AMPULLAIRE BORÉALE
Nous possédons, au Cabinet d'histoire naturelle, une autre Ampullaire que M. de Lapylaie a envoyée de Saint-Pierre et Miquelon près de Terre-Neuve. Sa surface lisse la distingue de l’Idole, et l'épaisseur de son test l’éloigne de l'Ampullaria guyannensis avec laquelle on pourroit être tenté de la réunir.
Je la nomme, à cause du lieu qu’elle habite,
AmPULLARIA BOREALIS, testa ventricosa, globosa, crassa, ponderosa, ex albido fuscescente, late umbilicata , striis longitudinalibus , rugisque nullis.
Cette Ampullaire nous présente des formes semblables à celles de l'Ampullaria guyannensis. Ses proportions sont les mêmes; elle est striée longitudinalement. Mais l'épaisseur du test est au moins triple, en sorte que le poids de cette coquille est considérable. Un autre caractère qui la distingue aussi de l’'Ampullaire avec laquelle je la compare, est la grandeur énorme de l'ouverture de l’ombilic qui manque
presque tout-à-fait dans lAmpullaire de la Guyane. La couleur est roussätre ou blanc-jaunâtre sur le haut du dernier tour; la base en est blanche.
Je termine ici la description des coquilles fluviatiles de l'Amérique, rapportées par MM. de Humboldt et Bonpland, et de celles du même continent que j'ai cru devoir publier, afin de préciser davantage les caractères des espèces nouvelles dont la Zoologie est redevable aux recherches actives de ces deux
voyageurs.
COQUILLES UNIVALVES MARINES