‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 48 sur 76 · PLANCHE X · texte numérisé non relu

PLANCHE X

FIGURES 3-4. GÉOTROPISME.

PLANCHE X. — FIGURE 5. GÉOTROPISME.

croissance inégale des deux faces de la zone d’allongement. Lven est de même pour les tiges. Dans les figures 5 et 6, comme dans les figures 1 et 2, toute la portion adulte de la tige est restée horizontale. Certaines tiges se conduisent, toutefois, d’une manière spéciale : ce sont celles qui, comme le Blé, sont pourvues de nœuds très marqués. Leur relèvement géotropique ne se fait que par l'intermédiaire de ces nœuds et leur donne un aspect géniculé (figures 7 et 8).

PLANCHE X. — FIGURE 6. GÉOTROPISME.

Les deux types de relèvement géotropique peuvent se rencontrer dans le même genre : le Galeopsis Ladanum seredresse au moyen d'une courbure étendue; le Galeopsis Tetrahit, qui a des nœuds très apparents, se relève uniquement à leur niveau (Jonn BriquEer). Sous l'influence de l'excitation géotropique, les nœuds, quoique parvenus au terme de leur croissance normale, recommencent à croître, s'ils n’ont pas atteint un âge trop avancé; et la courbure se fait, encore une fois, par l’allongement prépondérant de la face inférieure.

Le seul exemple connu de courbures géotropiques, s’effectuant sans croissance, nous est offert dans les renflements moteurs que présentent les pétioles de

certaines feuilles (Léguminées, Oxalidacées, etc.). Ils sont capables de se courber par des variations temporaires de la turgescence de leurs cellules. C’est ce qu’on voit bien dans la figure 7 de la planche XIII. À l'encontre des courbures précédemment décrites, celle-ci ne s'accompagne d’aucun allongement définitif de l’organe.

PLANCHE X. — FIGURES 7-8. GÉOTROPISME.

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