‹ Recueil d'observations géodésiques, astronomiques et physiques, exécutées par ordre du Bureau des longitudes de France, en Espagne, en France, en Angleterre et en Écosse pour déterminer la variation de la pesanteur et des degrés terrestres sur le prolongement du Méridien de Paris, faisant suite au troisième volume de laChapitre 100 sur 237 · i2oi,o635 i5o,i · texte numérisé non relu

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Arago. Le dimanche sa février 1807; horizon embrumé, lumière de Formentera très-faible, celle de Cullera très -brillante. La première disparaît d. tems en tems : ces interruptions ont fait durer la série depuis 7 heures du soir jusqu’à minuit. 11 s’est alors élevé du brouillard sur ta mer , et les réverbères de Formentera ont tout-à-fait disparu. Ceux de Campvey , du Desierto et d’Espadan ont été invisibles toute la nuit.

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Àrago. Le lundi fl3 février 1807, circonstances très-défavorables; lumière de Fomentera faible et diffuse. Pendant la quatorzième observation il s'est formé tout-à-coup du brouillard sur la mer , ce qui l'a encore affaiblie ; enfin elle a complètement disparu après la vingtième observation.

On peut remarquer que dans cette série , la valeur de l’angle change brusquement à la seizième observation. Voici l’explication de cette anomalie apparente, telle qu'elle se trouve consignée par M. Àrago sur les registres mêmes des observations.

Il y avait à la station de Cullera deux réverbères réflecteurs , dont les axes étaient élevés de iw,83 au-dessus du piquet qui marquait sur cette montagne le centre de la station. Le fl3 février 1807, jour de la série précédente, les deux réverbères furent allumés comme à l’ordinaire ; mais le vent cassa la cheminée de celui qui était le plus près de la mer, et qui par conséquent se tiouvait le plus à gauche, en regardant de Mongô ; selon le rapport des matelots, alors chargés d’entretenir la station de Cullera , ce réverbère resta éteint assez long-tems. Or, en dücutant la marche de la série, il paraîtrait que les quatorze premières observations ont été faites avec un seul réverbère , et que c'est seulement à la seizième que le réverbère éteint a été rallumé. La seule chose sur laquelle il peut y avoir du doute , c'est de savoir si la première moitié de la seizième observation a été faite avec un ou deux réverbères; mais en calculant la différence de correction qui en résulterait dans l’un ou l'autre cas, on trouve qu’elle ne ferait que o*,a 2 dans le résultat définitif de la série entière, quantité qui est de peu d'importance dans un angle mesuré principalement pour servir de vérification.

Par cette raison même, nous nous abstiendrons de rien prononcer d’hypothétique sur cette correction, et nous emploierons dans nos calculs de vérification la série pure et simple, telle qu'on l’a observée, et telle que l’a adoptée 1a Commission.

PROLONGATION DE LA MÉRIDIENNE

Mongi. Résumé des observations de l’angle entre les réverbères de Cu liera et ctuX

de la Mola de Forment era.

1807. aa février, îa observations i35* 7'ii'3i)3

a3 février, 30..., i35° / $'.928

Moyenne arithmétique entre les 3a observations i35* 7*10*477

Réduction à l’horizon + 1' 1 6*693

Correction pour l’excentricité de la lunette — 0*050

Angle entre les réverbères de Cullera et ceux de Fomentera réduit à l'horizon et au centre i35° 8'a7*iao.

Les observations que nous venons de rapporter renferment diverses relations qui permettent de les corriger les unes par les autres , en employant la comparaison des angles totaux aux angles partiels. Pour former les équations de condition par lesquelles ces relations sont exprimées, nous emploierons la même notation dont nous avons fait usage dans les observations du Desierto. Nous désignerons la vraie valeur de chaque angle par les lettres initiales des stations auxquelles ses deux branches répondent ; et pour désigner la correction que les observations faites de cet angle nécessitent, nous emploierons la caractéristique/ placée devant le signe qui le caractérise , nous aurons ainsi ;

Desierto— Cullera. . . .

3o observ. [DC] —

35* 5'33'56g + /.[DC]

Cullera — Espadan ....

ao ...

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