SCÈNE y III
TSING-SING , endormi sur le fauteuil à gauche; TCHIN-KAO et PEKI, entrant par la gauche derrière lui.
TCHIN-KAO. Oui , mon enfant , tous mes convives et mon nouveau gendre seront ici dans un instant. . .
PEKI, regardant vers le fond. Ah! grand Dieu!
TCHIN-KAO , à Peki. Qu'as-tu donc?
PEKI. Le cheval de bronze qui est de retour... ( Montrant Tsing-Sing. ) Et lui aussi !
TCHIN-KAO. Le mandarin !
PEKI. Je crois qu'il dort... ^ ,
TCHIN-KAO. Qui diable te ramène? Il y a des gens qui ne peuvent rester nulle part!
PEKI, à part. Et Yanko qui va venir ici au rendez-vous!
TCHIN-KAO. Et mon second gendre qui va arriver... je n'en serai pas quitte pour une double bastonnade.
PERI. Ce que c'est aussi que de vous presser. . .
TCHIN-KAO. Ne te fâche pas... je cours retirer ma parole , et prier Caout-Chang d'attendre... ce qui ne doit pas être bien long... {Se frappant la tête.) Ah! mon Dieu!... et tous mes autres convives que je n'aurai jamais le tems de décommander... Pourquoi les aurais- je invités?....
PEKI. Oui, pourquoi?
TCHIN - RAO. Pour le retotir de celuici ce sera toujours pour fêter un gendre... Je reviens avec eux et tous les musiciens du pays. . . ( Montrant Tsing-Sing. ) Une surprise que je lui réserve... une aubade , une sérénade. . . en son honneur
Je crois que cela fera bien , et qu'il y sera sensible...
TSING-SING, dormant. Ma femme!.,,, TCHIN-KAO . Il t'appelle ! . . .
PEKI. Eh non ! c'est l'autre !
TSING-SING, de même. Peki!...
TCHIN-KAO. Tu vois bien!... PEKI. Non... il dort toujoiu-s.
TCHIN-KAO, sortant sur la pointé du pied ffSr la porte du fond. Adieu!... Reste là!-