‹ Recueil d'opérasChapitre 260 sur 1141 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les PRÉcÉDErrs , BEPPO, GIACOMO paraissant près des piliers du fond.

ZERLINE. '

Ah ! mon Dieu ! qu'ai-je vu !

MATHÉO, brusquement.

Qu'est-ce ? que demandez-vous ?

BEPPO

L'hospitalité pour cette nuit.

GIACOMO

Au nom de Notre-Damc-des-Rameaux !

MATHÉO.

On ne reçoit pas ainsi des mendians, des vaga- . bonds.

BEPPO

Nous sommes des pèlerins.

ZERLINE. '

Mon père , si c'était vrai !

MATHÉO.

Sous un pareil costume !

BEPPO

Nous sommes partis pour remplir un vœu.

MATHÉO.

Et lequel ?

GIACOHO.

Celui de faire fortune.

MATHÉO.

Ce n'est pas ici que vous la trouverez. LE MARQUIS , se levant et ouvrant sa bourse , où A prend uu peu de monnaie.

Peut-être! tenez... tenez, voici ce que je vous donne au nom de cette belle enfant.

BEPPO et GIACOMO.

Ah! monsieur le marquis!

M.\THÉO , étonné.

Ils vous connaissent?

LE MARQUIS

Oui , ce sont de pauvres diables que j'ai rencontrés ce matin , et à qui j'ai déjà fait l'aumône... Monsieur l'hôte , je veux bien payer leur souperet leur coucher.

MATHÉO.

Ce sera un écu par tète.

Par tête?., c'est peut-être plus qu'elles ne valent., n'importe!

MATHÉO , recevant l'argent.

Dès que monsieur le marquis s'y intéresse, il n'y a pas besoin d'autre recommandation.

ZERLINE

Mon père , on va les loger tout là-haut?

MATHÉO.

Pas dans la maison, surtout quand je vais passer la nuit dehors... Jean, vous leur donnerez un morceau, et puis vous les conduirez vous-même à la grange, ici à côté. (Aux autres gens de l'auberge.) Rentrez, et préparez le souper de milord. (A Zerline.) Toi, ma fille, lu vas me reconduire à quel-

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