I. Sacs. — Vorlesungen über Pflanzenphysiologie, 2° édition
Leipzig, 1887.
A.-B. Frank. — Lehrbuch der Pflançenphysiologie mit besonderer Berücksichtigung der Kulturpflanzen. Berlin, 1806.
L. ERRERA. — Sommaire du cours de Botanique. Bruxelles, Lamertin, 1898, [et 2e édition, revue et corrigée, 1904.]
L. Errera et É. LAURENT. — Texte descriptif illustré des Planches de Physiologie végétale (1). Bruxelles, Lamertin,
PH. Van TrEGHEM. — Éléments de Botanique, 3e édition. Paris,
* H. DE Vries. — De voeding der planten. Harlem, 1886.
* A. PETERMANN. — La composition moyenne des principales plantes cultivées, 3e édition.
[(z) Voir ce travail plus loin, page 67.]
LECON II III. — LE So ET L'ATMOSPHÈRE 12. — Pour se nourrir, la plante peut puiser à deux
sources : le s07 et l’atmosphère. Quels éléments chacun de ces milieux met-1l à sa portée?
13. — La composition du so/ est très complexe et diffère d’un endroit à l’autre. Mais on y trouve presque toujours une certaine quantité de chacun des quatorze éléments qui nous intéressent, à côté d’autres dont nous n’avons pas parlé jusqu'ici, tels que l'aluminium, qui est une partie intégrante de l'argile.
14. — L'air, tout en étant, comme le sol, un mélange de substances diverses, présente une composition approximativement constante. Seule la proportion d'humidité, c'est-à-dire de vapeur. d’eau, y est fort variable : dans le centre de la Belgique, l’air, à midi, est en moyenne à peu près aux trois quarts saturé de vapeur d’eau (soit, pour une température de 14° C., 8.8 grammes de vapeur d’eau par mètre cube d’air). Pour le reste, un mètre cube d’air bien desséché renferme toujours 784 litres d'azote, 209.4 d'oxygène, 6.3 litres d’un troisième gaz, découvert seulement depuis 1894 et appelé argon, environ 3 décilitres d’anhydride carbonique (soit trois dix-millièmes seulement) et des quantités extrêmement minimes d’ammoniaque, d'ozone et de quelques autres gaz très rares (hélium, néon, crypton et xénon).
15. — Aux deux milieux distincts avec lesquels elle se trouve en rapport, correspondent chez la plante
deux sortes d'organes : une partie souterraine — Île système des racines, — et une partie aérienne, — l’ensemble des tiges et des feuilles que nous nommerons le sys/ème des bourgeons.
Les racines pénètrent dans le sol, s’y ramifient à l'extrême, l’exploitent en se soudant aux plus petites particules de terre au moyen de leurs poils radicaux innombrables et extraordinairement ténus. Chez la plupart des plantes, la longueur totale du système des racines est prodigieuse : 25 kilomètres pour un pied de Melon, 550 kilomètres pour un Bouleau de vingt ans.
C’est surtout par les feuilles, larges et minces, qu’a lieu le contact avec l’atmosphère. Par elles s’accomplissent des échanges continuels entre le végétal et l’air environnant. Les tiges et les branches ne sont guère que les supports des feuilles.