APRÈS SES QUATRE CONFÉRENCES
Vois-tu ce voyageur? — Il n'a qu'un seul désir, C'est de rester toujours sur la grande chaussée. Vois-tu cet autre? — 11 veut parcourir à loisir Les bois odorants, où la route est enchâssée !
Eh bien ! entre ces deux si j'avais à choisir, O Wihl, mon humble voix serait bientôt fixée ! Oui, j'aime à folâtrer! C'est mon plus grand plaisir D'herboriser parmi les bois de la pensée !
Tu me pris par la main, et je t'accompagnai.
Dans ces bois où l'on fuit un sentier aligné.
Dans ces bois, loin, bien loin du grand chemin morose!
Bois où tu nous montras l'hyacinthe et la rose.
Bois que de ses flots purs la poésie arrose !
Du temps ainsi perdu, Wihl! c'est du temps gagné!
1 Bruxelles, le 2.^ janvier 1874.
* Homme de lettres allemaïul, esprit original mais diffus.