ACTE IV, SCÈNE VIII
FKNELLA.
( Elle court à son frère, et par ses gestes elle lui ilit : u II titalt sans as le, sans dclonse; il est venu en suppliant vous denianiler un asile; vous le lui avez accordé, vous l'avei reçu sons votre toit, vous lui avez juré protection; et vous le laisstiiiz imnioUr! ces nnirs seraient teints de son sang!»)
MASAMELLO, à Fenella.
Sa confiniice en moi ne sera po'mt trompée !
Je me rappelle mon serment; ( A Alphonse.)
Et mieux que ton épée
L'hospitalité te défend.
Qu'on respecte ses jours !
PlETnO et LE CHOEUR.
Nous avons ton serment , Et sa vie est à nous.
MASAMELLO.
D'où vous vient tant d'audace?
Qu'on se taise !
PIETIiO et LE CHOEUR.
Tyran , crains mon juste transport !
MASANIELLO
Je suis tyran pour faire f;ràce, Comme toi pour donner la mort.
( A Elvire et à Alphonse.) Partez , ne craignez rien.
(A Borclla.)
Monte sur ma nacelle ; Aux murs de Cliàteauneuf conduis-les ; sois fidèle. Cours, Borella ; tu réponds de leur sort.
riETRO et LE CHOEUR.
Tyran, crains mon juste transport !
MASANIELLO, saisissant une hache.
Pour marcher sur leur trace, Si de franchir le seuil un de vous a l'audace, 11 tombe sous ce bras vengeur !
PIETRO et LE CHOECR, à voix basse.
N'avons-nous fait que changer d'oppresseur ?
( Tous ouvrent un passage à Alphonse et à Elvire, qui s éloignent en regardant Fenella.)