‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 3)Chapitre 53 sur 60 · LA SCIENCE · texte numérisé non relu

LA SCIENCE

Tout le progrès dans les sciences a été une lente conquête de la loi sur le caprice.

Le domaine de la vie n’échappe pas à cette règle; y introduire des notions arbitraires de principes particuliers et différents des lois ordinaires de la matière, c'est donc en retarder le progrès.

Chaque cellule d’un être vivant naît, se développe, meurt et est remplacée par d’autres cellules, ‘dans l'individu dont elle fait partie : chaque cellule n’est rien. — Dès que l’individu a donné sa progéniture, il meurt : l'individu n’est rien, mais l’espèce lui survit. — Dès que l’espèce.a atteint un certain développement, elle disparaît de la scène pour être remplacée par d’autres espèces : l’espèce n’est rien, — mais la vie persiste. — Dès qu'un monde trop vieilli ne réunit plus les conditions nécessaires aux phénomènes vitaux, la vie s'éteint pour reparaître peut-être sur un autre monde : la vie n’est rien. —

Les individus cèdent la place à d’autres individus; les espèces succèdent aux espèces : — la vie elle-même n’a qu'un temps sur chaque globe. Rien ne persiste; tout ce qui précède disparaît à chaque instant pour faire place à ce qui suit. Rien d'’éternel"sinonmle

changement.

Le 22 décembre 1878.

FORCE VITALE. — De ce que les êtres vivants sont le siège de phénomènes très particuliers, 1l n’en faut pas conclure à l’existence chez eux de forces tout autres que dans le reste de la nature. Autant opposer à tous les autres les quelques corps qui sont magnétiques ou ceux qui ont la double réfraction ou la polarisation rotatoire.

Ils se tiennent en équilibre, eux si fragiles, au milieu du conflit des actions externes. N'’en est-1l pas de même des atomes en mouvement, de la toupie, du bicycle?

Ils sont si incompréhensibles! La nature inorganique est aussi incompréhensible. Ils se régénèrent! Les cristaux aussi.

Il y a la parenté des êtres vivants, chose étonnante. Elle s'explique par leur filiation.

Il est vrai que l’hérédité qui intervient là dedans n’est pas explicable jusqu'ici. — Origines des premiers êtres vivants. — Il y a la finalité. — S’explique par la sélection naturelle.

Il y a les difficultés morphologiques, complication de la cellule, etc. En somme, l'être vivant comme la

machine ne produit rien gratis. Il faut qu’il se nourrisse et que le soleil le remonte : la force des êtres vivants, c'est l'énergie solaire en gros sous.

Dans l'être vivant, les composantes sont les mêmes — pour autant que nous sachions — que dans la nature inorganique, que dans les aliments qui le nourrissent, que dans les substances qui le constituent, — mais les résultantes peuvent différer parce qu'elles dépendent de l’agencement, de la constellation organique de la structure vivante. Avec les mêmes lettres que la nature brute, l’être vivant compose son poème propre, le poème de la vie.

On ne peut admettre l’existence de la Force vitale, au sens vulgaire du mot.

Mais, ainsi que l’on voit tels corps emmagasiner spécialement et électivement telles radiations, pour les modifier et les déguiser ensuite (corps fluorescents,.…) 1l se pourrait bien que telle forme d’énergie se produisit par transformation dans ces appareils merveilleux que sont les êtres vivants et c’est cette énergie, ou cet ensemble d'énergie que l’on pourrait appeler force vitale. Ainsi la force vitale, loin de contredire l’ensemble des lois du monde, en serait l’'émanation suprême. Et la vieille querelle des vitalistes et des mécanistes aboutirait, après une longue évolution, à une entente, c’est-à-dire à une définition nouvelle et meilleure du mot litigieux : Oui, tout se passe mécaniquement dans les êtres vivants, et ils

sont comme toute autre machine, des transformateurs d'énergie; mais leur structure spéciale amène des effets spéciaux qui leur sont propres et, à ce titre, on peut donner le nom de force vitale aux formes d'énergie particulières qu’ils produisent.

