‹ Recueil d'observations de zoologie et d'anatomie comparChapitre 150 sur 175 · STROMBE AILE DE ROITELET · texte numérisé non relu

STROMBE AILE DE ROITELET

STROMBUS TROGLODYTES , desta ovata, turrila, acula, luteo-rufescente , striis transversis subnullis, anfractibus plicatis, angulatis, spiram versus com planatis, plicato-crenatis, labro crassiusculo, flavescente, columella alba callosa.

Strombus iroglodytes, Lam. , an. sans vert., VIT, p. 209. Habitat ad Acapulco.

Ce petit Strombe, déjà caractérisé dans l'Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, offre une coquille turriculée , composée de huit à neuf tours, dont le dernier est plus haut que tous les autres mesurés ensemble. Chaque tour s'enroule en s’accroissant peu , et en laissant une rampe spirale aplatie, formée par la carène crénelée qui s'élève sur chacun d’eux. Le dernier tour n'offre plus qu'une foible trace de cette rampe sur l’angle de laquelle on voit deux ou trois tubercules plus ou moins saillans. Les stries transversales sont très-fines et un peu plus marquées près du bord dé la lèvre et sur le dos du canal, au-dessous du sinus labial. Du côté

de la bouche, la callosité est assez forte, indépendante et éloignée de celle de la columelle. La lèvre est épaisse, échancrée vers le haut, et prolongée sur les tours de spire, de manière à creuser une gouttière étendue jusque sur le tour antépénultième. Le bord gauche de cette gouttière est fermé par la callosité de la columelle qui remonte jusque sur le troisième tour. Le sinus inférieur de la lèvre est très-marqué; le canal échancré est presque dans la direction de l'axe de la coquille. L’aile formée par le bord n’est pas trèsgrande. La couleur est en dessus un marron vif avec quelques taches blanches disposées en bandelettes transversales sur la carène des tours. Le dessous du dernier tour et la pointe de la spire sont plus pâles. La lèvre et la columelle sont blanches ; du jaune soufre colore l'intérieur de la bouche.

L'individu est haut de 15 lignes.

STROMBE TREILLISSÉE. PL. rvn, fig. 4, a, b.

STROMBUS CANGELLATUS, desta elongata, turrita, rosea; coslis longitudinalibus strias transversas tenuiores decussantibus ; labro marginato intus et extus crenulato; columella callosa lævi in carinam Le superne prolongata.

Lam. , an. sans vert., VII, p. 212.

Encycl. , pl. 408, fig. 5, a, b.

Habitat ad portum Acapulco.

Ce singulier Strombe est un des exemples les plus frappans qui prouvent combien la plupart de nos coupes en histoire naturelle sont artificielles. Il est impossible de ne pas être frappé de la ressemblance qui existe entre cette coquille vivante et une autre fossile commune dans nos bancs coquilliers de Grignon et de Courtagnon, le Rostellaria fissurella; et cependant ces espèces doivent être même placées dans deux genres différens : car l’une a un sinus à la base de la lèvre, et la .coquille fossile n’en a point. M. de Lamarck ne parle pas de cette affinité qui me paroit plus remarquable que les petites varices élevées sur les derniers tours seulement. Elles sont opposées l’une à l’autre, et rappellent plutôt celles des Ranelles que celles des Tritons.

On ne connoissoit pas encore la patrie de cette petite coquille originaire de la mer du Sud , sur les côtes occidentales de l'Amérique , près d’Acapulco.

Sa spire se compose de huit tours, dont le dernier fait plus de la moitié de la hauteur de la coquille. Ils portent tous des côtes nombreuses, serrées, longitudinales , dont l’arète est lisse et aplatie. Il y a entre elles plusieurs stries transversales formant un petit treillis sur toute la surface du test, excepté sur la portion inférieure du ventre du dernier tour qui est luisante et n'offre que deux ou trois rangées de stries près de la columelle. Le reste de l'intervalle des côtes est parfaitement lisse. Les six tours supérieurs ont chacun une petite varice diamétralement opposée, de manière à ce que leur ensemble forme une carène continue de chaque côté sur le haut de la spire.

L'ouverture de la bouche est très-étroite. La lèvre est épaissie en un bourrelet réfléchi et saillant en dehors, dont la carène inférieure est lisse et dont les bords externes et internes sont crénelés par un grand nombre de petites côtes élevées transversalement, soit à l’extérieur du bord , soit à l’intérieur de la lèvre. Le dedans de la bouche est lisse. Un peu au-dessus de l’échancrure du syphon, on vait le petit sinus qui est caractéristique pour le genre dans lequel on range cette coquille. |

La columelle est lisse et calleuse, et se prolonge jusque sur le quatrième tour, et fait ainsi un des côtés de la goutuière longitudinale, dont l’autre bord est le produit du prolongement de Ja lèvre. Cette disposition est exactement semblable à ce que nous offre les Rostellaires, et particulièrement le Rostellaria fissurella fossile sur lequel la gouttière atteint jusqu'à l'extrémité de la spire. La couleur de cette intéressante coquille est rosée.

Sa hauteur est de 10 à 11 lignes.

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