‹ Recueil d'opérasChapitre 107 sur 1141 · BÉNÉDICT · texte numérisé non relu

BÉNÉDICT

Calmez-vous, jévbns prîe !

FORTUNATUS

M'enlever ma recette !... ah ! c'est m'ôter la vie ! HENRIETTE, s' asseyant près de la table et remettant la lettre dans la première enveloppe qu'elle recachëte.

Rendons-lui, je le dm,

Ce biUet... qui n'est pïiî pour moî.

FORTUNATUS

Ze vais changer l'aiFiche... et de rage ulcère'. Leur donner du Mozart aux doublures livre ! fiENRiETTË, à un domestique, à qui elle t'émet la lettre.

Ce billet pour monseigneur L'ambassadeur

FORTUNATUS

Ah ! qiièl malheur ! ah ! quelle perte !J Je vois d'ici les bancs de ma salle déserte ;

Je compte avec effra i les rares spectateurs.

Bien moins nomb reux ! hélas ! que mes acteurs! ENSEMBLE.

FORTUNATUS

Fortune do'nt la main m'accable, Adoucis pr lur moi ta rigueur Et jette uri regard secourable.

Sur un malheureux directeur.

HENRIETTE

Forfait'dont la preuve m'accable Et qui dctruit tout mon bonheur !

Je sanj.ai punir le coupable DcroT itrage fait à mon cœur !

bÉnédict.

La tr ahison est véritable, Touf . deux outrageaient votre cœur, Vor» s devez punir le coupable, Yccjs devez venger votre hoimeur^ 'HENRIETTE, à part et réfléchissant.

rj"'est mon talent qui faisait ma puissance, £nk' perdant j'ai perdu tous mes droits. Et chaque jour il faudrait, je le vois. Gémir de sa froideur ou de son inconstance... Non, non, le dessein en est pris.

Je saurai me soustraire à de pareils mépris...

FORTUNATUS , Soluont.

Adieu -donc !

HENRIETTE, le retenant.

Arrêtez !

FORTUNATUS

Que veut son excellence?

MbS'RIEtte, lentement et réfléchissant, Kkiniiez ce soir votre opéra...

rORTUNATUS.

Par quel moyen?

HENRIETTE

Le ciel l'inspirera.

ENSEMBLE

FORTUNATUS

ÏIflc douce espérance 1Ba\i [lalpiter mon cœur, D'une recette immense ïfl'eFntrevois le bonheur !

Ah ! oui, j'aime à le croire, O jours taut désirés vDcfortune et de gloire, JPoor moi vous reviendrez.

HENRIETTE

Une noble vengeance ■Viertt enflammer mon cœur !

Punissons qui m'offense lEn re trouvant l'honneur !

'A lui seul je doiscroire.

Beaux jours tant désirés.

Jours d'ivresse et de gloire, ,^;

Jour n loi vous reviendrez î

BBNÉDICT.

Une n( ible vengeance A'ient « enflammer son cœur !

Puniss» 'z leur offense.

Et ven; ;ez votre honneur !

A lui st ^til il faut croire.

Momeni s si désirés, Jours d 'ivresse et de gloire, Enfin vi ous reviendrez!

FOI \tunatus, à Henriette.

Quel est Vi atre dessein ?

HENRIETTE

Du secret !

(/« / Bénédict.)

Du silence !

FORTUNATUS

J'ea frémîe de \h )nheur !

l'ambassadrice.

BBNEniCT.

Je tremble tVesperance !

HENRIEÏTr..

O vons, mes seuls amis, je me Ge J» vous deux !. Vcnei, venez, sans bniitijuiftons ces lieux ! ENSEMBLE.

HENRIETTE

Une noble vengeance ' \'icnt enflammer mon cœur!

Punissons qui m'otlensc En retrouvant riionneur !

A lui seul je veux croii-c.

Beaux jours qne j'ai perdus,

Jours d'ivresse et de gîouc, Vous voilà revenus!

BÉnÉDICT et PORTUNATUS.

Uue noble vengeance Vient enflammer sou cœur!

Je tremble d'espt'rance!

Je tremble! de bonheur !

Marchons à la victoire !

Beaux jours qu'elle a perdus, Jours d'ivresse et de gloire, Vous voilà revenus !

(Ils sortent tous trois par la porte du fond.)

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