PEÉANGELRE VA CROISSANCE : ÉTIOLEMENT ET CROISSANCE DES RACINES
Comparés aux représentants typiques du règne animal, les végétaux se font remarquer par l'intensité et la persistance de leur croissance. Et l’on peut dire que si le règne animal est, par excellence, le règne de la différenciation, le règne végétal est celui de la croissance.
La croissance mérite d’être envisagée chez les végétaux en elle-même, indépendamment des phénomènes de nutrition et de multiplication cellulaire qui en sont le prélude habituel, mais non l'accompagnement obligé.
a, Il n’est pas rare de voir À des tubercules, des bulbes, ; des boutons foliaires ou floraux détachés de la plante, placés dans des conditions où ils ne peuvent prendre aucun aliment au milieu extérieur “et ne MIuiEn pruntent que de l’oxygène pour leur respiration, s’ac-
3 croître notablement et se PLANCHE VIII. — CROISSANCE : développer aux dépens de FIGURE 3. POMME DE TERRE. leurs réserves alimentaires.
C'est ce qui s’observe souvent chez les Pommes de terre conservées à l’obscurité, et ce que représente la figure 3. À cet acerets: sement de volume correspond, par le fait de la
respiration, une diminution de poids. Conclusion la croissance en elle-même est indépendante de la nutrition.
On constate même que la lumière qui est nécessaire à l’assimilation chlorophyllienne, loin de favoriser l'allongement des plantes, le retarde. L'expérience reproduite par les figures 4 et 5 en fournit la preuve.
La plante (figure 4) cultivée à la lumière est verte, consistante, pourvue de feuilles larges, et sa tige est normale. Au contraire, celle (figure 5) qui a été mise à