‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 13 sur 76 · XII. — LEs TRoISs RÈGLES FONDAMENTALES DE L'AGRICULTURE · texte numérisé non relu

XII. — LEs TRoISs RÈGLES FONDAMENTALES DE L'AGRICULTURE

44. — Nous voici en mesure de formuler les trois vérités fondamentales qui résument presque toute la pratique agricole :

10 Le sol doit être suffisamment aéré.

29 Il doit être modérément humide.

3° Outre l’eau, 1l doit renfermer, sous une forme utilisable pour les racines et en quantité suffisante, des composés de phosphore, de soufre, de potassium, de calcium, de magnéstum, de fer, et peut-être de manganèse; ainsi que d'azote pour les plantes non Légumaineuses.

45. — Les racines ont besoin, comme les parties aériennes, de respirer ($ 29); de là la première règle.

Quand il rend le sol plus meuble, au moyen de la bêche, de la charrue, de la herse, le laboureur facilite l'accès de l’air,en même temps qu’il permet aux racines de pénétrer plus aisément entre les particules de terre.

46. — L'eau, qui doit servir d’aliment (S 20) et de véhicule pour les sels minéraux puisés dans le sol (S 25), est encore nécessaire pour subvenir à la transpiration continuelle ($ 26). Il en faut donc dans le sol une certaine quantité. Mais 1l n’en faut pas trop, une couche d’eau stagnante formant comme un rideau qui empêche l’arrivée facile de l’oxygène atmosphérique.

On recourra donc au drainage si le sol est tre} humide; à l'rigahion, s’il l’est trop peu. Dans nos climats, l'irrigation s'applique presque exclusivement aux prairies. Pour les champs, on ne peut guère, en temps de sécheresse, qu’attendre patiemment la pluie. Les essais, d’ailleurs intéressants, de pluie artificielle n'ont pas encore donné de résultats décisifs.

47. — Parmi les substances nécessaires à l’alimentation végétale, 1l en est de gazeuses, que les plantes empruntent à l’air (anhydride carbonique; azote pour les Légumineuses). L’agriculteur n’a pas à s’en préoccuper : le brassage atmosphérique par les vents suffit à les répandre sur tous les points du globe.

Mais les éléments du sol ne sont pas aussi uniformément distribués, et 1l importe de savoir si la plante les trouvera à sa disposition. Ainsi se justifie notre troisième règle.

[48. — Lorsque le terrain est très coûteux, on peut, dans certains cas, accroître la surface arable par des vallonnements réguliers, ce qui permet d’augmenter de plus d’un quart le nombre de pieds cultivés, et de près d’un tiers la récolte par hectare (Nozz, 1899).]

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