tant avec mépris qu'il n'avait rien à faire avec notre Teskéré turc,
Gourgousovatz, comptant maintenant 321 maisons et 1484 âmes^ est placé à environ 200 p, de h* aba. dans un petit fond de la large et assez fertile vallée du Timok, qui est bordée de montagnes à cimes rabattues. Au N., non loin de Gourgouâovatz» le Mali-Timok se réunît au Véiiki-Timok (grand Timok), qui prend sa source à 4 L de cette ville en Bulgarie près du village de Ravua-Boutscha et entre en Servie à Korénatz entre les montagnes de Padina et Dmovrt. C est sur le haut de cette rivière que les géographes placent Isnebol avec raison ou à tortj c'est Ce que je ne saurais dire* Entre le grand Timok et un affluent du Timok, à environ 1 1. de Gourgousovatz, est situé le village de Zounitscba- Dolnia (33 m. et 228 h.), tandis qu*un autre, portant le nom de Zounitscha-Gomia (29 m. et 177 h.), est placé (dus àl*K dans le
haut de la seconde vallée. C'est dans cette direction que Ton va à Négotin et à Widdin, en longeant le Timok.
Pour atteindre cette dernière ville, on abandonne la rivière au point, où on la passe, pour aller au bourg de Zaitschar (422 m. et 2016 h.). Le mont allongé et tertiaire de Vratamitza s'avance de TE. vers ce point de la rivière et y prodoit l'espèce de petit défilé, qui a valu à ces hauteurs le nom de petite porte. Elles forment la frontière turco-serbe à l'E. ou au N. E« de Gourgousovatz et il faut traverser leur extrémité septentrionale, pour descendre sur Widdin. On sort de la Servie au poste serbe de Yrschkatschouka.
Le cercle de Gourgousovatz se ressent encore comme ceux d'Aleksinatz et de Podrina du voisinage de la Turquie. Proportionellement à l'étendue du terrain assez bien arrosé, on y trouve une population bien inférieure en nombre à celle des autres cercles de la Servie. Elle n'atteignait en 1846 que le chiffre de 31,901 âmes, distribuées en 60 communes, 1 bourg et 105 villages, comprenant 4306 maisons. Les cercles de Valiévo, de Kragoujévatz, de Schabatz et d'Oujitzé en ont plus du double et celui de Pojarévatz même trois fois autant. Il est évident qu'on a détruit beaucoup de forêts dans le cercle de Gourgousovatz, ce qui a dénudé une partie des pentes de montagnes et les expose à perdre avec le temps leur terre végétale.
Le cercle de Gourgousovatz ne se divise qu'en deux districts, savoir ceux de Svrlik et du Timok et de ZagVava. Le commandant et le tribunal résident à Gourgousovatz. Il y a 4 écoles et 2 douanes à la frontière, ainsi que deux Sastanak ou parloirs à Pandira et Gramada. La poste est au chef-lieu, où est aussi un archiprêtre dépendant du diocèse du Timok et ayant sous lui 29 paroisses et 10 églises.
Le district de Svrlik prend ce nom d'un vieux château situé non loin de la rencontre du Mali -Timok avec son premier affluent. Il comprend 36 villages, 1144 maisons et 10,502 âmes. Le commandant est à Niischevtzi (50 m. et 600 h.). Le district du Timok et de Zaglava contient 1 bourg, 68 villages, 3162 maisons et 21,399 âmes. Le commandant est à Gourgousovatz.
Nous nous dirigeâmes de Gt)urgousovatz à Banja, en montant au N.O. par une pente peu sensible et non boisée sur une
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longue collîne de molasse, formant le côte eeptentrional de la ynlïée du graud Timok. D*a^reables vues de montagnes reposent l'œil surtout à TE. et au S. A 2 1, de Gourgousovatz nous vîmes au N. Ë. de la route le TiUage de Vina (43 m, et 328 h.) et à 3 h* nous atteignîmes le premier col» qui petit avoir une hauteur absolue de plus de 2000 p. Â TE. les montagnes boisées paraissaient a^ élever à £100 p. au-dessus de nous et dans la vall^^a il 7 avait des eminences de 1000 à 2000 p* La plaine valaqtie terminait l'horizon de ce côté. Les vallées s'étendent de TO. S. 0< à l'E, N.E ou de rO. à TE. et les montagnes courent du N. au S*
La route de Gourgousovarz à Banja est faisable avec des charrettes, car noua y rencontrâmes un convoi valaque amenant du sel de Slatina. Nous descendîmes du eol dans un vallon assez profond, d'où nous remonfâmee immédiatement à un autre cal un peu moins élevé ou d'environ 1400 p. de h* abs. Nous fûmes frappés du terrain noir et argileux, qui couvre dans ces lieux les rocbea calcaires et y indique d'anciennes forêts extirpées.
