‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 49 sur 76 · EXPLICATION DE LA PEANCFIE, X · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA PEANCFIE, X

Ficure 1 (5/2). — Plantule de Vicia Faba, qui a été fixée horizontalement au moyen d’une épingle et mise dans une atmosphère humide. Marques, sur la radicule, distantes de quatre en quatre millimètres.

Ficure 2 (5/2). — La même plantule, après vingt-sept heures (température : 21°). Elle présente une courbure en $, la tigelle s'étant relevée (géotropisme négatif), la radicule s'étant incurvée vers le bas (géotropisme positif). On voit que la courbure de la radicule siège dans la zone de croissance.

Fiqures 3 et 4 (5/1). — Extrémité de la radicule des figures 1 et 2, à une échelle double.

Ficure 5 (3/5). — Extrémité de la tige d’une plante en pot d’/Zmpatiens Roy lei.

FiGure 6 (3/5). — La même, après avoir été placée horizontalement à l'obscurité pendant seize heures : relèvement géotropique. On s’est assuré également ici que la courbure coïncide précisément avec la zone de croissance.

Ficure 7 (1/1). — Tige de Triticum dicoccum piquée dans du sable humide et mise horizontalement à l'obscurité. À et B, nœuds.

FicurEe 8 (1/1). — La même, deux jours après, avec relèvement géniculé aux nœuds À et B. On remarque dans ceux-ci l'allongement de la face inférieure.

PILANCEE XI HÉLIOTROPISME

De même que la gravitation, la distribution asymétrique de la lumière provoque des courbures chez les végétaux. Ce phénomène a reçu les noms d’héliotropisme ou de phototropisme. Il se présente, lui aussi, sous trois modalités principales : l’héliotropisme positif ou héliotropisme proprement dit, l’héliotropisme négatif ou aphéliotropisme, et l’héliotropisme transversal ou diahéliotropisme.

La plupart des tiges sont positivement héliotropiques; mais, comme l’action de la lumière est interrompue pendant la nuit, au lieu que la gravitation agit d’une manière continue et avec une direction constante, les phénomènes héliotropiques sont souvent plus ou moins masqués par ceux du géotropisme. Lorsque les deux actions interviennent simultanément, l'organe prend, en général, une direction intermédiaire, sorte de résultante physiologique, entre les deux forces qui le sollicitent. C’est ce qui se produit chez l’Helianthus : éclairé horizontalement et soumis en même temps au géotropisme négatif, 1l incline sa tige à 45° de la verticale (figures 1 et 2). Il en est ainsi pour un certain nombre d’espèces (Aicinus communis, Helianthus). Ailleurs, l’action héliotropique prédomine au point de se faire seule sentir et d'éliminer complètement le géotropisme, comme chez les Mucoracées Phycomyces et Paulobolus; ailleurs encore, l’héliotropisme est au moins très prépondérant : Avena sativa, Linum usitatrs-

sumum, Lepidium sativum, etc.; ou bien, au contraire, c’est le géotropisme qui l'emporte légèrement : Cucurbita Pepo (CZAPEx).

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