FRAGMENT
J'étais à ma fenêtre. Un vent frais et léger
Faisait frissonner le feuillage; Dans rherbe, les grillons ne cessaient d'échanger
Leur monotone babillage ; Mais rinsecte des champs et les arbres touffus
Perdus dans la Nature immense Ne produisaient qu'un bruit faible, qu'un bruit confus, Oui meurt et recommence!...
J'étais à ma fenêtre : et tels les sons divers Mêlaient leurs notes presrjue étcinles
Tels les jaunes épis, le ciel bleu, les prés verts, Le bois sombre mêlaient leurs teintes !
Dans ce vaste théâtre et chez ses gais chanteurs, La paix règne, le calme plane,
lit le zéphyr cueillant les dernières senteurs Me jette ce qu'il glane !
J'étais à ma fenêtre... et la voûte des cieux,
Veuve de l'astre de lumière, S'assombrissait ! Là-haut dans l'éther spacieux
Vénus scintillait la première !
L'étoile de l'amour, des belles nuits d'été
La mystérieuse compagne.
Verse sa langoureuse et tremblante clarté Sur toute la campagne.
Et semble dire à tous : () vous, êtres épars,
Tournez les yeux vers mon front pâle :
La première je viens, la dernière je pars.