Des pâturages et des plate-formes séparent le secand col d'avec village de Sehetlouk et n'ofirent que quelques bergers. On les traverse de TE. à l'O. , en se tenant au S* des cimes calcaires, qui dépendent du Rtagne. En tournant un peu au N,, on g*Tgne le village de Sehetlouk, qui est au 8. du Rtagne, au N< de la montagne du Krestatatz-PlanÎDâ et à TE. de celle de Dévitza-Koulou. LeKtagnene paraît depuis ce point qu'une pyramide de rochers, tandis que le Uévïtxa-Koulou forme un sommet applati, allotigé TQTS Bania et bordé de grands escarpemens calcaires assez pitto* resques. Les bois de cette montagne contiennent, dit-on, assez de gibier.
Depuis Schetlmik, village entouré d'une palissade en clayonnage, il fallut descendre des pâturages, pour arriver au vallon, qui débouche à Banja, A % 1, avant Banja nous vîmes à gauche au pied des murailles calcaires de la montagne les faibles ruines d'un château du moyen âge.
Banja, à 7 à 8 h. de GourgousovatZi nYtait en 1836 qu'un village de 132 maisons en partie en bois et la plupart alignées dans une seule rue. Aujourd'hui la population s'élève à 600 âmes. Son eau thermale érant excellente, ce lieu de bain mériterait qu'on le soignât. Si le pays est plat et déboisé k l'O. et au N.O. jusqu'à la crête à l'E* d'Aleksînatz et de Paratchin, au S. et à TE,
de Banja les montagnes offriraient des lieux convenables, pour établir des sentiers ombragés. La visite d'une petite source d'eau fraîche était en 1836 le seul but de promenade. Lors de notre passage ce petit endroit était rendu très vivant par la présence du prince Milosch et de ses employés supérieurs.
Le prince nous invita à l'accompagner au sommet du Rtagne, ainsi qu'à un puits naturel, dont le fond est couvert de neige et de glace en été. (Voyez ma Turquie. Vol. 1, pag. 132.) Le mont Rtagne surplombe à 1*E. le village de Banjk et n'en est séparé que par une longue pente gazonnée ou à bocages. Nous y montâmes, trompettes en iètef et fîmes un petit repas près du puits naturel, comme nous l'avons détaillé ailleurs. (Voyez ma Turquie. Vol. 3, pag. 286 à 288.)
La pyramide du Rtagne fait l'effet de loin d'un petit cône volcanique, dont le cratère aurait deux échancrures. Ce n'est pourtant qu'une très petite sommité triangulaire calcaire, qui forme Textrémité orientale d'une arête fort mince. Pour atteindre cette dernière, on a une demi-heure de montée le long d'une pente rapide gazonnée, puis on escalade des rochers en gradins jusqu'à la cime. Une cinquantaine de personnes peuvent à peine trouver place sur cette petite plate-forme de 3600 à 3900 p. de h. abs. Des précipices s'y trouvent àl'Ë., au N. E. et au S. et résultent en partie de la verticalité des couches calcaires. La vue est magnifique et variée. Au N. s'échelonnait une suite de plate-formes calcaires très sauvages. Parmi ces sommets blanchâtres de 3000 à 3500 p. on distinguait surtout l'Omolie, tandis que la chaîne presque aussi élevée du Goloubinie et du Mosna-Planina (?) avec le Rtagne enclavaient à nos pieds, comme dans un cul de sac, le riant bassin du Tzerna - Rieka. De plus basses crêtes séparaient au S. le Rtagne des montagnes un peu plus élevées au S. E. de la plaine de Nisch, en même temps qu'à TO. l'horizon était formé par le Jastrebatz. La Tzerna-Rieka afflue sous Zaitschar dans le Timok, commençant sous Gourgousovatz ; elle reçoit plusieurs torrents, entr'autres le Krivîvir et le Kresna, et porte, à tort ou avec raison, le nom de Timok dans quelques cartes. Bougarski l'appelle même Mali-Timok, ce qui est faux.
