ACTE I
Le théâtre représente les ruines d'un château au milieu des montagnes. Au fond , un escalier à moitié démoli ; ù gauche , l'cntiée d'un souterrain , masquée par des rochers.
(A la fin de l'ouverture, on aperçoit don Henrique' descendant avec précaution par l'escalier du fond.)
A force de descendre, j'arriverai peutrêtre !.. Ah ! me voici en terre ferme , à l'abri de la pluie... car là-haut il fait un orage... impossible de continuer ma route à travers la montagne ; les chevaux refusaient d'avancer... Aussi, j'ai laissé ma chaise de poste et Pedro, mon valet de chambre... pour gravir jusqu'à l'ermitage de Saint-Hubert... Je voulais demander au seigneur ermite le chemin le plus court pour arriver à Coimbre, où l'on m'attend... ah! bien oui, personne!., et, au milieu de l'ermitage, une trappe cachée sous des broussailles... J'ai cru que, de peur du tonnerre, le saint anachorète s'était blotti dans sa cave... J'ai descendu une marche... puis deux... puis cinquante, pour le moins, et me voilà... Oîi suis-je?.. je n'en sais rien!.. (On entend le bruit de l'orage qui continue.) Voilà
que ça recommence encore!..
) PREKIIEn COUPLET.
Yivent la pluie et les voyages.
Les aventures de romans !
Pour la jeunesse , les orages
Ont plus d'attraits que le beau temps!
Heureux quand le tonnerre gronde,
Je brave et j'aime le danger!