Quoi donc! dira-t-on : Querelle de mots? Eh oui! Mais parce que les mots sont les signes des idées, et les idées mènent les hommes.

Ainsi notre étude, comme toute étude sincère, nous conduit à voir que la plupart des querelles tiennent à ce que les adversaires n’envisageaient chacun qu’une seule face d’un problème vaste et complexe. Voilà ce qu'il y a au fond de toutes les vieilles haïines. Et, ainsi comprises, toutes les vieilles haines : fanatisme religieux, inimitiés nationales, guerres de classes ou injures d'écoles nous apparaissent comme également funestes et comme pareillement haïssables.

Ce qu’on peut,me semble-t-il, affirmer, dès à présent, c'est que les forces ordinaires de la physique et de la chimie règnent dans l'être vivant comme dans la masse inerte; que tout ce que l'observation nous révèle dans la vie, se fait par le moyen de forces que nous voyons aussi se révéler en dehors de la vie; et que c’est par l’étude de plus en plus complète des conditions dans lesquelles les forces ordinaires agissent dans ce mécanisme complexe qu'ont été réalisés jusqu'ici tous les progrès de la physiologie.

* * Chaque facteur pris isolément se retrouve dans la nature inerte, mais l’ensemble, la synergie, le concours

harmonieux est val, c'est-à-dire lié à l'intégrité de la machine vivante — comme nous pouvons décomposer le fonctionnement de la montre ou de la machine à fabriquer le papier en mouvements dont aucun ne lui est propre, mais dont la succession régulière est caractéristique, là de la montre, ici de la machine à fabriquer le papier.

51 l’on désigne simplement sous le pseudonyme de force vitale l’ensemble des facteurs qui dépendent de la structure intacte de l’être vivant, cela peut aller à la rigueur. Mais ce qu'il faut combattre comme contraire à tout esprit scientifique et exclusif de toute recherche, c’est l’idée d’une force spéciale échappant

à toute loi et à toute analyse.

Novembre 1896.

Les forces vitales sont un aveu déguisé d’ignorance. — Un aveu d’ignorance ne nous coûte pas, mais nous voulons qu’il soit franchement fait et non d’une façon subreptice ou voilée — à la façon de l’enfant qui affirme qu'une petite bête doit être enfermée dans la montre — ou du paysan qui déclare qu’un cheval doit être caché dans la locomotive.

Huxley * dit : « En réalité, le corps est une machine qu’on pourrait comparer à une armée et non à une horloge ou à une machine hydraulique. »

#* Les Problèmes de la Biologie, Bibliothèque scientifique contemporaine, 1892, page 311).

pi

Seulement, c’est là une comparaison à un objet plus

complexe. Aussi, n’élucide-t-elle rien.

Il est certain que la « génération spontanée », en tant que fabrication d’un organisme vivant sans parents, serait un grand triomphe pour les #écamstes. L’insuccès des tentatives de génération spontanée, démontré par Pasteur, est donc un succès relatif pour les wfahstes.

De même, cependant, on n’a, durant des siècles, pu faire un aimant nouveau que grâce à l'intervention d’un aimant ancien. Ainsi encore, à Rome, unfeu nouveau dérivait toujours d'une étincelle d’un feu préexistant.

Avril 1897.

Quelle que soit l’opinion à laquelle on se rattache au point de vue des bases de la morale, une chose est certaine, C’est que dans les sciences la conceparon matérialiste est seule féconde.

