‹ Recueil d'opérasChapitre 1115 sur 1141 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

AiNNA, seule. ( Elle va à la fenêtre et l'ouvre.)

Le calme se répand sur la nature entière , Le bonlieur va bientôt embellir ce séjour; l^a lune porte au loin une vive lumière; Le ciel même , le ciel sourit à notre amour.

Sous le voile du mystère , Lu ces lieux mon arn:int va venir.

O des nuits p:iisible courrière.

Guide ses jias sans les traiitr !

il devraitêtre ici !... Mais non... il ne vient pas... Mon cœur a tressailli comme au bruit de ses pas... A mes vtcux, céleste puissance, Rends l'objet du plus tendre amour; De son cœur tu connais l'uinoceuce , Veille , grand Dieu , veille sur son retour !

Tout est calme, tout sommeille , Et pour l'amour Anna veille !

Le imn'tnure des ruisseaux, Zépliyre agitant le feuillage.

Viennent seuls de ces lieux troubler le doux repos. Le rossignol l'ait trêve à son brillant ramage...

Le cerf s'éloigne épouvanté. [tendre'?

N'est-ce point une erreur? Quel bruit viens-jc d'en-

Moment heureux!... C'est lui !...Mon cœur est irans-

Près d'Amia Tony va se rendre ! . . . [ porté !

O bonheur, je l'ai vu !

Mon cœur renaît à l'espérance.

Mon bien-aimé vers moi s'ai ance ; Les orages, la nuit, ne l'ont point retenu.

Ah ! quel heureux présage !

Mon amant sera vainqueur; Sur son front je vois le gage Du triomphe et du bonheur.

Cher objet de ma tendresse, Ton courage , ton adresse Viennent r.-^ssurer mon cœur.

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