‹ Recueil d'opérasChapitre 1035 sur 1141 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédents, PIETRO, BORELLA, qijelqiies Conjurés

PIETRO

Par le peuple conduits, marchant d'un pas docile,

Les magistrats napolitains

Viennent déposer dans tes mains

Les clefs des portes de la ville.

(Apercevant Alphonse.) Quevois-je? juste ciel! le fils du vice-roi!

masamello.

Que me dis-tu , Pletro?

PIETRO

Lui-même est devant toi !

ENSEMBLE

PIETRO

Du transport qui m'anime Il sera la victime :

Qu'il craigne mon courroux !

Un hasard favorable Permet que le coupable Tombe enfin sous nos coups.

MASANIELLO

Je sens qu'en sa présence Les torts de sa naissance Réveillent mon courroux.

Mais plus fort que la haine, Le serment qui m'enchaîne Le dérobe à mes coups.

ALPHONSE

Funeste destinée !

Ah ! qu'une infortunée Echappe à leur courroux !

S'ils épargnent sa vie.

Je brave leur furie ; Mon sort me sera doux.

ELVIRE

J'attends avec constance L'arrêt de leur vengeance Qui doit me joindre à vous.

Le péril nous rassemble; Si nous mourons ensemble.

Mon sort me sera doux.

PIETRO et LE CHOECR.

Oui, c'est lui que le ciel livre à notre courroux. Oui, tu nous l'as promis; qu'il tombe sous nos

[coups,

ALPHONSE, à Pietro.

Farouche meurtrier, je brave ton courroux. Viens me donner la mort ou tomber sous mes

[ coups

( Ils lèvent Ions sur Alplionsc leurs poignards ; Fcnella se jelt entre eux et .Alplionsg;)

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