CHANGEMENT DE DECOR
Reliens, retiens tes larmes,
Je dois enfin partir.
(Ih se font des signes d'adieu et sortent de différents
Gorge sauvage en grande partie entourée de sapins et de hautes monlagnes, de l'une desquelles se précipite une cascade d'eau naturelle. — La pleine Uine pâle. — Deux orages sont en marche et se croisent. — Sur le devant, un gros arhre séché et pourri. Il paraît calciné par la foudre. — De l'autre côté, sur une Lranchc noueuse, on grand hihou roulant des yeux pleins de feu. Sur d'autres arbres, des corbeaux et d'autres oiseaux des bois.
GASPARD, puis SAMIEL.
GASPAno, nu-tête et habit bas, ayant sa gibecière et nn couteau de chasse, est occupé à former avec de lourdes pierres noires un cercle au milieu duquel est une tète de mort. A quelques pas de là, l'aile sbatlue d'un aigle, une cuiller à fondre le plomb, un moule à balles.
FINAL
CHOEUR d'esprits invisibles.
Uhui! uhui! uhui!
L'herbe tombe en pâlissant;
A ces fleurs pourquoi du sang?
Loin des feux du jour naissant
Sur le front de l'innocent,
0 présage menaçant
Le linceul des morts descend!
(L'horloge dans le lointain sonne minuit lugubrement.— Le cercle de pierres est achevé. — Au douzième coup, Gaspard tire précipitamment son couteau de chasse et l'enfonce dans le tète de mort, puis le brandissant appelle Samiel.)
Samiel! Samiel! parais!
(Samiel sort tout à coup d'un rocher qui s'entr'ouvre.)
SAMIEL, parlé.
Que me veux-tu?
GASPARD, remettant le crâne dans le cercle et se prosternant.
Tu sais Que des délais Les jours bientôt seront complets.
SAMIEL, parlé.
Demain.
GASPARD
De grâce encor prolonge-les !
SAMIEL, parlé.
Non!
GASPARD
Je pourrais Payer icus l£8 bicnfails !