‹ Recueil d'œuvres de Léo ErreraChapitre 14 sur 31 · DES PRIMEVÈRES · texte numérisé non relu

DES PRIMEVÈRES

Ce travail a para dans le Ricutii de î'ittsiitul hoiitititfMr iJn Errtrtt it. V!,

IignS, p. 335) avec Tintroduction suivante :

Xmrc regretté prufessenr M, Lku 1:rri;r.\| en JispivraissanI si ino)îinéiiït*nt, M laissa liien des travaux inachevés vt bien dt?s esquissifs iiiéditea àur de tnullildes sujets d'investigation. Il en est lieaucotip qui, malhciirevisetncTit tr^ii

■mcomjUets, ne jiniirront être publiés; d'autres, déjà mis au point, prtts à être pÉtîigés» ont pu ^tre repris; et la présente note que j'ai le grand bmneur de pouvoir achever était déjà presque aux deux tiers écrite par notre savant malire. Dès 1876, il avait fait des ol«ervations sur les Primevères et les avait pcjursuivies pendant les années 1877-1878; il notj$ dit hîi-mème Lomment, en 1895» il avîiit été ramené vers cette question*

M, EmK-t^RA travaillait toujours avec un admirable esprit d'ardre : ainsi, dans le cas présent» tous Its livres traitant de la question étaient rassemblés, des

Iii^tiets marquatent les paj^es à consulter, des indications sttr feuillets détachés Etaient jiiintes aux cahiers contenant les observations faites dès tH'jb, Totit cela misait un ensemble dans leipioï il ne m'a pas été di0tcile de puiser les renseignements nécessaires â raché veinent du travail.

J'ai eu spécialement à ccenr de ne développer que les notes qui me semblaient suflisamment claires pour que je pusse re*Jter, le plus possible, dans l'esprit du travail Li>ni,u par mon pn»fesseiïr,

La partie théorique, d'ailleurs, était presque complète : je n*ai eu qu'à rassembïrT les observa tii>n s et à^lea cik ordonner d^ns la direction qui m'était donnée pour écrire la suite* Cette dernière partie est platée enite rrt>«heis.

Certaines annotations pourtant,qui sont sans doute î'expressinn. tpip résumée, hélas! de ces aperçus inj^énieux drmt était cnutumier M. ICiiKHiiA, sont restées

» inemployées, parce que je n'ai pu li's rattacher à Ten semble du tras'aib Ce sont jdes indications biblioj^raphiques, des données théoriques sur la transmission héréditaire des caractères hétérostyliques secondaires, et enfin tette phrase qui dans h\ pensée de >î. KRRrjtA devait terminer 51m travail : n 11 serait très tniéressitnt d'examiner, pour les Jivers cas de fécondation possibles, la iransmisaion héréditaire des caractères hêtérostyliques principaux et 5ec<indaires, à , luiDÏère des thétiries d€ MKNnsL, aujourd'hui remises en honneur. 1»

Institut botanique, le ih septemlire UfOS,

JosèyHîNF. Werv,

ŒUVRES DE BOTANIQUE GÉNÉRALE

Dans un mémoire fait en collaboration avec mon ami, le regretté Gustave Gevaert, et dont la Société royale de Botanique a bien voulu accueillir la première partie dans son Bulletin, alors que les deux auteurs étaient encore de jeunes étudiants (i), — il y a vingt-sept ans de cela — nous annoncions en termes les deux autres parties qui devaient, dans notre esprit, en former le complément ;

« Pour achever le programme que nous nous sommes donné dans ce travail, il nous reste à examiner plus spécialement Thétérostylie et à faire connaître les résultats de nos observations sur le Primula elatior. Nous espérons aider à éclaircir, par là, les détails de structure des deux formes de cette espèce ; prouver qu*il existe des caractères hétérostyliques secondaires, à peu près comme il existe des caractères sexuels secondaires; que Ton peut constater directement dans la nature le transport du pollen de Tune à l'autre forme de Primevère; que la forme macrostyle est légèrement plus voyante que la forme microstyle, et que Thomme même parait involontairement tenir compte de cette faible différence, etc. (2). «