Le cercle de Tzma-Rieka (rivière noire) est composé des deux (iistricts de Zaitschar et de Vragogmatz ou de 30 communes, 1 bourg et 44 villages, 6183 maisons et 35,990 habitans. Le
eommiiDclant et le tribunal réaident k Zaitscliar, H y a 9 écoles, La douane et un Sastanak eet à la frontière à Vrschka-Tschouka, La poste est à Zaîtschar (422 m. et 2016 h,). Le district de ce dernier nom compte 23 villages et 2041 maiaone ou 15,886 âmes et celui de Vragogrnatz a un bourg, 21 villages, 3542 maisons et 20,114 âmesp Les commandants résident à Zaitschan
De Banja noua nous dirigeâmes à Jagodina par la route la plus directe, car nous aurions pu gagner aussi la cbaussée de Paratchin, mais nous voulions voir les montagnes au N, Al L de Banja nous passâmes à Tergovîechté, le long du chemin noua remarquâmes des éboulîa dans le terrain argileux, qui forme le fond de la plaine de Banja. En remontant un vallon au N.E., on ar* rive par des champs et des vergers de pruniers âVrmf 2a ou Vrmscha (69 m, et 522 h.), hameau place dans un cul de sac bordé de rochers calcaires bizarrement déchiquetés et troués* En deçà nous entrûmes immédiatement dans des bois de chênes et montâmes le long du Vréla-Rieka à un col occupé par des pâturages et quelques habitations. En deçà de ce col assez large de 1600 p» de h. abs. nous deacendimes pendant V^ h, par d'autres forêts jusqu'à Yj 1. de Loukova, Ce village est situé à 47, h de Banja dans une jolie vallée» qui est la partie supérieure de celle du Loukavîlza, affluent du Tzcrnitza de Paratchin. Elle est au pied occidental d'une montagne calcaire escarpée se liant à la partie N, 0< du Rtagne, maîa moins haute que ce dernier *)•
Nous mîmes 2 h„ pour atteindre le village de Krivi-Vr ou Krivîvîr à travers de basses collines arides ou ça et là couvertes de petits bois de chênes. Après cela nous entrâmes dans une belle
') Il inisAît nuit s^ Dotre arnVée, p^rce qi^e non a Moitê partii trofi tard de BADJft. Nous avioiiM beau dciïinndcr Taubergei on nuus dii^iiit ti>ujoi]rB d'avnncier et trompés ainsi nous, allâniea donner du n«E contre les îtun. àts bivouacs de Zing«reD DomiideE* Revenus sur t]OE pae^ nous trouvâmes enfin la maisou de Tauberge, mais il n'j avait ftme qui vive. îïotre domcieUquc alla alors cliercher le £me( ou maire, qtti upprenant nos rapports avec le ptince, nous reçut fort poliment cb*z lui et ne voulut pus absolument nous laifitier reposer, avant que la soupe au poalel et au Hz ne fîit cuke. Uu abri de feuillages sec» devant sa muison nous Bervit de chambre k cOQrherj mnis s*il avait plu^ nous y aurions été peu eommodpmcnt. Le lendemain a notre départ une jcuoe Zingare, fort pruprement habillée a la bulgaw et sisftK bien de figure, quoique basapée, vint noua présenter i«i de voira ixmme à un compatriotCf pré tetid ait-elle. Cea malbeureusea sont offertes alnai par ieurt pai eus aux étraugera et au?c amaieurs.
