LA MOLA DE FORMENTERA
Formentera est une petite Ile situc'e à peu près à vingt-cinq minutes au sud de l’ile d’Yvice. On n'avait pas songé d'abord à potisser jusque-là l'extrémité de l’arc, et même on n’aurait pas pu le faire directement , si l'on eût laissé la station d'Yvice sur la montagne de Los Masons, où Méchain avait projeté de da placer. Car Formentera n’est pas visible de celte montagne. Mais ceux d’entre nous qui allèrent préparer les signaux dans Me d’Yvice, ne tardèrent pas à reconnaître la possibilité de joindre cette lie à For-* mentera par un triangle dont le troisième sommet serait au Mongô *ur la côte d’Espagne , et ce ftit cette considération, autant que l’avantage de choisirdans Yviceuncmontagnc plus Haute, qui nous détermina à remplacer Los Masons par la montagne de Campvey. La station de * Formentera fut établie sur un plateau élevé d’environ deux cents mètres. Ce plateau qui forme à peu près la moitié de l’ile, s'élève comme une grande masse perpendiculaire au-dess^ de la mer , et c’est sans doute cette configuration remarquable qui lui a fait donner le nom de La Mola, dérivé du latin moles. Les habitans de cette petite lie sont très-peu nombreux, et ceux d'Yviza les regardent comme des sauvages, quoiqu'ils ne soient pas eux-mêmes très-civilisés. Leur étonnement fut extrême, quand ils virent des étrangers, de* hommes venus de France, projeter de passer une année dans leur pays, y louer dne cabane, y porter des instrumens qu'ils ne connaissaient pas , en un mot y former un Observatoire. On eut beaucoup de peine à y porter les instrumens et particulièrement à établir les supports de la lunette méridienne, car l'usage des chariots y étant inconnu, il fallut porter à bras d'hommes les masses de pierres qui devaient former ces supports. Ce travail fut terminé dans les premiers mois de 1807. Mais nous ne pûmes commencer les observations de latitude que l’année suivante, parce que notre grand cercle qui avait déjà beaucoup servi, était peu commode pour prendre des distances d’étoiles au zénith , et que d'ailleurs nous avions jugé avec raison préférable de terminer complètement la triangulation avant de nous occuper d'un autre objet.
Le centre de la «tatiou a clé placé sur le toit horizontal de la
OBSERVATIONS CÉODÉSIQUES. 171’
cabane cpii non» servait d'Observatoirc; et l’on a placé Le centre de ==™™e la lunette méridienne précisément au-dessous de ce point dans la même verticale. Une grosse pierre épaisse et plate , placée sur le toit, a successivement servi pour établir les réverbères et le cercle.
La hauteur du centre au réverbère au-dessus de cette pierre a été constamment de — o“,i5 ou o“,gg. La première hauteur
i",i4 était celle du centre du réverbère au-dessus du toit de la cabane, et la seconde était l’épaisseur de 1a pierre qui servait de support. La surface supérieure de la pierre est élevée au-dessas de l’Observatoire de 3“,73.
DISTANCES AU ZÉNIT.
Réverbéré de Campvçjr.
Nombre
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