‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 27 sur 76 · EXPLICATION DE. LA. PLANCEENTI · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE. LA. PLANCEENTI

FIGURE 1 (1/1). — Plantes de Callitriche verna dans de l’eau de source chargée d’anhydride carbonique par insufHlation. Le récipient est exposé au soleil : des bulles d'oxygène se dégagent des plantes et se rendent par le tube abducteur dans l’éprouvette.

FiGurE 2 (1/1). — Feuille de Betterave (Beta vulgaris), cueillie à 5 heures du matin, en plein été, décolorée par l’eau chaude et l'alcool, et plongée dans une solution étendue d'iodure de potassium iodé : pas d’amidon.

Ficure 3 (1/1). — Feuille de Betterave, cueillie à 6 heures du soir, en plein été, traitée comme la précédente : énormément d'amidon.

FicurE 4 (1/1). — Feuille de Betterave panachée, cueillie à 6 heures du soir, en plein été, traitée comme les précédentes : beaucoup d’amidon dans les parties qui étaient vertes, pas du tout dans celles qui étaient blanches.

FiGurE 5 (1/1). — Feuille de Betterave, privée d’amidon, puis recouverte de papier d’étain, dans lequel on a découpé les trois lettres L U X, exposée pendant une journée au soleil et traitée par l’iode comme les précédentes : de l'amidon s'est formé exclusivement aux endroits éclairés.

PEANCHE IV TRANSPIRATION

Les plantes terrestres transpirent, c’est-à-dire dégagent de la vapeur d’eau. La figure 1 représente l’un des procédés qui servent à démontrer la transpiration : un rameau est adapté à un tube en U au moyen d’un bouchon en liège coupé en deux; le tube complètement rempli d’eau est tenu par un support que l’on place sur le plateau d’une balance, et on fait équilibre à l’aide de poids. Au bout de peu de temps, le niveau s’abaisse dans la branche ouverte du tube et le plateau qui porte le rameau devient plus léger.

Ménmseette expérience, le rameau a, absorbé! la quantité d’eau qui correspond à l’abaissement du niveau; cette eau n’est pas restée dans les tissus, elle s’est, en majeure partie, dégagée au dehors à l’état de vapeur, puisque le poids total a diminué d’autant. La plante, par sa transpiration, exerce donc une sorte de succion et, dans les conditions normales, l’on constate une égalité approximative entre la quantité d’eau qu’elle absorbe à l’état liquide et celle qu’elle émet sous forme de vapeur.

L'eau qui se dégage par transpiration vient du sol et s'élève dans la plante par les vaisseaux du bois. Les Heures 2.et 3 se rapportent à la détermination de ce trajet. On voit, dans la figure 2, un rameau de Vigne (Vatis vimfera) qui a été ployé à sa base de façon à Pionéendans un récipient plein d'eau et qui a été sectionné sous le niveau de celle-ci. De cette manière,

l’eau pénètre avec force dans les vaisseaux et le rameau reste frais pendant fort longtemps. Au moyen d’un bouchon, on le fixe ensuite dans un tube en U tout rempli d’eau : le niveau s’abaisse rapidement dans la branche ouverte du tube.

Mais les vaisseaux sont des tubes à paroi assez épaisse et susceptible d’imbibition; on doit donc se demander si c’est dans la cavité des vaisseaux ou dans l'épaisseur de leur membrane que l’eau circule. Pour répondre à cette question, on coupe un rameau de Vigne, non plus sous l’eau, mais sous un mélange d’environ 1 partie de gélatine pour 4 parties d’eau.

Ce mélange est coloré avec de l’encre de Chine ou une couleur d’aniline et on le maintient liquide..à 832,422 gélatine, par suite de la succion du rameau vivant, injecte ses vaisseaux.

Le rameau est immédiatement transporté dans un baquet d’eau

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