forêt très touffue, de haute futaye et d'environ 1 I. de largeur, à 8a sortie nous descendîmes de ce plateau à terroir rouge daus la vallëe du Moutnischka-Rieka. Le joli petit couvent de Svéta- Petka se trouvait à droite non loin du pied de la descente et un petit Han était tenu sur la route par les moines, dont Tun y était présent. Comme nous avions le malheur de voyager pendant un temps de grand carême, il n'y avait que des haricota blancs bouillis au seL
A 1 1. du monastère nous passâmes à gué le Moutnischka- Rieka, qui arrose une vallée évasée et fertile et coule au N.O. Sur sa rive septentrionale étaient des vergers de pruniers et le villnge de Tzrnitza. Nous continuâmes à nous rapprocher de la vallée de la grande Morava par des plate-formes déboisées arides et incultes, qui formaient des talus inclinés à l'O. A 2 I. avant Tchouprianous passâmes à Boschtané^Selo, où il y a des pâturages. A l'E. on distinguait encore le prolongement septentrional des montagnes calcaires à escarpemens, qui s'étendent de Lovkova jusques à TE. de Tzrnitza. A TO. une vaste coupure dans les montagnes indiquait le pasBflge de la Morava serbe à la grande Morava. Une pente insensible nous conduisit jusqu'à la plaine et nous fit arriver à Tchoupria à 1 1. du pied des collines. ')
Le long pont en bois sur la Morava était dans un délabrement, qui menaçait ruine, non pas faute d'argent, mais à cause de la singulière excuse que celui, qui était chargé de le réparer, était occupé à d'autres travaux à l'autre extrémité de la Servie. Une inondation subite aurait rompu de toute nécessité les frêles soutiens de ce passage important. Pour la route de Tchoupria à Jagodina voyez l'Itinéraire N^ 2.
En deçà de Jagodina on parcourt à l'O. une longue plateforme ou terrasse déboisée, très faiblement inclinée et en partie cultivée. Une paysanne portant des paniers de prunes jaunes, nous ayant rencontré, elle nous donna pour quelques sols presque la moitié de sa charge. Sur le pied de la montagne à 1 /2 h. de Jagodîn nous vîmes un poteau avec une roue au haut, pour empaler les brigands après leur exécution. Nous entrâmes alors dans
') ArriTéfi au Sali-Han à la turque prës de la Morava, comme nous n'avions gakre mangé depuis plus de 24 heures, nous nous ordonnâmes une soupe au riz et au canard, des haricots blancs et du lait aigre, mais notre domestique fit la remarque caractéristique que le canard serait probablement de trop.
un petit vallou, où nous trouvâmes à Vj L le hameau de Stîfilé entouré de basées montaf^oes et ayant un moulin mu par un filet d'eau. C'est à cet endroit que comtnence la montée» pour atteindre la cime des montagnee du Tzrni*Vr (cime noir), <|uî séparent la vallée de la Mura va de celle du Libpémiza ou de Kragoujëvalz. Ces montngtjeâ toutes couvertes de forêts de chênes atteîgoent de 14 à 15()0 p. La première pente est assez forte, mais la seconde Test moins, mais par contre plus longue; entre lea deux règne une espèce de terrasse. Nous mîraes une grande demi-heure, pour gravir ces hauteurs, où nous entrâmes dans les bois, pour y rester et tournoyer pendant 2 h. Dans les rares percées, qui s*oÔ'raient, nous n'appcrçùnies de tous les côtés que des forêts et nous comprîmes alors la facilité» avec laquelle des brigands pouvaient faire disparaître de» voyageurs dans ces lieux, de manière que la menace de la potence à leur entrée n'éîaît pas jadia de trop. On voh évidemment qu'on a négirgé d'élaguer les arbres comme moyen de défense pour rendre plus difficile l'entrée dans le bassin de Kragoujévatz,
A 2Va I. de Siiplé noua rencontrâmes le premier être vivant et un petit Han au milieu des bois. Une femme et son fils y étaient occupés à dîner avec des haricots blancs, repas frugal que nous nous empressâmes de partager* Des pâtres erraient dans les environs avec quelques chèvres» C'étaient probablement d'eux ou de voyageurs que provenaient les restes de feux de bivouacs que nous avions aperçus dans répajsseur du bois.
Depuis Tauberge de Drénak à Kragoujévatz on compte encore 2 Va !• On descend presque toujours et d'abord par un prolongement de la forêt. Après IV4 d*h. on joint près d'une habitation isolée la grande route de Krouschévatz à Kragoujévatz. On voyage alors au milieu de prairies, de champs et de vergers i\r pninierB, où les gens de cette dernière ville viennent faire Je dimaucUe des picniques champêtres.
PIIUPOSITION