Il en est des problèmes scientifiques comme des chaines de montagnes. On n’en saisit la hauteur et la difficulté que lorsqu'on en approche. Une fois tout près de la montagne, on ne voit plus qu’elle. Elle devient l'obsession,” parce qu'elle semble obstacle. Mais si, à force de ténacité, et après bien des efforts, vous parvenez à la franchir, vous apercevez derrière elle de nouvelles chaines, et derrière celles-ci s’en dressent d’autres, et puis d’autres, et d'autres

encore. La science est faite ainsi d’une succession de problèmes que l’on aperçoit à mesure que l’on avance, de pics à gravir, de difficultés à tourner, d'obstacles à vaincre. Et s’il y a quelque satisfaction et quelque mérite à faire l'ascension des sommets dans les Alpes, il y en a bien davantage, à coup sùr, à se frayer par l'observation, l'expérience, le raisonnement, un chemin à travers l'inconnu. L’investigation scientifique est le

plus noble des alpinismes.

Septembre 1895.

Plus une science est difficile et compliquée, plus 1l est facile à un ignorant de sembler la connaître. Parlez astronomie ou calcul supérieur sans connaître ces branches, votre manque de science ne tardera pas à paraître; mais discutez politique ou économie sociale avec une ignorance pareille, vous pourrez passer longtemps pour un homme profond quoique vous ne vous appuyiez sur aucune étude.

Octobre 1870.

es

Un fleuve est en quelque sorte une chose vivante. Il naît, 1l se développe, il finit : — 1l finit comme une ame hindoue en allant s’anéantir dans le grand Tout.

Il y a des murmures à son berceau, il y a des susurrements joyeux, 1l y a des grondements, 1l y a des râles. On lui voit des emportements de jeunesse, des calmes d’âge mur, des ampleurs majestueuses de vieillards à barbe blanche.

Maisenon, {l'est plus qu'une vie isolée : il est une chaine infinie d’existences. Une molécule d’eau

descend des montagnes pour chaque molécule qui va

se perdre dans la mer.

Neuhausen, 24 mars 1880.

* *X * Il en est de la Science comme des vibrations sonores, qui ne se conservent qu’à la condition de se propager.

* *k * Le développement intellectuel de chacun de nous est une récapitulation de l’ontogenèse intellectuelle

de notre race.

De Bary avait l'habitude de dire : « vorläufige Mittheilungen ist nicht der richtige Ausdruck. Es sollte fast immer heissen : voreilige Mittheilungen ». Il ne faut pas dire : communications préliminaires, mais bien : communications prématurées.

LES MESSAGERS. — L'eau coulante qui va des sources aux vallées et à la mer; les vents qui vont d’hémisphère à hémisphère; les rayons qui vont de monde à monde.

Le 6 décembre 1878.

La science ne sera réellement à son apogée que lorsque le savant sera pso facto un homme pratique.

La science crée le potentiel de chaque époque. Tout

le reste, arts, littérature, applications industrielles, applications médicales, morale même, ne sont que la dépense variée de ce potentiel unique.

L'’imagination s'empare de tout ce que la science laisse inoccupé.

HP de soi que dans ma, facon de poser Île problème, le domaine de l’inconnaissable appartient à la rehgion, mais non à telle religion plutôt qu’à telle autre. La moins exigeante sera la meilleure.

La foi se tient actuellement les portes ouvertes avec une habileté merveilleuse. Elle ne veut, dans les grosses questions scientifiques, prendre parti ni pour ni contre. Un exemple topique! Dans une revue qui vient de se fonder sous le titre de Revue catholique des Revues des Deux-Mondes, janvier 1895, 1l y a un article sur le « Mouvement scientifique de l’école matéria- M Onpeut y lire (page 18) : « Dire où en est à cette heure l’évolution, ce sera caractériser, dans ce qu'il a de plus essentiel, le mouvement scientifique [de l’école matérialiste|. » Il n’est naturellement pas tendre pour l’évolution et pour l’école matérialiste. — Puis, plus loin, dans le même numéro, à propos de l’article de Brunetière sur le Vatican (Revue des Deux- Mondes, 1% janvier 1895), notre Revue fait sienne cette déclaration de Brunetière (page 110) : « Haeckel et

Renan ont reconnu dans le récit biblique de la création le plus pur esprit de la doctrine évolutive. »

[Donc, il y a de quoi boire et manger. Je suis oiseau, voyez mes ailes; je suis souris, vivent les rats.]|

Il ne faut pas donner trop de valeur à l’éducation religieuse comme gardienne de moralité. Les exemples abondent de crimes commis par ceux qui avaient toujours été élevés dans une « atmosphère religieuse ».

