SCENE XI
GIL PEREZ, INÉSILLE.
inÉsiLLE, étendant la main vers luiet grossitsanx sa voix.
Te'rae'raire ! ! ! Impie ! !... on vas-ta?
LU OOMllNO INOIR.
PBKBS, tremblant et l/tissant tomber son hou-
Îi oir.
on Dica ! qn'ai-je vu ?
Noir fantôme !... que inc veux-tu ?
ENSEMBLE
GiL PBRBZ , tombant à genoux.
Tous mes membres frémissent De surprise et d''cfrroi; Et mes genoux fléchissent, Mon Dieu , protegez-aioi !
inÉsiLLE, à /laii, ^aiment.
L sspoir en moi se glisse En voyant sonefl'roi; Il tremble!., ô Dieu propice, Ici protégez-moi !
IKBSILLE, s'approrhant de Perezquiest h genoux et ti'ose lefcr la tête.
Toil... G il Ferez!
GIL FEREZ, a part.
Il sait mon nom!
INÉSILLE.
Portier du couvent !
GlI. PEREZ.
C'est moi-même.
inésille.
Intendant, voleur et fripon.
GIL PBKEZ.
C'est moi !
l^ÉsiLLE.
Dépose h Tinstant même Ces saintes clefs que tu ne peux porter, Ou je lance sur toi réteriicl anatbèiue ! GIL PEREZ, lui piésentant le trousseau.
Les voici... que Satan n'aille pas m'emporler ;
ENSEJIBLE.
GIL PEREZ . se relevant peu n peu.
Tons mes membres frémissent De surprise et d effioi, Et mes genoux iléchissent j Mon Dieu, protéoez-moi!
INÉSILLE.
L'espoir en moi se glisse En voyant son effroi, 11 tremble... ô Dieu propice, Ici protegez-moi !
Inésille lui ordonnr- sur un premier signe de se iet-er; sur un second, de se diriger vers la chambre de Jncmihe ; sur un troisième, d'y entrer ; Ferez obéit en trenihlanl.
iNÉsiLtE, entendant du bruit à gauche.
Ah ! mon Dieu ! qui vient là ?
Elle se précipite '•'H'ement derrière la porte qui ouK're en dehors et dont le bu/iant la cache un instant aux yeux du spectateur.