BÉNÉDICT, HENRIETTE
BÉNÉDICT, regardant sortir la comtesse.
Bravo! c'est bien... aussi biej i que si vous le lui aviez dit en musiqi le. ( Voyant qii Henriette s'est assise et j oleure. ) Eh I mais qu'avez-vous donc, vou s pleurez ?
HENRIETTE , avec une vive émotion . Ah ! mon Dieu! que cette scène r n'a fait malî
BÉNÉDICT. Moi qui la a .oyais si heureuse !
HENRIETTE. Est-ce doiiG là le sort qui..
m'attend? Est-ce pour de pareils outrages ([uc j'ai échangé mon indépendance, que j'ai renoncé à cet art, à ce talent qui faisaient ma gloire et mon bonheur?
BÉNÉDICT. Vous qui aviez chez nous les honneurs, la fortune et l'amitié, car nous vous aimions tous., je ne parle pasde moi, c'est tout simple... mais les autres... il n'y a pas de jours où l'on ne pense à vous , où l'on ne dise : Cette pauvre Henriette ! cju'elle était bonne .' qu'elle était aimable ! qu'elle avait de talens, avant d'être duchesse.
HENRIETTE. Ah ! ducliesse... je n'y tiens pas... mais du moins, son amour me reste, et me tiendra lieu dejtout... car tant qu'il m'aimera , Bénédict , je ne regretterai rien.
BÉNÉDICT , secouant la tête. Certainement, tant qu'il vous aimera... mais ces grands seigneurs, ça aime tous les succès , toutes les renommées.
HENRIETTE. Que voulez-vous dire?
BÉNÉDICT. Oh! rien. On ne peut pas empêcher les propos , quelque absurdes qu'ils soient. .. et on a prétendu, à Vienne, comme si c'était possible, qu'un instant séduit par les triomphes de Charlotte. . .
HENRIETTE. Qui? M. le duc?
BÉNÉDICT. Je n'ai pas dit cela... je ne l'ai pas dit.
HENRIETTE. Et VOUS avcz raisou, il ne me tromperait pas, lui., c'est impossible., et pourtant, cette légèreté dont me parlait sa sœur... son embarras, ce matin, quand on a prononcé le nom de Charlotte... ah ! j'irai ce soir au spectacle... le duc y sera aussi. [Décachetant l'enveloppe de la lettre.) Si de cette loge.. . j'examinerai. {Regardant le papier qui est sous enveloppe.) Ah ! mon Dieu ! ce n'est point un coupon de loge, c'est une lettre, une lettre de Charlottel c'est son écriture. «Non, M. le duc, vous ne trouverez » point ici la loge grillée que Fortunatus » vous envoyait, et que j'ai prise. Je vous ). ai demande, ce matin, tme audience que » vous n'avez pas voulu m'accorder... il » n'en était pas de même à Vienne.»
BÉNÉDICT. C'est assez clair.
HENRIETTE . « J'ai une pétition à vous pré- » senter, et vous aurez la bonté de me rece- » voir et de m'écouter dans votre loge » grillée, qui est aujourd'hui la mienne, )) sinon, c'est à Henriette que jem'adresse- » rai... et l'explication que j'aurai avec » elle sera moins amusante que celle de » ce matin avec sa respectable tante. » [Avec douleur.) k\\\ plus de doute maintenant... moi qui avais en lui tant d'amour, tant de coiifiauce ! c'est affreux î
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