A PROPOS D'UN LIVRE DE HAECKEL *. — A côté des fondateurs, des penseurs, des philosophes, des orateurs du Darwinisme, Haeckel en a été surtout le tribun. Il a toutes les qualités et aussi toutes les outrances du tribun : l’éloquence, la verve, l’ardeur combative, l’action sur le gros public, le souci de frapper fort plus encore que de viser juste, au demeurant travailleur infatigable, artiste du style, virtuose de la polémique, lutteur plein de fougue, injuste parfois, passionné souvent, sincère toujours.

LA GENÈSE DE L'INDIVIDU. — Chez beaucoup d'êtres inférieurs, tout est subordonné à la reproduction, à la multiplication : l'organisme ne se nourrit, ne se développe que pour former le plus tôt possible et le plus

* I] nous a malheureusement été impossible de préciser auquel des livres de Haeckel ceci se rapporte.

abondamment possible des germes d'organismes semblables à lui. L'individu n’est que le moule passager des germes de l’espèce.

Mais à mesure que l’organisation s'élève, que la structure se perfectionne, que la vie se différencie et se complique, que les rapports avec le monde ambiant deviennent plus variés et plus riches, nous voyons de plus en plus s’intercaler dans le développement une phase où l'être vit pour lui-même, où 1l étale ses propres organes et satisfait ses propres besoins.

Bientôt le besoin crée le désir — cette première et confuse ébauche d'un sentiment de l'idéal.

L'individu s'affirme de plus en plus; le maintien de son existence devient une chose distincte et presque aussi importante que la perpétuation de l’espèce : 1l se réserve une place dans la vie spécifique. L'arbre qui dure des siècles, l'animal supérieur qui survit à la période où 1l procrée, nous montrent clairement cette expansion de l'individu.

Élevons-nous plus haut encore, et l'individu réclame sa part jusque dans la conservation de l’espèce : c’est l'amour.

Mais cet épanouissement de la vie individuelle ne peut se réaliser que par une différenciation de plus en plus profonde entre les cellules corporelles et les cellules reproductrices. De là l’origine de la mort naturelle. Tant que l'être existe uniquement pour la reproduction, toutes ses parties ont la perpétuité qui appartient à l'espèce : 1l se résout tout entier en ses descendants et rien de lui ne meurt. Une fois, au contraire, que la vie individuelle se manifeste bien distincte de la vie de l'espèce, on voit survenir la mortalité qui est le propre de l'individu.

Ainsi la mort nous apparait — un peu comme dans la légende adamique — comme la rançon de l’indiwidualité et de l'amour. |

Enfin, après que les individus sont bien constitués en entités indiscutables, une différenciation commence à se produire entre eux. Ils étaient tous pareils, ils seront de plus en plus divers. Les individus deviennent des personnes, l’agrégat devient société.

Le rôle de la société sera donc d’assurer le mieux possible l’équilibre entre les exigences de l’individu et celles de l’espèce, entre les aspirations de chacun et les besoins de tous.

IE Les SAVANTS

Sans doute, les savants, comme tous les hommes, sont attachés à leurs idées — et comme tous les hommes aussi, ils sont le plus attachés aux concepts qu’ils peuvent le moins démontrer. On le leur a souvent reproché — difficulté à faire admettre les idées de Harvey, de Vésale, de Darwin, de Pasteur, etc. — Mais combien les résistances sont brèves et légères, comparées à celles du public qui vit de traditions mal comprises, de routines injustifiées, de préjugés depuis longtemps réfutés, d’idoles depuis longtemps démontrées vaines! S'il faut une génération pour qu’une vérité nouvelle et hardie fasse son chemin dans la science, il en faut dix, il en faut vingt, 1l en faut cent

et parfois davantage pour qu’elle pénètre et repétrisse la conscience des foules.

