‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 36 sur 76 · EXPLICATION. DE LA. PLANCHE. VI · texte numérisé non relu

EXPLICATION. DE LA. PLANCHE. VI

FiGurE 1 (8/1). — Drosera rotundifolia : plante complète avec racines, feuilles et hampe florale. L'une des feuilles a capturé une mouche ; jusqu'ici, les « tentacules » les plus proches se sont seuls infléchis sur elle.

FiGuRE 2 (14/1). — Portion supérieure d’une feuille adulte de la même plante montrant les tentacules terminés par leur glande rouge et leur gouttelette incolore et visqueuse.

FiGurE 3 (14/1). — La même feuille après capture d’une mouche. La plupart des tentacules sont déjà recourbés sur l’Insecte.

FIGURE 4 (14/1). — La même feuille après la fin de la digestion; les tentacules sont étalés et il ne reste de l’Insecte que le squelette chitineux.

PEANCELE VIE

PLANTES CARNIVORES : DIONÆA ET NEPENTHES FIXATION DE L’AZOTE : LÉGUMINÉES

Aucune plante ne présente des adaptations insectivores plus frappantes que la Dionée attrape-mouches (Dronaea muscipula). Elle appartient, comme le Drosera, à la famille des Droséracées et est originaire des États-Unis (Caroline du Nord et Caroline du Sud).

Comme le Drosera aussi, elle a une rosette « radicale » de feuilles, du milieu de laquelle s'élève la tige florifère.

La feuille (figure 1) nous offre un pétiole dont la partie supérieure seule est étroite, tandis que tout le reste est dilaté en une grande lame verte. Le limbe proprement dit est constitué par deux valves rattachées l’une à l’autre à angle aigu par la nervure médiane qui forme charnière; leur bord est garni de longues dents.

On a comparé chaque moitié du limbe à une paupière, et ces dents à des cils. Les points rougeûtres visibles sur le limbe sont des glandes digestives homologues des tentacules du Drosera, mais, à la différence de ceux-ci, elles sont sessiles et ne sécrètent de liquide que sous l'influence d’une excitation. Sur chaque valve se trouvent en outre trois poils blanchàtres articulés à leur base sur une espèce de socle. Si l’on vient à toucher la surface du limbe et, en particulier, l’un de ces poils qui sont très sensibles, les deux moitiés du limbe se rapprochent instantanément, les poils sensibles se

couchent à plat, grâce à leur articulation, et les dents marginales s’engrènent les unes entre les autres comme

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