‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 3)Chapitre 10 sur 60 · A LA LECTURE DE CES VERS · texte numérisé non relu

A LA LECTURE DE CES VERS

CHÉAAIDErtÉ est une femme qui...

» Se plaît deDae » A l'odeur de la poudre, aux lointaines volées Des cloches et des canons sourds; » Qui ne prend ses amours que dans la populace De et qui veut qu'on l’embrasse Avec les bras rouges de sang ! »

(lambes : La Cuvée.)

La Liberté, poète, aime la mort, dis-tu !

II lui faut du canon, des balles, du carnage, Elle veut dépecer l’adversaire abattu,

Et c'est dans le sang qu’elle nage !

La Liberté pour moi n’est point libre à demi : Non, non, ma Liberté, poète, est différente ! Elle est plus généreuse, elle est plus tolérante,

Plus large envers son ennemi |

Elle aime mieux la Paix que la poudre et la cendre; À côté du Progrès elle marche à grands pas, Elle avance toujours. elle sait se défendre

Et vaincre! elle n’attaque pas :

Le despotisme seul est ami de la guerre |! —

Deux sœurs forment encore avec la Liberté,

Le grand trio divin qu’on proclamait naguère : Égalité ! Fraternité | |

Avec l'Égalité pour guide, La Fraternité pour égide, Sous l’aile de la Liberté,

O peuples! désormais chantons avec fierté :

« Allons, enfants de la patrie, » Le jour de paix est arrivé | » Plus de meurtre et de barbarie :

» De Mars, le règne est achevé !

» Voyez partout dans la campagne, » Le calme et la prospérité; » (C'estiletfruit dela Liberté » Que partout l’aisance accompagne !

» À l’œuvre, citoyens, formez les bataillons;

» Marchons, que le travail féconde nos sillons!i! »

En chemin de fer entre Bruxelles et Bonn, août 1873.

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