SCÈNE II
MASANIELLO , seul.
N'écoutant que ma juste fureur, J'aurais peut-être dû les punir de leurs crimes ; Mais ce meurtre sans fruit eut souillé leur vainqueur !
Nos soldats furieux ont fait trop de victimes... Je ne sais quel dégoût s'empare de mon cœur. Les lâches ! ils dormaient courbés sous leurs entraves ; J'ai dit : Réveillez -vous! je les ai délivrés. Et de sang aussitôt ils se sont enivrés : Ma victoire en tyrans a changé ces esclaves !
AIR
O Dieu! toi qui m'as destiné A remplir ce sanglant office, Four achever le sacrifice.
Grand Dieu! (|u« ne m'as-tu donné
Leur inexorable justice !
N'adouciras-tu point tes arrêts rigoureux? Ne pourrais-je fléchir ces tigres inflexibles Rends-moi, pour t'obéir, rends-moi cruel comme
Dieu puissant! ou rends- les sensibles ! [eux,
Et cependant pour eux mon cœur est alarmé.
Le vice-roi , que poursuivait leur rage, Aux murs de Châteauneuf est encore enferme. Il faut par un assaut consommer notre ouvrage.
eeeeeeseeeosseeeeeeseeoooeosoossoeeQoeoeesseseeeessoaaesseeoeees