Plantes vassales, qui se mettent sous la
protection de certains animaux (Cf.
Delpino (4), Belt, Fritz Muller) ou d'autres plantes mieux protégées (Cf. KuNTZE) : plantes des haies, épiphytes. etc.
3. Plantes mlmi-: 1 khes, espèces inotiénsives qui ont pris l'aspect d'espèces dangereuses : luvnium album ressemblant à YVi-tica dioica. etc. ^Champignons comestibles ressemblant aux vénéneux.
(Mais cela protège-î-il les uns et les autres contre les animaux ^i|
■ (li Plusieurs espèces très recherchées du héiaW [Sdi^ittaria, Trapa, etc.) ne sont protégées que par leur station aquatique.
(2) TscHiRCH, Bciiclite dei deiitschen botaitischcn Gesclhchaft, 1S87, 2, p. ni ■
[(3'i Ce terme a été d'abord employé dans ce sens par Humboldt cité -dans KiCKX, Patrie d^s plantes, p. 17. Il entend par là des plantes qui restent réunies en colonies. Cf. Hi-mboldt, Tableaux de la nature, 1868, p. .3i8.|
[(4) Delpino a publié un travail considérable sur la «■ Fiinzione mirmecofila nel Regno végétale », 1886. Déjà dans son travail de 1874 : « Rapporii tra insetti e
jgS (HUVRES DI-: botanique générale
!6. Bois, écorcc, liège, etc.
7. Organes durs, coriaces, tranchants, calcifiés ou siliciHés, scabres, hérissés, ^ glanduleux.
8. Épines, aiguillons, poils urticants (r). I 9. Acides, tannins, etc.
C Cakactf;kes \ '°- Huiles essentielles, camphres, etc. N II. Principes amers indifférents.
CHiMigiEs. J ,.^ Glycosides.
V i3. .-Mcaloides.
\oUvS avons lait la liste des plantes belges (sauvages ou subspontanées) qui répondent aux alinéas 7, 8, 10, II, 12 et i3 du tableau et nous avons noté celles d'entre elles qui, suivant Lecoq et Rodet, sont : I" recherchées, 2" évitées ou peu recherchées et 3° dédaignées complètement par le bétail. Nous avons choisi de préférence les alinéas (juc nous venons d'indiquer, parce qu'ils se rapportent à des caractères bien définis. C'est le même souci de la précision qui nous a fait classer les plantes du groupe C non d'après les données un peu vagues et souvent inexactes des auteurs au sujet de l'amertume ou de hi toxicité de certaines espèces, mais d'après les substances chimicjues que l'on a réussi à en isoler; pour ces renseignements nous nous en sommes tenu à la compilation récente de
nettiuii cstianuziali », il avait défini d'une manière frappante le rôle des nectaires extranuptiau.\ qui attirent les Eourmis et les Guêpes. — II y a deux sortes principales de moyens pour les plantes de se mettre sous ia protection des Fourmis : i" nectaires extranuptiaux, 2" plantes offrant des nids aux Fourmis {Myrmecodia, etc.;. (Delpino, Fuuzione minuecofila, etc., j). 12.) On pourrait dire (jue les premières s'assurent leur concours en leur servant de tavernes, les secondes en leur servant de casernes ou de corps de garde. — Voir aussi sur les Fourmis. A. I". W. Schimper, Die Wechsclheziehunt^eii zuiischen Pflanzen tind Ameisen im Iroptsc/ten Amerika, 1888.]
[(i) LoTiiEi.iER, Oliscrvatioiis sur les piijuti/i/s de (iueh]ues plantes, dans le liiilletin de la Sociclc Botanique de France, 1888, X, n» 3.]
UN ORDRE DE RECHERCHES TROP NEGLIGE 2gg
HusEMANN et HiLGER (i). On remarquera, par la raison qui vient d'être dite, que plusieurs espèces connues comme amères ou vénéneuses sont absentes de nos listes; d'autres ont dû être reléguées à la fin, parce que nous manquons d'indications au sujet de la conduite des animaux à leur égard. Enfin nos listes, en ne s'occupant que des bestiaux et en négligeant les Oiseaux, les Insectes, les Limaces, envisagent un seul côté du problème de la protection des plantes. C'est à dessein que j'insiste sur toutes ces lacunes, afin de bien montrer que ce petit essai est incomplet et provisoire : loin d'épuiser la matière, je voudrais au contraire pousser à des recherches et à des obser\"ations nouvelles.
Nous avons déjà dit (|ue les goûts et la susceptibilité diffèrent beaucoup d'un animal à l'autre, de sorte que l'amertume, l'àcreté, la toxicité, etc., sont toujours des termes relatifs; et cela va si loin qu'une plante mortelle pour celui-ci, peut même être inoffensive ou à peu près pour celui-là. A ce point de vue encore, notre groupement d'après les principes chimiques est donc préférable à un classement en végétaux amers, vénéneux, etc. On peut seulement affirmer d'une manière générale que les huiles essentielles et les principes amers (« Bitterstoffe » des chimistes allemands) sont rarement des poisons, que les glycosides le sont assez souvent et les alcaloïdes presque toujours. Dans nos listes, nous avons du reste mis en italique les espèces c|ui renferment une substance dont la toxicité est démontrée, au moins pour les Mammifères c}ui servent d'ordinaire à ce genre d'expériences (Chiens, Chats, Lapins, Cobayes...).
(!) Vu rfliiu-tiistoffc, 2e édition, 18S4.
JUO (EIVKKS DI' BOJANinrK GENERALE
I. — Pl.ANTKS l (M<1AL i:s. IIK KISSlli:S, SCAHKliS. IKAM IIAN I KS.
1. Dfdaignkks : Vcrhascum, Galcopsis Tetrahit (adultci. Vaccinium Myrtillus. \'. Vitis-Idaea. Parictaiia. Iris Pseudo-Acorus.
2. HviTÉEs : Armcria maritima. Lithospermum, Pulmonaria. Echium vuli^arc. Galium Apaiine adulte. Typha, Spai\uanium, .luiicus. Garcx (la plupart des espèces i. Scirpus. Krir)phorum, Nardus stricta, Polypodium, Pteris aquilina, Asplenium. l'olvsticluim, Aspidium. l.ycopodium.
3. Kjit HKucHiiEs : Orobus tuberosus. Krica, Calluna vulgaris. l.vcopsis arvensis, Symphytum officinale, Myosotis, Asperugo procumbens. Galium palustre, Crépis biennis. Uimus campestris, Luzula. Carex (quelques espèces, Cyperus, Equisetum (i).
4. Les renseignements manquent sur : Althaea hirsula. Hedera, Statice, Borrago, Anchusa, Echinospermum. Cynoglossum, Helminthia, Rlechnum, Scolopendrium.