II. — Croquis au fusain
C'est un soir de novembre et le temps est mauvais ! Il fait froid dans la brume immense que je brave. Dans ces champs tout boueux je suis seul, seul je vais, Et seul à mon oreille attentive, se grave
Le bruit sourd de mes pas. Je foule des navets. Et je heurte du pied un bout de betterave.
Nature, de quel voile épais tu te revêts !
Tout est sombre, tout CwSt tranquille, tout est grave !
L'humidité de tous cotés vient s'amassant :
Du sol, le brouillard monte et du ciel il descend !
Les villages, Tair où ne souffle aucune brise.
Les champs, les arbres nus — .squelettes décharnés — vS'estompent d'une teinte, aux contours tâtonnes, Uniformément mate, uniformément grise !
Le 7 novembre 1874.