‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 2)Chapitre 25 sur 66 · FRAGMENT · texte numérisé non relu

FRAGMENT

J'étais à ma fenêtre. Un vent frais et léger

Faisait frissonner le feuillage; Dans rherbe, les grillons ne cessaient d'échanger

Leur monotone babillage ; Mais rinsecte des champs et les arbres touffus

Perdus dans la Nature immense Ne produisaient qu'un bruit faible, qu'un bruit confus, Oui meurt et recommence!...

J'étais à ma fenêtre : et tels les sons divers Mêlaient leurs notes presrjue étcinles

Tels les jaunes épis, le ciel bleu, les prés verts, Le bois sombre mêlaient leurs teintes !

Dans ce vaste théâtre et chez ses gais chanteurs, La paix règne, le calme plane,

lit le zéphyr cueillant les dernières senteurs Me jette ce qu'il glane !

J'étais à ma fenêtre... et la voûte des cieux,

Veuve de l'astre de lumière, S'assombrissait ! Là-haut dans l'éther spacieux

Vénus scintillait la première !

L'étoile de l'amour, des belles nuits d'été

La mystérieuse compagne.

Verse sa langoureuse et tremblante clarté Sur toute la campagne.

Et semble dire à tous : () vous, êtres épars,

Tournez les yeux vers mon front pâle :

La première je viens, la dernière je pars.

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