Voilà pourquoi tout esprit sincèrement dévoué au progrès de l’humanité doit désirer voir les savants jouer un rôle de plus en plus marqué comme semeurs d'idées et conducteurs de l’opinion publique; voilà pourquoi j’aperçois, en un mot, une véritable et très haute fonction sociale des savants.

Après les découvertes relatives au radium, on a pu voir la plupart des physiciens tout disposés à discuter et même à laisser mettre en doute des notions aussi fondamentales et aussi cardinales que la constance de la matière et la conservation de l'énergie.

Vit-on jamais des prêtres ou des croyants faire si bon accueil à ceux qui venaient secouer leurs dogmes?

LE RÔLE SOCIAL DES SAVANTS. — Considérons avec respect, mes amis, ces éplucheurs de textes surannés, ces déterreurs de colonnes brisées, ces empileurs de rondelles de drap et de métal, ces jongleurs de molécules et d’atomes, ces compteurs de poils ou de pattes, ces acharnés scrutateurs de cellules, ces constructeurs de diagrammes, ces infatigables regardeurs d'étoiles, tous ceux qui poursuivent des chimères lointaines et des études inutiles! Saluons en eux le progrès qu'ils préparent et l’idéal vers lequel ils tendent, le niveau humain qu'ils élèvent.…

Ce sont les fabricants d'idées, ou plutôt les trieurs d'idées de l’humanité. Dans les quantités d'idées que chacun peut à son gré jeter dans la circulation, un triage sévère est nécessaire! Il faut les soumettre autant que possible à l’expérience, à la critique, à la discussion impartiale, loin des agitations et des préoccupations quotidiennes, à l'abri des passions, des routines qui atrophient le jugement, des préjugés qui le faussent, des entrainements qui le précipitent.

C’est là le rôle du savant isolé dans son cabinet, retiré dans son laboratoire. Tâche ingrate et sublime : émonder l'arbre intellectuel. Aussi, pour que ce grand rôle soit dignement rempli, la société a des devoirs à l'égard des savants, comme les savants ont, de leur côté, des obligations vis-à-vis d'elle. On leur doit des égards, de l'estime, les facilités de travail : Fresheit, Ehre und Geld. Ils doivent, eux, une fois leur tàche préliminaire de recherche accomplie, se "metres la portée de tous;-se faire les détaillants de"leur propre science, dépouiller tout pédantisme, être accessibles.

Jadis, l’Église était la penseuse pour tous. Mais aujourd’hui son hégémonie intellectuelle sur l’élite est finie et elle accepte, malgré elle, les résultats de la science laïque. — C'est à la science, c’est aux savants, que cette fonction directrice revient aujourd’hui — à moins que ce ne soit aux journalistes, comme l'insinue spirituellement Faguet (Revue bleue du 29 avril 1893, page 539).

Dans sa Métaphysique positive, Brunetière refuse à la Science le gouvernement des esprits, parce qu’elle change et progresse incessamment. Mais c’est justement ce qui assure sa prééminence sur la Foi auprès des esprits qui cherchent et sont de leur temps, c’està-dire auprès de l'élite. Car si la science est la vérité en marche, le dogme n’est que la stagnation organisée et la floraison d’un moment pétrifiée à Jamais.

Tout le monde aujourd’hui aime à vanter les bienfaits de la Science. Mais combien peu sont conséquents: et accordent aux savants l'estime et le rang auxquels ils ont droit |

« Encourager les arts et décourager les artistes. »

[Voir à ce propos, M. Poirier qui demande qu'on protège les arts et non les artistes, dans Le gendre de M. Poirier, d'Emile Augier.]

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