‹ Recueil d'opérasChapitre 143 sur 1141 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

TSING-SmG, toujours endormi; PEKI, j9u w Y AIN KO sortant de la porte à droite .

TRIO

TSING-SING , rêvant tout haut.

Ma femme... ma femme... à souper ..

11 vaut mieux êlre en son me'nagc...

Que d'être encore à galoper.

A cheval sur un nuage:

PEKI.

Il rêve en dofmant!

{Se retournant et apercevant Yanko qui vient d'entrer, tenant un paquet à la main. )

Ah ! grands dieux !

Yanko qui revient en ces lieux !

"YANKO , apercevant Tsing-Sing.

Que Tois-je ?

(// Imisse tomber sur une chaise le paquet qu'il tenait.) C'est lui !

PEKI.

Du silence.

YANKO , stupéfait.

le voilà de retour!

Comment

He'las ! oui !

YANKO.

Sa seule présence Détruit tous mes rêves d amour'

ENSEMBLE

TSING-SING, rêvant.

L'amour m'attend... douce espérance, EnEn me voilà de retour!

PEKI ET YANKO.

Pour nous , sa funeste présence Détruit tous nos rêves d'amour.

TSING-SING, rêvant.

Allez , esclaves, qu'on prépare

Notre appartement nuptial!

YANKO.

Qui moi, souffrir qu'on nous sépare; Plutôt immoler ce rival !

PEKI, à voix basse.

Ecoute-moi!

Je ne puis à présent m'éloigner avec toi , Mais je partirai seule, et j'irai sans îlfroi Aux pieds de l'empereur implorer sa justice , Pour rompre cet hymen et dégager ma foi !

YANKO.

Tu l'oserais !

PEKI.

Le ciel propice Protégera ma fuite, et veillera sur moi !

TSING-SING, rêvant A souper, ma femme... ma femme...

PEKI.

Ah ! la frayeur glace mon ame !

ENSEMBLE

Va-t'en ! va-t'en ! c'est mon mari , J'ai peur qu'il ne s'éveille ici!

YANKO.

Ah! ne crains rien de ion mari.

Tu vois bien qu'il est endormi!

TSING-SING, rêvant- Ah ! quel bonheur pour un mari , De reposer enfin chcï lui.

LK MAGASIN THEATRAL

TAKKU.

Je pars... mais que j'entende encore Un mot, un dernier mot d'amour!

PEKr.

Yanko , c est moi qui vous implore , Eloignes-vous de ce sé)our!

YANKO.

Quoi! te quitter à l'instant même...

PEKI.

Eh bien! tu le sais , oui, je t'aime !..i Je t'aime!...

Mais

Va-t'en ! va-t'en ! c'est mon mari.

Je crains qu'il ne te voie ici.

YANKO.

Ah! ne crains rien de ton mari.

Tu vois bien qu'il est endormi !

TSING-SING , rêvant.

Ah ! quel bonheur pour an mari , De se trouver enfin chez lui !

PEKl , à Yanko.

Parler... partez... je vous supplie...

Y,^NKO , avec chaleur.

Vous perdre, c'est perdre la vie!

PEKI , lui impos'jrit silence.

Pas si haut !... il me fait trembler!

YANKO , baissant la voix.

Eh bien ! je me tais mais par grâce ,

Un seul baiser!...

PEKI.

Ah ! quelle audace !

Le bruit^ pourrait le réveiller.

Non... non... je défends qu'on m'embrasse!

YANKO.

Il le faut... ou je reste ici!

PEKI.

Alors , de'pêchei-vous , de grâce...

i Yanko l'embrasse.) ENSEMBLE.

PEKI.

Va-t'eo ! va-t'en ! c'e.st mion mari ! Je crains qu'il ne te voie ici !

YAKKO.

Ah! ne crains rien de ton mari !

Tu vois bien qu'il est endormi.

TSING-SING

Ah ! quel bonheur pour un mari De se trouver enfin chez lui!

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SCEINE X.

TSING-SING, endormi, PEKI, prenant h paquet apporté par Yanko.

PEKI.

Dépêchons-nous de partir !.. prenons vile Ces habits d'homme cl ce déguisement Qui doivent assurer ma fuite!

(Elle va pour sortir par la porte h gauche.) TSING-SING, rêvant tout haut.

Les beaux jardins !

PEKI f revenant près de lui.

Que dit-il?

TSING-SlNG.

C'est charmant!

Yoyei-vous pas ce paUis magnifique...

PEKI.

Ecoutons bien !...

taiHC- SING, rêvant.

Ce. bracelet magique...

PEKI.

Un bracelet magique!...

TSIKG-SING , rêvant.

Il faut s'en emparer !.

O voluptés!... qui viennent m'enivrer !

PEKI.

Si je pouvais savoir !...

TSING'SING, rêvant.

Oh! oui, belle princesse, Je me tairai, vous avez ma promesse, Et j'ai trop peur... non , je ne dirai pas ? {Sa voix s'est affaiblie peu h peu et il continue. \ PEKI , à genoux près du fauteuil et prêtant toujours l'oreille.

Il parle encor... il parle bas !...

Ecoutons bien... {Elle écoute.)

Ciel ! .. {Ecoutant encore.)

O surprise extrême !...

Quoi! c'est là que Yanko... que le prince lui»

même...

{Avec j'oie.) Ce secret qu'il cachait à mes vœux empresses , Il vient de le trahir malgré lui... je le sais ! Ah! quel bonheur! je le sais !.. je le sais !... [Regardant par la parte du fond.) C'est mon père!. . partons!

{Elle sort par la porte à droite.)

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