(i) Gustave Gevaert^ ué le 12 lévrier ti^î, ne s'est plus occupé de btJtaïiiquc dans la suite. Il embrassia la l arrière médïcalei fut un médecin d'enfants très eslimé et mourut, le 11 avril lyoJ» directetïr de l'Huspice Rnger de Grimbergîie, à Middcîk(*rkÉ?j non loin d*Os tende,

(a) L. E»KERA et G. Gevarrt, Stif la struçinrt et ks wodts ât fieûnâathm dts Fîiuts tt tn partuviiif iur i'kétiroîtyîie du Primulâ elatior. Première |>»U'tîe. Voir p. 3i.

Nous avions réuni, pendant les années 1876, 1877 et 1878, un assez grand nombre d^observations sur cette matière, mais nous désirions les multiplier encore. Les circonstances ne Tont pas permis, l'un de nous s*étant consacré à la médecine, l'autre ayant été sollicité par des sujets d'études botaniques différents.

Des naturalistes qui s'intéressent aux questions de biologie florale se sont adressés à moi â diverses reprises pour me demander des éclaircissements sur les faits sommairement indiqués par les quelques lignes que Ton vient de lire : c'est ce qui m'excusera de revenir à ces k broutilles ^> scientifiques.

Dans un articulet de 188 1 (i), j'ai déjà montré combien il est aisé de vérifier, chez les espèces hétérostyles, le transport du pollen de Tune des formes à l'autre. Cette constatation vient d'être répétée avec le même résultat (2)*

Je voudrais extraire ici, de nos anciennes notes inédites, les données relatives à un second point.

Les deux sexes des espèces dioïques d'animaux et de plantes se distinguent entre eux^ comme on sait, par une foule de traits sans connexité immédiate avec la diflTérence sexuelle ; l'origine de ces caractères sexuels secondaires soulève maint problème important et délicat.

Il en va de même pour les deux ou les trois formes des espèces végétales hétérodistyles ou hétérotristyles.

(t) L. L^EMEHA, Un moyen $impit de cousialfr ia Jtcundatiûn croisé* chf: Its Pfimê'Mrn, dans le BulUiiu df ia Sociité toytûi de botitniqui de Biigique, t XX , 2c partie, séance du S février 1881.

(z) F. E, Wëiss, Furihn obstn^ati^nt &h tht PùtUnaiion 0/ ikf PHmrasi mtd ôJ tfte Cou'siip. dans Tht tifU' Pkyîolûj^hi, 1904, ÎII, ïio* r>-7, j>. i6g. Il cnn vient de noter toutefois que Fauteur n*a pas pris la précaution de faire? l'obs^n^ation

240 ŒUVRES DE BOTANIQUE GÉNÉRALE

Primula elatior Jacq.

Dans le centre de la Bclgi(iue, où ont été faites nos observations, les deux formes de Primula elatior Jacc}. sont également fréquentes et croissent péle-mèlc. Pour s'en assurer, il ne faut pas se contenter de dénombrer les hampes d'un bouquet cueilli au hasard, mais compter sans exception toutes les hampes d'un espace naturel suffisamment étendu. C'est ainsi que dans un bois des environs de Bruxelles (Linthout) nous avons trouvé :

198 hampes macrostyles contre 184 hampes microstyies;

près de là, dans une prairie (Woluvve) :

679 hampes macrostyles contre (3qo hampes microstyles;

soit ensemble :

877 hampes macrostyles contre 874 hampes microstyles.

D'un tout autre côté des environs de Bruxelles ((iroenendael), dans une prairie :

273 hampes macrostyles contre 265 hampes microstyies.

Le tableau suivant, qui résume de nombreuses mensurations, fait ressortir les caractères hétérostyliques principaux et secondaires des deux formes, telles qu'elles se rencontrent aux environs de Bruxelles (voir aussi la planche qui accompagne le mémoire de 1878) (i); les dimensions florales indiquées se rapportent à des fleurs en plein épanouissement.

PrIMULA ELATIOR JaCQ.

Caractères distinctifs

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